Brèves générales

jeudi 31 mai 2012

Contre la suppression des RASED : ne lâchons rien !

Dans son courrier du 26 janvier 2012 , l’Inspecteur d’Académie de l’Indre-et-Loire justifie la réduction des postes réseaux par les arguments suivants : « Je réduirai le nombre de postes (…), le travail des réseaux évolue et est utilement complété par d’autres dispositifs comme les stages de remise à niveau (…), l’aide personnalisée (…) et une meilleure formation des équipes enseignantes ». Nous avons préparé une pétition, dont les signataires s’engagent à refuser de continuer l’aide personnalisée et de faire les stages de remise à niveau pendant les vacances.

Nous avons proposé, par deux fois, aux autres organisations syndicales du 37 de se joindre à cette action. À ce jour, nous n’avons eu aucune réponse ! Faut-il comprendre que pour ces syndicats la lutte est inutile et la perte des postes RASED acceptée ? L’association des Maîtres E d’Indre-et-Loire a, quant à elle, répondu à notre demande : « Notre association professionnelle ne peut pas appeler les enseignants à désobéir en refusant l’aide personnalisée et la participation aux stages. Il s’agit d’un positionnement individuel, en toute liberté de conscience ». Leur seule proposition est d’inviter les parents à se mobiliser autour de la pétition.

Pour Sud éducation 37, il est encore temps de se mobiliser. La suppression des RASED demande un engagement de tous les enseignants et impose une réaction solidaire et collective.

Sud éducation Indre-et-Loire

Stagiaires sous pression

Dans certaines circonscriptions du 92, les Professeurs des Écoles stagiaires prolongés (ceux qui n’ont pas été titularisés la première année) ont eu la joie d’apprendre le 14 mars qu’ils avaient droit jusqu’à 9 visites du conseiller pédagogique de circonscription, au lieu des 5 initialement prévues, à faire avant le mois de mai, soit avant le 13 avril (vacances) donc au mieux 1 visite par semaine (pour ceux qui avaient déjà fait les 5). Tout cela avant l’inspection qui aura lieu en mai.

Précisons que les points positifs sont souvent mentionnés à l’oral lors de l’entretien qui suit la visite et ne figurent souvent pas dans les rapports écrits...

On peut s’interroger sur la pertinence de cette cadence (infernale) qui laisse une semaine au stagiaire pour faire évoluer sa pédagogie, de surcroît au vu de ce qui a été dit et non écrit puisque le rapport n’arrive pas avant la visite suivante.

La formation actuelle a au moins ce mérite, elle forme très bien les futurs enseignants à résister à la pression hiérarchique... pour ceux qui ne démissionnent pas avant !

Tenon bon !

Depuis le mois de septembre, l’association d’intégristes catholiques SOS tout-petits organise une fois par mois, des réunions « prières » devant l’hôpital Tenon (Paris XX) pour protester contre le droit à l’avortement et la réouverture de son centre d’IVG au mois d’avril 2011, après deux années de fermeture pour des raisons économiques et budgétaires [1]. Ce centre est pour eux un symbole car c’est le premier centre IVG saccagé par leurs commandos, dans les années 80.

SOS tout-petits veut faire pression sur le personnel hospitalier et les femmes qui souhaitent avorter, bénéficiant au passage de la complaisance des pouvoirs publics. Ces « prières » sont autorisées par la préfecture et protégées par les forces de l’ordre (7 cars de gendarmerie pour protéger une petite dizaine de personnes !)

Face à ces provocations, le collectif de soutien au centre d’IVG est présent pour leur barrer l’accès à l’entrée de l’hôpital en organisant des rassemblements et des manifestations. Cependant, en mars, la préfecture a interdit tout rassemblement devant l’hôpital, reléguant le collectif devant la morgue, afin d’éviter toute confrontation.

Ne les laissons pas imposer leurs diktats rétrogrades car avorter est un droit et c’est aux femmes d’en décider !

