8 mars 2015 : journée internationale des droits des femmes. Toutes et tous dans la rue

Communiqués de la Fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires
lundi 9 mars 2015
mis à jour mardi 10 mars 2015

Le 8 mars est la journée des luttes des femmes.

Emparons nous de ce moment pour faire valoir nos revendications !

A cette occasion, brisons le silence des inégalités entre hommes et femmes dans la fonction publique d’Éducation !

Égalité hommes/femmes dans l’Éducation ? On est loin du compte !

Communiqué de la Fédération SUD éducation

Dans l’Éducation nationale comme ailleurs, les inégalités sexistes sont légion : inégalités salariales, domination patriarcale à travers la hiérarchie, harcèlement, éducation à l’égalité en friche...

Inégalités salariales
Le mythe veut que la fonction publique soit le lieu même d’exercice de l’égalité homme-femme au travail. Qu’en est-il dans les faits ? Dans la fonction publique, les femmes sont payées 18% de moins que les hommes. Chez les enseignant-e-s, l’écart est de 13%, soit 4 000 euros de moins par an (bilan social du ministère de l’éducation, 2014)

Comment en est-on arrivé là ?
Parce que les enseignantes sont avant tout professeures des écoles (82% des effectifs) moins bien rémunérées que les professeurs du secondaire : les PE gagnent 5000 euros de moins par an que les certifiés. Chez les agentes (source MEN,2014), les inégalités se retrouvent aussi.
Parce que les femmes sont le plus souvent celles qui se sacrifient pour élever les enfants, dans une profession où le nombre d’enfants par femmes est parmi les plus élevés : elles font le « choix » plus que les hommes de demander des temps partiels.
Parce qu’en cas de congé maternité ou parental, la note administrative est gelée, pénalisant l’avancement des femmes.
Parce que les hommes profitent d’ avancements plus rapides.

Domination patriarcale
Toute hiérarchie est synonyme de mécanismes de domination. Au sein de l’EN comme de la société, cette domination est notamment patriarcale. En effet, les hommes sont surreprésentés dans les filières dites « prestigieuses » (seulement 35% de femmes enseignantes à l’université), dans les postes de direction (les trois quarts des recteurs et chefs d’établissements du secondaire sont des hommes)...tandis que les femmes composent l’essentiel des personnels précaires (contractuelles) et de catégorie C (agentes).
Les jurys de concours, les corps d’inspection, parce que largement masculins, contribuent à perpétuer des mécanismes de cooptation masculine.
Harcèlement sexiste et LGBTIphobe
Insultes, brimades, ostracisme, « plaisanteries » déplacées...les formes de harcèlement peuvent être multiples, touchent toutes les catégories de personnel, et peuvent être dictées par des logiques tant sexistes que LBGTIphobes.

Éducation à l’égalité en friche
Devant la pression des réactionnaires, le gouvernement a reculé et abandonné les ABCD de l’égalité.
Le plan d’action annoncé à la place est purement et simplement indigent dans ses pistes pédagogiques, laisse de côté les stéréotypes de genre et prône un essentialisme qui ne dit pas son nom, sous couvert « d’égalité dans la différence », à l’instar des réactionnaires.

Abandon de la prévention
Les heures d’éducation à la sexualité à destination des élèves ne sont pas effectuées alors même qu’elles sont prévues dans les textes officiels.
La campagne d’information dans les établissements sur la ligne Azur (ligne d’écoute anonyme pour les personnes confrontées à des discriminations liées à leur orientation sexuelle) est perpétuellement repoussée, laissant seul-e-s face à l’homophobie les jeunes Lesbiennes, Gays, Bi-e-s et Trans.

Nous ne fermerons pas les yeux sur de telles inégalités !
Le sexisme n’a sa place ni dans l’éducation nationale, ni ailleurs !
Tous et toutes les salarié-es dans la rue le dimanche 8 mars pour réclamer :
la fin de toutes les inégalités, de toutes les violences et toutes les discriminations.

PDF - 92.5 ko
Communiqué SUD éducation 8 mars

*****

8 mars 2015 : journée internationale des droits des femmes

Un dimanche que Macron n’aura pas !

Communiqué de l’Union syndicale Solidaires

Les luttes des femmes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Touchées par les inégalités de salaire et de retraite, par le temps partiel subi, la précarité, elles restent majoritairement en charge des tâches domestiques et familiales. L’égalité est un combat de longue haleine !

Depuis plusieurs années, des attaques fortes contre les droits sociaux frappent durement tous les salarié-es mais plus encore les femmes : malgré les lois d’égalité professionnelle, et malgré les lunettes « genre » que le gouvernement actuel était sensé mettre sur toutes ses lois... Pour preuve, la loi Macron qui prévoit entre autre, l’extension du travail du dimanche et l’élargissement des horaires tardifs. Et qui concernera majoritairement les femmes...

Nos dimanches, nos soirées et nos nuits nous appartiennent !

56 % des salarié-es qui travaillent le dimanche sont des femmes (chiffres Dares, 2012). Majoritaires chez les employé-es de commerce, les jeunes femmes des quartiers populaires sont particulièrement concernées. Banaliser peu à peu le travail du dimanche en passant de 5 à 12 ouvertures par an, et jusqu’à 52 dimanches dans certaines Zones touristiques, instaurer un travail du soir entre 21h et minuit en lieu et place du travail de nuit, sont de véritables régressions sociales !

Beaucoup des salariées concernées par cette loi (commerce, hôtellerie, nettoyage) connaissent déjà la précarité, les temps partiels et les bas salaires. Comment penser qu’elles seront « libres » de choisir de travailler le dimanche ? La loi Macron pose le gain financier comme miroir aux alouettes, plutôt que d’imposer des augmentations de salaires dans des secteurs où les revalorisations salariales sont indispensables.

Travailler le dimanche et plus tard le soir met en jeu le temps libre, le temps pour soi (qui manque cruellement aux femmes !), la santé dont nombre d’études montre le lien entre les horaires atypiques et la recrudescence de maladies, la vie familiale, les relations sociales… Les femmes vivant seules avec des enfants représentent près d’un quart des ménages dans les ZUS (Insee 2009 et 2012), et sont celles les plus concernées par les emplois visés par cette loi. Étendre le travail du dimanche, c’est prendre le chemin d’une société plus injuste, où les femmes seront encore plus précarisées et plus en difficultés dans leurs vies professionnelles et personnelles.

C’est aussi prendre la voie vers plus de flexibilité et vers une société qui “tourne” 24h/24h - 7j/7j... Chacun entraînant l’autre dans un engrenage infernal, commerce, transport, garde d’enfant, etc... Et cela donnera, à plus ou moins court terme, l’occasion aux employeurs de mettre en cause les bonifications liées au travail du dimanche, considérant qu’il devient un jour « normal ».

L’Union syndicale Solidaires appelle tous et toutes les salarié-es à participer aux mobilisations du 8 mars pour réclamer :
* la fin de toutes les inégalités, de toutes les violences et toutes les discriminations.
* le retrait de la loi Macron !

PDF - 359.5 ko
Communiqué Solidaires 8 mars

Navigation