Seulement le 5 février, et ça sent déjà le printemps !

samedi 7 février 2009

La journée nationale de manifestation d’aujourd’hui a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes. Ce sont plus de 10.000 personnes qui étaient présentes à Paris, plus de 5000 à Rennes, Toulouse, et dans la plupart des grandes villes de province. Dans les cortèges, les slogans répondent en général aux mots d’ordres essentiels des revendications liées à la précarisation des conditions de vie et d’études, la déqualification des diplômes (abrogation de la LRU, refus de la mastérisation, des conséquences du plan licence, et du projet de contrat doctoral), et enfin aux questions budgétaires (contre la suppression des postes notamment).

Les personnels salarié-e-s ne sont donc pas les seul-e-s à lutter actuellement : les étudiant-e-s portent aussi des revendications légitimes et refusent un simple suivisme des enseignant-e-s. Nous luttons désormais ensemble, comme le prouvent les affluences des assemblées générales étudiantes du début de semaine (plusieurs milliers dans les grandes villes de province).

Dans le même temps, la ministre inaugurait la nouvelle université « autonome » de Strabourg. Ce matin, personnels et étudiant-e-s s’étaient donnés rendez-vous pour protester contre les réformes ministérielles. Ce rassemblement a immédiatement été chargé et gazé par les forces de l’ordre, réaction symptomatique des réponses ministérielles du moment... A Paris, les accès à la rue du ministère avaient été verrouillés par la police. Ceci intervient une semaine après les violences inacceptables perpétrées la semaine passée, à l’issue de la manifestation du jeudi 29 janvier.

Ces dispositifs policiers n’entameront pas notre détermination. Dès maintenant, les étudiant-e-s doivent se joindre toujours plus massivement à la lutte, pour préparer la manifestation du 10 et envisager les suites à donner à cette mobilisation.



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