A Paris et dans le 92, grève contre la réforme Peillon des rythmes scolaires dès le 22 janvier...

La reconduction de la grève sera mise en discussion dans les AG de grévistes
vendredi 18 janvier 2013

Article de SUD éducation Paris

TOUS·TE·S EN GRÈVE le 22 janvier !

[Cette article est issu du journal n°245 de SUD ÉDUCATION Paris]

Malgré le vote négatif du Conseil supérieur de l’éducation nationale, le 8 janvier, et celui du Comité technique ministériel du 11/01, Vincent Peillon s’obstine à vouloir imposer son projet de réforme des rythmes scolaires et du temps de service des enseignants des écoles.

Malgré la mobilisation massive des personnels qui ont manifesté sous leurs fenêtres le 19 décembre, le recteur de l’académie et le maire de Paris veulent passer en force et appliquer le projet ministériel dès la rentrée 2013 dans la capitale.

Pour l’ensemble des syndicats parisiens comme pour tous les personnels qui se sont réunis en assemblées générales depuis deux mois, c’est inacceptable !

C’est pourquoi, conformément au vote de l’AG parisienne du 11 décembre, l’intersyndicale parisienne (SUD Éducation, SNUipp-FSU, Snudi-FO, Se-Unsa, CNT-Ste, CGT Éduc’action) appelle les collègues à se mettre en grève le 22 janvier et a déposé un préavis de grève pour toute la semaine. Elle s’adresse aux syndicats des personnels municipaux, ainsi qu’aux parents d’élèves, pour qu’ils s’engagent aussi dans l’action.

Parce qu’il faut absolument empêcher la mise en œuvre d’un projet qui, contrairement aux objectifs mensongèrement affichés, va à l’encontre des intérêts des élèves : une semaine scolaire plus lourde, sans coupure le mercredi, avec des journées de présence à l’école aussi longues, des programmes aussi inadaptés, des activités péri-scolaires aussi insuffisantes mais sur des temps plus longs…

Parce que les personnels concernés (instits-profs d’école, profs de la Ville, animateurs, ATSEM et ATE) s’opposent résolument à la dégradation programmée de leurs conditions de travail et à la remise en cause de leurs statuts : pour les enseignants du premier degré, ce qui se profile, même si un certain flou est encore maintenu par le ministère et le rectorat, c’est un alourdissement du temps de travail hebdomadaire ( la mairie a pour projet d’augmenter la pause méridienne au-delà de 14 h pour que la classe ne finisse pas avant 16h30 + classe le mercredi de 8 h 30 à 11 h 30 + 1 h par semaine d’ « activités pédagogiques complémentaires » avec les élèves + 72 h annualisées d’animations pédagogiques et réunions diverses équivalant à 24 demi-journées supplémentaires à placer le mercredi après-midi ou le samedi matin par exemple !) ; pour les PVP, c’est la disparition pure et simple de leurs interventions sur le temps scolaire et, à terme, leur effacement qui s’annonce ; pour les animateurs et les agents, c’est un bouleversement complet des horaires et des conditions de travail…

Parce que nous ne pouvons accepter que l’école publique, ses missions et ses personnels, soient soumis à un « projet éducatif local » qui les placent de plus en plus sous le contrôle des collectivités locales : à Paris, la mairie annonce un « grand débat » dans les prochaines semaines en vue de l’établissement de son projet pour application dès la rentrée 2013 (d’autres grandes villes, moins pressées ou plus réalistes, ont décidé de renvoyer à 2014 !) ; le rectorat ne pourra plus qu’appliquer, en modifiant en conséquence le règlement intérieur type départemental des écoles et en demandant à celles-ci de le mettre en œuvre…

Parce que nous sommes conscients que la question des rythmes scolaires n’est qu’une annexe du projet de loi d’orientation et de programmation sur l’éducation qui sera présenté le 23 janvier et dont le contenu (orientation des élèves, soumission au patronat, etc.) est inadmissible et dangereux… Parce que nous voulons que soient satisfaites les revendications pour améliorer réellement le service public d’éducation et que soient immédiatement abrogées les mesures Darcos-Chatel…

SUD Éducation appelle à la mobilisation de tous et toutes :

en participant aux Assemblées Générales locales et parisiennes (en particulier l’AG de grève du 22 janvier), en se mettant en GRÈVE dès le MARDI 22 JANVIER et en étant nombreux aux MANIFESTATIONS prévues les 22 et 23 JANVIER après-midi, en décidant de poursuivre l’action et la grève, pour gagner !


Appel de l’Assemblée Générale des personnels enseignants grévistes du 92 avec le soutien des syndicats CGT Educ’Action, SUD Education

Contre la réforme des rythmes scolaires pour une école émancipatrice GREVE LE 22 JANVIER

Nous, enseignants grévistes, réunis à cinquante-cinq en assemblée générale le jeudi 17 janvier, non syndiqués, syndiqués à la CGT, à SUD, au snudi-FO, au snuipp-FSU nous condamnons toujours le décret réformant les rythmes scolaires, pris sans aucune consultation ni concertation des enseignants, professionnels de terrain.

Le mouvement s’amplifie dans les Hauts-de-Seine, au moins 150 collègues de 8 communes différentes étaient en grève aujourd’hui. Nos revendications n’ont pas changé, pas plus que notre avis sur le décret. Supprimer une demi-heure de classe tous les jours ne favorise pas les apprentissages pas plus qu’ajouter une demi-journée le mercredi ou le samedi matin (au choix des mairies !!!).

Cette réforme ne vise en aucun cas à une amélioration.

- Elle allonge le temps et détériore les conditions de travail des enfants comme des enseignants.

- C’est un instrument de division des personnels !

- Elle désengage l’Etat à la charge des communes, ce qui aggrave les inégalités.

- Elle a pour but de nous obliger à appliquer sans discuter la logique du socle commun.

- Enfin, elle s’attaque au statut de la fonction publique. Nous refusons de travailler plus pour gagner moins, nous voulons lutter plus pour gagner plus.

Le décret découle du projet de loi d’orientation et de programmation de l’Ecole, récemment annoncé par le ministre, Il confirme et renforce l’école du socle et multiplie les mesures visant à territorialiser l’école, à briser le cadre national.

Pour améliorer les conditions d’apprentissage et de travail, nous exigeons aussi :

- le retrait du projet de loi d’orientation et de programmation ;

- des embauches massives (classe, RASED, remplaçants) ;

- une école populaire et émancipatrice (sans socle commun ni programmes de 2008).

C’est pourquoi nous appelons à une nouvelle journée de grève (avec possibilité de reconduction à décider en assemblée générale) pour amplifier la mobilisation :

le mardi 22 janvier 2013

Nous avons choisi cette date, car elle correspond à la grève de nos collègues de Paris contre le décret réformant la semaine scolaire (avec le soutien des syndicats CGT, SUD, CNT, UNSA, snudi-FO, snuipp-FSU). Nous appelons aussi les grévistes à participer massivement à l’assemblée générale parisienne qui aura lieu à 9 h 30 à la bourse du travail de Paris, rue du Château d’eau, pour coordonner le mouvement. A l’issue, nous nous réunirons pour décider de la suite du mouvement.

L’assemblée générale appelle enfin à une grève nationale reconductible pour obtenir le retrait du décret, le 1er février, à discuter dans l’AG commune du 22.

l’Assemblée Générale des personnels enseignants grévistes avec le soutien des syndicats CGT Educ’Action, SUD Education

Navigation

Mots-clés de l'article

Articles de la rubrique

Sur le Web