Rentrée dans les EREA - Suppressions de postes et précarité

Une année à venir très difficile pour les élèves et les personnels
mercredi 19 octobre 2016
mis à jour mardi 17 janvier 2017

Une rentrée sous haute tension !

La note de service d’octobre 2015 de la DRH du ministère a entraîné la suppression en cette rentrée de 63 postes de professeur-e-s des écoles éducateurs/trices. Ils/elles ont été remplacé-e-s par des assistant-e-s d’éducation pour assurer les nuitées, mais aussi des soirées, des repas...

Pourtant, les PE éducateurs/trices s’étaient fortement mobilisé-e-s dans toute la France pendant plusieurs mois pour protester contre ces mesures et alerter sur les dangers largement prévisibles qu’elles allaient engendrer. Le ministère a refusé de les entendre et d’abroger cette note de service.

Des conditions d’accueil et de travail très dégradées

Dès la rentrée, les personnels ont pu constater et subir les effets de l’application de ces nouvelles mesures :

- démissions ou renoncements des personnels AED non formé-e-s, non titulaires, précaires

- augmentation des violences au sein des établissements

- personnels et élèves en souffrance

Le ministère laisse la situation se dégrader. Malgré les constats rapportés par l’ensemble des organisations syndicales sur les conditions d’accueil des élèves des EREA et les conditions de travail des personnels désastreuses, le ministère concède quelques problèmes à Limoges mais affirme qu’il n’a aucune remontée de difficultés particulières.
Il va cependant interroger les DSDEN pour avoir une vision précise de la situation.
Plus d’un mois après la rentrée, il était temps !

SUD éducation appelle tous les personnels d’EREA à consigner dans les RSST tous les incidents et à saisir leur CHSCT départemental en cas d’atteinte à la santé et à la sécurité des personnels et des élèves.

Nouvelle circulaire en préparation

Devant la très forte mobilisation des personnels, il a tout de même concédé la relance du groupe de travail abandonné fin 2014 pour proposer une réécriture de la circulaire actuellement en vigueur datant de 1995 qui définit les missions des EREA, et prévoit d’étudier à la suite les ORS des éducateurs/trices. Le premier de ces groupes de travail a eu lieu le 06 octobre 2016.

Le ministère souhaite réaffirmer les missions de ces établissements et en « redéfinir les objectifs et les finalités ».

Au vu des mesures mises en œuvre et des moyens alloués, nous nous interrogeons sur les véritables intentions du ministère quant à la préservation et le renforcement du rôle de ces établissements. Nous doutons que cette politique puisse garantir la pérennité de l’enseignement adapté, au moment même où les SEGPA sont attaquées et le CAPASH en cours de transformation.

Non au démantèlement des EREA et de l’enseignement adapté du second degré.

Oui à son renforcement avec des enseignant-e-s éducateurs/trices spécialisé-e-s formé-e-s et des moyens supplémentaires pour la réussite scolaire de tous les élèves scolarisé-e-s en EGPA.

SUD éducation revendique :

  • l’abandon de la suppression des postes de PE éducateurs/trices
  • le versement de l’ISAE ou de l’ISOE aux PE éducateurs/trices d’EREA sans perte indemnitaire
  • la présence auprès des élèves de personnels formés et qualifiés, ce qui suppose le retour de formations spécifiques qualifiantes et l’ouverture de postes spécialisés
  • un cadre réglementaire légal garantissant, comme ailleurs, le respect des droits statutaires de tou-te-s les enseignant-e-s exerçant en EREA, quelles que soient leurs missions effectives
  • le respect des projets des équipes des EREA quant à l’organisation et au fonctionnement de l’internat éducatif.

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