Un mouvement qui confirme sa force... et la Sorbonne occupée !

vendredi 20 février 2009

Communiqué de Sud Etudiant.

Alors que nous entrons dans la troisième semaine de mobilisation dans les universités, et que les coordinations nationales ont exprimés leur rejet de la loi LRU, la journée d’action de ce jour a permis de confirmer la force de la mobilisation et ses mots d’ordres. Malgré le fait que plusieurs régions soient actuellement en vacances, les manifestations continuent de rassembler plusieurs dizaines de milliers de participant-e-s, et tendent même à se massifier en province.

Dans de nombreuses universités, nous assistons aussi à la volonté de mettre à contribution le temps libéré par la grève à profit pour expérimenter de nouvelles formes de luttes, tenir des conférences alternatives qui sont autant d’occasions de formuler des revendications, permettant aux étudiant-e-s et personnels de se retrouver enfin dans des espaces collectifs de débats. Dans le même temps, des actions plus percutantes sont menées. Dans certaines villes, les étudiant-e-s ont occupé la chambre de commerce. Ce soir, la Sorbonne est occupée par les étudiant-e-s. Ces actions sont autant de messages clairs à destination du gouvernement : la surdité de Sarkozy comme de Pécresse ne nous poussera pas à la résignation.

Face à cette surdité, les étudiant-e-s mobilisé-e-s proposent donc de nouvelles modalités d’actions. Pour autant, nous aspirons aussi à une mobilisation plus large des salarié-e-s aux côtés des étudiant-e-s. En effet, en spécialisant professionnellement nos licences, masters ou doctorats comme le fait le gouvernement actuellement, il entend nous transformer en chair à patrons et nous imposer la précarité comme mode de vie durable. De même, en s’attaquant aux budgets par des coupes de financements dans certaines universités ou par des suppressions de postes, le gouvernement mène dans l’enseignement supérieur la même politique de casse sociale que dans les autres services publics.

Cette mobilisation des universités s’inscrit donc dans un contexte plus large, qui touche l’ensemble des salarié-e-s du public et du privé. En refusant les logiques de la LRU, nous refusons de nous voir imposer la précarité comme mode de vie, et luttons contre la casse des services publics.

Les étudiant-e-s doivent donc poursuivre à se rassembler massivement dans les assemblées générales, et à prendre part activement à la grève en cours. Nous devons, collectivement, envisager les liens possibles entre étudiant-e-s et salarié-e-s. La mobilisation doit continuer à s’amplifier pour faire plier le gouvernement.



Sur le Web