Brèves générales

dimanche 8 septembre 2013

Non au licenciement de Farid Zemouri, délégué syndical Solidaires !

Salarié dans une entreprise de transports du groupe Veolia dans l’Essonne, Farid Zemouri a rejoint Solidaires depuis plus de 5 ans : délégué syndical après les élections professionnelles dans cette entreprise, avec son équipe, il s’est battu, malgré les obstacles posés par la boîte, pour remplir le mandat que lui avaient confié ses collègues. Parallèlement à ce travail syndical, Farid a dû se battre pour éviter son licenciement : Accidenté au travail, déclaré inapte à son poste par la médecine du travail, il a obtenu une reconnaissance de travailleur handicapé. Reclassé, dans un premier temps, à des tâches administratives, il a été retiré de ce poste administratif par un nouveau directeur et assigné à la « salle chauffeurs », sans travail, pendant un an. Ensuite, Veolia a tenté 3 fois de lancer une procédure de licenciement à son encontre, trois fois retoquée par l’inspection du travail. Le patron fait donc maintenant un recours au ministère pour passer outre aux décisions de l’inspection du travail… et risque d’obtenir gain de cause !

Restons mobilisé-es et signons la pétition : "non au licenciement de Farid Zemouri"

Sud éducation Créteil


Répression syndicale contre Sud PTT

Suite à une brève diffusée dans le Sudversif, mensuel satirique, s’indignant des sanctions disciplinaires infligées par JJ. Tibi (Directeur régional Courrier Touraine Berry) à l’encontre d’un militant syndical, le secrétaire départ emental de Sud PTT 36/37 a été mis en examen pour avoir proféré les injures, « gugus, bouffon et herr Tibi », à l’encontre de JJ. Tibi. Cette mise en examen met en danger l’expression syndicale et porte atteinte à la liberté de la presse en général ! À l’initiative de Solidaires, un collectif s’est créé, mais, sans le soutien des autres O.S. Le 1er juillet 2013, 20 sudistes ont manifesté devant la permanence du député PS de Tours. J.P Gille est descendu et s’est engagé à intervenir auprès du directeur régional. Le procès se dé roulera à la rentrée. Pour l’avocat de Sud PTT le dossier est vide.

Sud éducation Indre-et-Loire


Agentes des collèges et lycées, victimes de harcèlement sexuel : dommage collatéral de la décentralisation ?

Dans le cadre de la campagne « Et voilà le travail ! », Sud éducation Créteil a vu remonter à la surface plusieurs cas de harcèlement sexuel. Remonter, car on a vraiment l’impression que les quelques cas lourds de collègues que nous avons accompagnées (vous comprenez qu’ici le féminin s’impose) n’étaient que la partie émergée d’un très gros iceberg, avec souvent des ambiances diffuses et, parfois, difficiles à cerner, de « blagues », discriminations, regards, etc..., toutes choses qui ont beaucoup de mal à s’exprimer pour pouvoir être combattues. Le titre évoque un dommage collatéral de la décentralisation, car l’impunité des harceleurs est rendue plus facile par le fait que très souvent ils dépendent de l’Éducation nationale, alors que les agentes ont les départements et régions comme patrons. Dans ce flou, ce sont parfois de véritables féodalités qui se sont installées, des zones de non-droit où les victimes ne savent plus trop de quel côté se tourner, d’autant plus qu’elles sont souvent en situation de précarité. C’est là que le rôle du syndicat est essentiel pour dénoncer les harceleurs, soutenir et accompagner les victimes.

Que faire ?

Pour les cas individuels, demander immédiatement une mesure de protection fonctionnelle au département ou la région ; il faut souvent insister lourdement pour l’obtenir. Accompagner les collègues, dans leurs démarches juridiques, dans la recherche de témoignages. Il est parfois difficile de briser la loi du silence. L’aide juridique peut être obtenue de la part de la collectivité territoriale concernée.

Parallèlement, faire les démarches et « harceler » l’éducation nationale pour qu’elle assume ses responsabilités vis-à-vis des harceleurs. Mener campagne, par voie de communiqués de presse, en étant, bien sûr, prudent-es sur l’anonymat (gare à la diffamation !) et en précisant que ces cas ne concernent pas tous les collèges et lycées, loin de là. La presse a été, à chaque fois, réceptive à ces communiqués, de même que certains élus des collectivités. Mener campagne auprès des rectorats afin que des formations soient menées, dans le cadre des plans académiques de formation, en direction des chefs et des personnels. En résumé : nous ne pensions pas que la situation était aussi grave, mais la lourdeur des agressions subies par les collègues que nous avons accompagnées montre que le volet « Harcèlement sexuel » doit être intégré explicitement à notre campagne « Et voilà le travail ! ». A noter, enfin, que ce domaine demande beaucoup de prudence et que la publicité, sur ce sujet, doit être maniée avec discernement et précaution.

Sud éducation Créteil


Documents joints

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N°54 du journal des syndicats et de la fédération SUD éducation, septembre 2013