Coordination des personnels d’universités : intensifier l’action !

mercredi 4 février 2009

Ce lundi, la coordination nationale des personnels d’universités a
réunie des délégués représentant plus de 75 établissements
d’enseignement supérieur. Il a notamment été décidé de deux journées
d’action pour jeudi prochain, ainsi que pour le 10 février. Dans le
même temps, alors que les universités sont entrées aujourd’hui dans un
grève reconductible, elle a appelée l’ensemble des établissements de
l’enseignement supérieur à s’engager dans une grève illimitée tant que
les deux principales revendications mises en avant par la coordination
ne seraient pas satisfaites (à savoir le retrait du projet de
mastérisation des concours de l’enseignement et le décret sur le statut
des enseignant-e-s chercheurs/euses).

Par ailleurs, les personnels ont fait savoir leur volonté d’effectuer
des jonctions avec les mobilisations des étudiant-e-s. De fait, nous
constatons aujourd’hui que plusieurs assemblées générales étudiantes
ont votées la grève et qu’il se pose la question de la tenue d’une
coordination nationale étudiante dans les jours à venir.

Il faut rappeler que les étudiant-e-s se mobilisent sur des questions
qui soulèvent des problématiques identiques à celles des personnels. La
déqualification des diplômes (soulevée par la mastérisation des concours
de l’enseignement) inclut aussi pour les étudiant-e-s les conséquences
du plan licence, des préconisations du rapport Jolion sur l’avenir des
masters et du projet de contrat doctoral unique. De même, c’est la
volonté de financer l’enseignement supérieur et la recherche sur des
« critères de performance » qui guide le décret sur le statut des
enseignant-e-s chercheurs/euses et qui implique la suppression de 900
postes cette année ! Au final, ces deux axes sont ceux qui ont été
imposés avec l’application de la loi LRU, et nous ne pourrons obtenir
satisfaction si nous ne portons pas un mot d’ordre clair d’abrogation
de cette loi.

Contrairement à la vision déformée qu’en donnent les médias, il
n’existe donc pas deux mobilisations dissociées dans les universités à
l’heure actuelle. Les étudiant-e-s et les personnels se trouvent
engagés dans une seule et même mobilisation, comme nous avons tenu à le
rappeler lors de notre brève intervention dans la coordination. Il
apparaît donc nécessaire que les assemblées générales étudiantes, et les
assemblées de personnels, se réunissent afin de construire la
mobilisation ensemble. Nous devons nous joindre massivement à l’appel de
coordination à faire de jeudi prochain (5 février) une journée de
manifestation et d’action sur tous les établissements d’enseignement
supérieur et de recherche.



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