Pour s’informer des prochaines manifestations et soutenir le Collectif unitaire 20e pour la réouverture du centre IVG de Tenon : http://collectifivgtenon.wordpress.com

Victoire sur la précarité…

En février dernier, le Conseil des Prud’hommes de Thouars a donné raison à 19 ex-EVS ayant déposé des recours contre leur ancien employeur. Dans cette procédure ils étaient accompagnés par Sud éducation et le Snuipp-Fsu.

Leurs contrats, signés par le Lycée Genevoix (Bressuire), ont été requalifiés en CDI pour défaut de formation et absence de plan et bilan des actions de formation. Les juges ont tiré les conséquences indemnitaires de la requalification des contrats, pour des montants allant de 10 000 à 14 000 euros pour chacun-e.

L’État, via le lycée employeur, devra donc verser 255 416 euros pour l’ensemble de ces jugements, d’autant plus rapidement que le lycée n’a pas fait appel. La victoire des EVS est donc complète et définitive. Elle n’a été possible que grâce à la mobilisation des militant-es syndicaux, en particulier celles et ceux de Sud éducation 79, bien déterminés à faire respecter les droits de tous les personnels, y compris et surtout les plus précaires. Nous rassemblons des dossiers d’ex-EVS pour de nouveaux recours au Conseil des Prud’hommes.

Sud éducation 35 soutient l’Union départementale des DDEN

L’enseignement privé confessionnel est par nature ségrégationniste : il n’existe que pour faire en sorte que tous les enfants de notre pays ne soient pas sur les mêmes bancs d’école. L’école publique, laïque, a été instituée pour que les enfants scolarisés, et en particulier ceux des classes travailleuses et exploitées, aient tous le droit à une éducation complète ce qui n’était pas le cas à l’époque de « l’école d’antan », hors conditionnement religieux ou idéologique.

Sud éducation 35 soutient l’Union départementale des DDEN d’Ille-et-Vilaine dans son refus d’accueillir une école privée dans son musée de l’école publique.

Sud éducation 35 estime que la paix scolaire est une mystification, tant ont été nombreuses les offensives de l’enseignement privé, en particulier confessionnel, soutenu par les députés les plus à droite. Ces deux dernières années, ces députés ont fait voter un détournement de crédits prévus au budget de l’Éducation nationale au profit de l’enseignement privé !

Les lois de détournement et de dénaturation de la laïcité (lois Falloux, Marie-Barangé, Debré, Guermeur, Rocard pour l’enseignement agricole, les accords Lang-Cloupet, et la dernière en date, la loi Carles…) sont toujours en vigueur.

L’Union des Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale d’Ille et Vilaine qui gère bénévolement et de façon militante son musée de l’école publique a totalement raison de refuser que dans le cadre scolaire des élèves de l’enseignement privé bénéficient de ce lieu.

Espagne : exigeons la libération immédiate de Laura Gómez

L’Union syndicale Solidaires proteste vivement contre l’incarcération de la camarade Laura Gómez, de la Confédération Générale du Travail (CGT) de l’État espagnol.

En effet, le seul tort de la compañera Laura a été de participer à Barcelone à la grève générale du 29 mars dernier, comme des centaines de milliers de travailleurs et travailleuses dans tout le pays.

Les prétextes à son arrestation et à son maintien en détention sont les « graves délits » de « désordre public » et « d’incendie volontaire », entre autres. En réalité, Laura Gómez participait devant la porte de la Bourse de Barcelone à un sketch, à la fin duquel étaient brûlés symboliquement quelques vieux papiers dans des caisses. Voilà pour l’incendie et les désordres !

Si Laura est poursuivie et emprisonnée, c’est bien parce qu’elle est une militante sociale, une syndicaliste en lutte contre le système capitaliste.

Devant la résistance populaire face à la violente injustice sociale qui règne dans le pays, face au retour des conditions d’exploitation du XIXe siècle, les gouvernements autonomes et le gouvernement central sont tentés par les vieux démons de la répression et de l’autoritarisme.

Contre l’État policier en train de se reconstituer outre-Pyrénées, liberté immédiate pour Laura !


[1] Entre 2001 et 2010, 150 centres d’IVG ont été fermés