1er décembre : Contre le chômage et la précarité

Convergeons !
mercredi 24 octobre 2012
mis à jour mardi 6 novembre 2012

Le Samedi 1er décembre, les associations et syndicats de chômeurs, AC !, APEIS, CGT, MNCP, appellent à une manifestation à Paris.
Divers réseaux, associations et syndicats appellent à converger ce jour-là contre le chômage et la précarité.
Dans l’Éducation nationale et plus largement dans la fonction publique, même si le gouvernement a changé, le nombre de précaires ne cesse d’augmenter.
La Fédération SUD éducation appelle à rejoindre les manifestations du 1er décembre.

Derrière les discours qui nous disent qu’il faut « refonder l’école », en ce qui concerne l’emploi les chiffres sont en effet sans équivoque :

Plus de 170 000 agents non-titulaires travaillent au sein de l’Éducation nationale, ce qui en fait, de loin, le premier employeur d’agents non titulaires.

- Plus de 70 000 agents contractuels et vacataires (enseignants/administratifs) qui enchainent au fil des années les contrats de travail au mépris du code du travail.
- Plus de 55 000 contrats aidés (CUI), embauchés pour 6 mois puis jetés sans avoir pu bénéficier de la moindre formation pourtant prévue par la loi.
- Plus de 50 000 Assistants d’Éducation travaillant à temps partiels.

Les conditions d’exercice et de rémunération de ces personnels, qu’ils/elles soient en remplacement ou dès la rentrée sur des postes vacants du fait de la pénurie de personnels titulaires, n’ont cessé de se dégrader.
Par ailleurs, les derniers projets ministériels ne se privent pas de créer de nouveaux précaires :

- 500 assistant-e-s de prévention et sécurité pour des contrats de moins d’un an dans les cadres d’emploi des assistants d’éducation ;
- 18 000 « emplois d’avenir professeurs » (6000 par an) en CUI-CAE d’un an renouvelable 3 fois ;
- Plus de 20 000 admissibles aux concours supplémentaires de 2013, qui devront faire un CDD d’un an à tiers temps pendant leur master 2.

Le statut de fonctionnaire titulaire doit être la norme de l’emploi dans la Fonction Publique (Article 3 de la loi N°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. Loi dite loi Le Pors.)

Toute cette précarité fragilise le service public, toute cette précarité engendre souffrance et pauvreté, toute cette précarité doit cesser !

MANIFESTONS CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ
Samedi 1er décembre 2012, 14h place Stalingrad

SUD Éducation revendique la titularisation de tous les personnels non-titulaires sans condition de concours ni de nationalité.
Arrêt du recrutement de travailleurs précaires !
À travail égal, salaire égal et statut égal !


Chômage, précarité - Tous concernés !

Appel de l’Union syndicale Solidaires

Le cap des trois millions de chômeurs-euses annoncé en septembre 2012 est en deçà de la réalité car ce chiffre ne comptabilise que les personnes inscrites à Pôle Emploi et n’ayant exercé aucune activité le mois précédent. Si on additionne toutes les personnes en sous-emploi (notamment les emplois à temps partiel subi par la majorité des femmes), les radié-es de Pôle Emploi, les dispensé-es de recherche d’emploi, les non inscrit-es par découragement ou ceux et celles au RSA, le chiffre réel est plus proche de huit millions.

Environ 40 % des inscrits-es à Pôle Emploi ne sont pas indemnisé-es. Les modes de calcul et la précarisation grandissante des emplois augmentent le nombre de personnes perdant leur droit à indemnisation et font grossir les rangs des allocataires des minima sociaux.

Le renforcement des effectifs de Pôle Emploi et les nouvelles mesures d’accompagnement ciblées sur les personnes en chômage longue durée (leur nombre a explosé avec une progression de plus de 9, 4 % depuis 2011), ne sont que des rustines face à l’ampleur de ce désastre social. La renégociation UNEDIC en 2013 va une fois de plus être l’enjeu d’une surenchère patronale pour diminuer les droits à indemnisation notamment avec leur cheval de bataille sur la dégressivité des allocations.

Le gouvernement Hollande, comme sur les autres dossiers sociaux, doit entendre les revendications des premiers concernés et ne pas céder au chantage du patronat.

La lutte pour défendre les droits des chômeurs et des chômeuses, et celle contre les licenciements dans le secteur privé, contre les suppressions d’emplois et la précarité ans le secteur public, sont deux versants d’un même combat, celui pour une autre redistribution des richesses que nos produisons et qu’une petite minorité confisque !

Nous exigeons :
- Une nouvelle réduction du temps de travail avec embauches correspondantes.
- L’ouverture aux droits à l’allocation chômage dès deux mois de travail et jusqu’à reprise d’un emploi stable et une offre de formations qualifiantes pour toutes et tous.
- Aucune allocation inférieure à 80 % du salaire antérieur et le plafonnement pour les hauts revenus et une allocation décente pour les chômeurs âgés proches de l’âge de la retraite.
- L’augmentation des cotisations patronales et une sur-cotisation pour tout recours à des contrats précaires et à temps partiel.
- La suppression de la condition de 5 années de travail dans les dix dernières années pour percevoir l’ASS.
- L’augmentation de tous les minima sociaux et la revalorisation de l’allocation exceptionnelle de fin d’année à 500 euros.
- L’arrêt des radiations-sanctions
- L’interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices.
- Un nouveau statut du salarié, financé par un fonds patronal mutualisé, pour la continuité de rémunération et l’obligation effective de reclassement.

Documents joints

Appel SUD éducation 1er décembre 2012
Appel SUD éducation 1er décembre 2012
Appel Solidaires 1er décembre 2012
Appel Solidaires 1er décembre 2012