Le 18 mars 2009 : Le « printemps des universités » ne fait que commencer !

mercredi 18 mars 2009

Mardi 17 mars, répondant aux appels renouvellés de passage à l’action énoncés par la coordination étudiante de Lyon et la coordination nationale universitaire de Dijon, plusieurs actions à travers l’hexagone. Plusieurs actions symboliques ont attiré l’attention. Ainsi, l’occupation de Sciences Po Paris par des étudiant-e-s de plusieurs universités franciliennes a permis d’attirer l’attention sur les conséquences de l’instauration d’un système universitaire à deux vitesses, et notamment sur la sélection sociale qui en résulterait.

Le même soir avait lieu à l’université Paris VII « la nuit de l’université », qui a rassemblé près de 3000 personnes venues de différentes universités parisiennes. Au terme de cette soirée, une manifestation nocturne s’est organisée, passant à proximité du quartier Latin avant de se diriger vers le Nord de la ville et le quartier de Montmartre. Cette manifestation a rassemblée plus d’un millier d’étudiant-e-s, et s’est déroulé dans une ambiance festive jusqu’à son arrivée dans le XVIIIème arrondissement, où la police a fait obstruction avant de charger brutalement les manifestant-e-s. Plusieurs personnes auraient été interpellées : nous exigeons leur libération immédiate et sans conditions.

A la veille de la journée de grève générale du 19 mars, ces actions sont une nouvelle fois la preuve que la mobilisation étudiante ne faiblit pas, et tend à s’amplifier en envisageant de nouvelles modalités d’actions, plus visibles et plus symboliques. Si ces actions s’inscrivent pleinement dans le cadre des revendications exprimées depuis le début de la mobilisation, à savoir l’abrogation de la loi LRU et des mesures qui découlent de l’application de cette loi, les mots d’ordre entendent aussi favoriser une convergence des secteurs en lutte afin de donner suite à la journée du 19 mars. Les revendications concernant la précarisation des conditions d’étude et de travail, et notamment le vote par la coordination nationale universitaire de la revalorisation de tous les bas salaires, sont ainsi des signes forts envoyés à l’ensemble des salarié-e-s.

Il appartient donc désormais aux assemblées générales des étudiant-e-s et des personnels de se prononcer sur les suites à donner à ces actions, afin de préparer la poursuite de la mobilisation. En refusant d’entendre les revendications des personnels et des étudiant-e-s, le gouvernement rend inéluctable une radicalisation générale du mouvement, qui se traduit légitimement par les actions de ces derniers jours. Ces actions ne sont que des préambules à l’ouverture du « printemps des universités et de la recherche » ce 19 mars, comme l’a formulé la VIè coordination nationale universistaire.



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