À Grenoble, une mairie EEVL-PG, austère comme les autres...

vendredi 11 novembre 2016

Alors que l’élection de Piolle et sa liste EEVL-PG-Associations, à la mairie de Grenoble en 2014, avait fait naître des illusions d’espoir de "démocratie municipale", la réalité politique a vite rattrapé tout le monde. En effet, la Ville de Grenoble, invoquant la baisse des dotations de l’État, a mis en place un « Plan de Sauvegarde des services publics » (sic) afin de faire 14 millions d’économies sur 2 ans. C’est ce que Piolle appelle « faire des choix clairs en lien avec le réel ».
C’est un véritable plan social qui ne dit pas son nom et un vaste programme de destruction du service public. Le social, la santé, l’éducation et la culture sont impactés : suppression d’emplois et non renouvellement des agents précaires à la Ville de Grenoble et au CCAS ; suppression de postes et baisse de budget à la santé scolaire ; baisse de 10% des dotations aux écoles ; baisse des subventions aux associations, notamment dans le secteur social ; fermeture d’établissements (3 bibliothèques de quartier, 3 des 6 Maisons des habitants, des antennes mairies) ; réduction des services aux personnes âgées ; réduction d’horaires des services publics de proximité́ et augmentation des tarifs.
Cette austérité est combattue sur le terrain par FO, CGT, Sud territoriaux et la CNT, notamment dans des actions de blocage du conseil municipal (ex : 19/06/16)...
Au final, ce que la mairie de Grenoble nous rappelle est que ce « coup d’état citoyen » (Le Monde, 9/04/2014) prônant à ces débuts la lutte contre « l’austérité imposée », se retrouve à cogérer la misère au titre du « réel » pour ne pas « être mis sous tutelle ». Il est bien là le « réel de l’impasse réformiste qui est certes une « alternative » aux partis sociaux-démocrates « classiques », mais n’ouvre aucune alternative politique à l’ordre néo-libéral et ni aux politiques d’austérité qui sont imposées de toute part, de la Grèce à Grenoble.

Sud éducation Isère