Communiqué de Sud étudiant - Le gouvernement recule : il est temps de passer au niveau supérieur !

dimanche 1er mars 2009

La semaine dernière a été un tournant pour la mobilisation universitaire
qui se poursuit sur plus de soixante universités. La première
coordination étudiante qui s’est tenue à Rennes a affirmé la forte
participation des étudiant-e-s à la lutte contre les réformes amorcées
par le gouvernement et réaffirmée son engagement pour l’abrogation de
la LRU, point central de la politique de casse organisée de
l’enseignement supérieur public. La coordination nationale des
universités, réunie quelques jours plus tard, s’est positionnée
fermement contre la même loi, plaçant ainsi le mouvement des personnels
dans une stratégie de contre-attaque globale contre l’ensemble du
projet du ministère.

Jeudi 26 février, des dizaines de milliers d’enseignants-chercheurs, de
chercheurs, de personnels techniques et administratifs, d’étudiant-e-s
ont manifesté dans toute la France, et ce malgré l’intervention du
premier ministre. De même, ce n’est pas en annonçant la ré-écriture
d’un simple décret que la mobilisation pliera. Les effets d’annonce
n’apaiseront pas la colère de la rue. Fillon aura beau jeu de tenter de
diviser les forces actuellement mobilisées, en accordant quelques
miettes aux enseignant-e-s, les revendications portées par la
mobilisation universitaire entendent dénoncer l’ensemble de la logique
actuelle du gouvernement en matière de politique éducative.

Bien au contraire, ces annonces au lendemain de l’opposition à la LRU
et à son cortège de décrets, tous plus dangereux les uns que les autres
pour l’enseignement et la recherche publique, ne peut que renforcer
notre détermination. Le gouvernement recule, de peur de perdre pied
devant la contestation étudiante, qui doit rejoindre dans les semaines à
venir les salarié-e-s du privé et du public. Refus de la précarité (des
étudiant-e-s comme des travailleur-ses) qui est est imposée par le
gouvernement et le patronat comme un mode de vie, opposition à la
déqualification des diplômes, et défense des services publics sont
aujourd’hui les points centraux du débat.

L’amplification de la mobilisation est aujourd’hui une nécessité, et
les journées d’action prévues dans les jours qui viennent sont
l’occasion de prouver aux ministres en charge de l’éducation que la
jeunesse ne cèdera plus rien au patronat et ses alliés au gouvernement.
Au-delà de la journée nationale d’action du 5 mars, l’ensemble de
l’Education nationale sera dans la rue le 10 mars, quelques jours avant
la journée de grève générale du 19 mars à l’appel de huit organisations
syndicales.

Aujourd’hui plus que jamais, seule la lutte paye !



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