Bilan de la 3ème rencontre du réseau syndical international de solidarité et de luttes.

jeudi 8 mars 2018

Du 25 au 28 janvier, près de 300 syndicalistes représentant une cinquantaine d’organisations de différents continents se sont retrouvé-es près de Madrid.

Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes y tenait sa troisième rencontre plénière, après Saint-Denis en 2013 et Campinas en 2015. L’appel du Réseau a été actualisé ; une journée de travail était consacrée aux femmes : violences sexistes, machisme dans le mouvement syndical, 8 mars, avortement, économie féministe, précarité et inégalités, etc. Ont également été abordées les discriminations envers les LGBT. Nous avons aussi poursuivi les réflexions sur différents thèmes transversaux : autogestion et contrôle ouvrier, migrations, répression envers les mouvements sociaux et colonialisme. Diverses motions de soutiens à des luttes syndicales et populaires ont été adoptées (Kurdistan, Turquie, Iran, Sahara, Catalogne, Syrie, Soudan, Mexique...).

Ces troisièmes rencontres ont permis de passer un cap dans le travail par secteurs professionnels [...] Notre Réseau international sera utile si nous le faisons vivre, et notamment dans chacun de nos secteurs professionnels ; c’est la même logique qu’au plan local ou national, nous voulons un syndicalisme qui repose sur les collectifs de base !
La délégation de l’Union syndicale Solidaires était constituée d’une trentaine de camarades, issu-es de fédérations et syndicats nationaux divers [1] ; le Secrétariat national et la commission Femmes étant aussi représentés en tant que tels. L’implication dans les échanges et le travail de ces quatre jours permettent d’envisager la suite avec optimisme. Reste à concrétiser les engagements pris dans chaque secteur.[...]
Au plan interprofessionnel, le Réseau a décidé de convergences internationales à plusieurs dates : 8 mars, 24 avril (date de l’incendie du « Rana plaza » au Bengladesh en 2013), 1er mai, 15 mai en solidarité avec le peuple palestinien... Le soutien à la campagne BDS [2] est réaffirmé ; de même pour la participation à la journée de solidarité avec les migrant-es. Deux campagnes sont mises en avant : contre les multinationales d’une part, pour la réappropriation des services publics par celles ou ceux qui y travaillent et celles ou ceux qui les utilisent d’autre part. Nous organiserons aussi une action syndicale internationale dirigée contre le rassemblement des dirigeant-es capitalistes qui se tient chaque année à Davos.
À l’issue de cette rencontre, un Appel international du Réseau a été produit. On peut y lire : « Nous décidons de renforcer, élargir, rendre plus efficace, un réseau du syndicalisme offensif, de luttes, démocratique, autonome, indépendant des patrons et gouvernements, écologiste, internationaliste, construisant le changement par les luttes collectives, combattant contre toutes formes d’oppression (machisme, racisme, homophobie, xénophobie) ».
Alors actions !

Fédération Sud éducation


[1Sud éducation, Sud-Rail, Sud Industrie, Sud PTT, Sud Santé sociaux, Sud Commerces et services, Solidaires Finances publiques, Sud Culture Solidaires

[2Boycott désinvestissement sanctions