C’est quoi ce travail !

Avant propos de la brochure de la fédération SUD éducation "Et voilà le travail !"

Depuis sa fondation en 1998, la Fédération SUD éducation n’a eu de cesse de lutter pour l’amélioration des conditions de travail des personnels.

Il y a 15 ans maintenant, nous revendiquions déjà « une réelle médecine du travail et des comités d’hygiène et de sécurité pour tous les lieux professionnels ainsi que pour les usagers », des moyens humains et matériels bien sûr, mais aussi « un entretien réel et une réhabilitation architecturale qui rendent les établissements attractifs, accueillants, fonctionnels… respectables ! ». Nous condamnions déjà le modèle hiérarchique pyramidal et infantilisant de l’éducation nationale, l’autoritarisme des “Chefs” d’établissement et de service et le renforcement de leur pouvoir. Tout cela, nous pouvons encore l’écrire aujourd’hui.

Et comme il y a 15 ans, nous continuons d’articuler ce combat quotidien à celui d’une autre école dans une autre société. Aux échelons hiérarchiques supplémentaires, aux notations arbitraires et à l’évaluationnite aiguë qui a gangrené le système éducatif, nous avons toujours opposé la perspective de pratiques collectives et autogestionnaires dans les écoles et les établissements.

Plusieurs années d’affilée, le service public d’éducation a été savamment démantelé et nos conditions de travail se sont considérablement dégradées. Alors que de nouvelles réorganisations s’annoncent sur lesquelles les personnels ne sont toujours pas consulté-es, que la « refondation  » s’inscrit dans le prolongement des contre-réformes précédentes, que le statut est remis en cause, il nous a semblé urgent de mettre à la disposition de toutes et tous de quoi résister chaque jour sur nos lieux de travail. Sans être exhaustive, cette petite brochure apportera l’éclairage nécessaire sur ce qui existe en termes de “Santé et sécurité au travail” selon la terminologie consacrée. Mais elle proposera aussi des éléments de réflexion sur l’usage possible des outils existants.

Gardons cependant toujours à l’esprit que ce qui reste décisif est notre capacité de révolte et d’action collective.