Bilan de la mastérisation

vendredi 16 mars 2012

La Cour des Comptes dresse dans son rapport 2012 un bilan de la mastérisation. Elle n’en rejette ni le principe ni les objectifs (ce n’est ni son rôle ni son orientation), mais les éléments fournis confortent la condamnation de cette réforme par Sud éducation.

La formation professionnelle des enseignants est lacunaire : « Plus de 70% des enseignants recrutés […] n’avaient aucune expérience de l’enseignement », difficile : « Avec un temps de travail supérieur à celui des autres enseignants, leur emploi du temps fortement contraint handicapait leur capacité à préparer leurs cours. », dangereuse : le remplacement par des étudiants est « un risque supplémentaire d’inadéquation avec les besoins des élèves ».

Pire, l’avenir est hypothéqué : « Le vivier de candidats s’est réduit de plus de 50 000 inscrits, soit […] un tiers sur une seule année ».

Pourtant, l’économie est minime (370 millions d’euros , et « les étudiants recalés auront été […] coûteusement formés à un métier qu’[…] ils n’exerceront pas »).

Sud éducation Puy-de-Dôme

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