Agir

Quelques pistes pour débuter

Il n’est pas toujours évident de savoir par où et par quoi commencer quand on veut agir sur ses conditions de travail. L’administration vous donnera vite du “tout va très bien madame la Marquise”… Mais il y a souvent, si ce n’est toujours, quelques petites choses à faire en préalable qui faciliteront l’intervention des personnels par la suite.

Premières démarches

- Il faut d’abord s’assurer que les registres santé et sécurité au travail (SST) et de danger grave et imminent sont disponibles dans votre école, établissement ou service (voir la rubrique dédiée à ces registres). S’il n’y en a pas, il ne faut surtout pas hésiter à solliciter le syndicat départemental ou académique SUD éducation pour qu’il écrive un courrier circonstancié au supérieur hiérarchique concerné : IEN, Chef d’établissement ou de service, Recteur, Dasen, Président d’Université…

- Vous pouvez toutefois, avec ou sans registre SST, en profiter pour faire votre demande de visite médicale de prévention quinquennale obligatoire (dont on ne vous a jamais parlé bien entendu). Pour cela, vous pouvez utiliser le courrier-type reproduit dans le chapitre précédent de cette brochure. Mais c’est aussi bien si vous en discutez avec quelques collègues pour les convaincre de faire la même démarche que vous, au même moment…

- Vous pouvez aussi vérifier que les noms et coordonnées des représentant-es en CHSCT (académiques, départementaux, d’université ou de service), et, le cas échéant dans les EPLE, de la CHS, sont affichés dans les principaux lieux de votre école ou établissement : salle de repos, notamment. Si ce n’est pas le cas, pareil, sollicitez le syndicat SUD éducation pour qu’il interpelle votre chef sur cette absence qui est une infraction caractérisée au code du travail.

- En parallèle à tout cela, nous ne pouvons que vous inciter à prendre contact avec le syndicat ou la section SUD éducation la plus proche pour organiser une heure d’information syndicale dans le 2nd degré et le supérieur ou une réunion d’information syndicale dans le 1er degré, spécifiquement consacrée aux conditions de travail. Là encore, c’est le syndicat (ou la section) qui prendra directement contact avec votre chef.

Des équipes syndicales de terrain

L’outil syndical solidaire, unitaire et démocratique que nous avons construit peut être un appui pour défendre et améliorer nos conditions de travail. Plus nous serons de syndiqué-es plus nous agirons avec force.

Dans nos syndicats, ce sont les assemblées générales d’adhérent-es qui décident de l’orientation et de l’action du syndicat. Les collègues qui, pour une durée limitée, ont des heures de décharge syndicale, conservent toujours au moins un service à mi-temps. Pas de bureaucratie à Sud : vos élu-es et vos représentant-es partagent votre quotidien professionnel. Nous défendons l’auto-organisation des luttes, et mettons nos moyens au service de l’action directe des premier-e-s concerné-e-s : les salarié-es.

Nous refusons de cautionner les régressions en négociant à la marge sur nos conditions de travail ou sur le service public d’éducation. Indépendant-es face à l’administration, intransigeant-es face à l’arbitraire, nos élu-es académiques et départementaux, nos représentant-es en CHSCT défendent sans concessions les intérêts des personnels.

Se syndiquer, c’est aussi rompre l’isolement, retisser les liens collectifs nécessaires pour résister à l’individualisation du travail. Parce qu’une injustice faite à l’un-e, reste, toujours, une injustice faite à toutes et tous.