Ça suffit !

Prenons nos affaires en mains !
jeudi 9 février 2012
mis à jour vendredi 16 mars 2012

Élections ou pas, pour l’emploi, contre les licenciements et les suppressions de postes, il y a urgence et c’est par les luttes sociales que nous gagnerons ! Soyons offensifs, nous avons toute légitimité à défendre nos revendications, à refuser les suppressions d’emplois. Nous ne sommes responsables ni de la crise qu’ils ont provoquée, ni de la dette qu’ils ont créée !

Plus de 5 millions de chômeurs et chômeuses, plus de 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Les « plans sociaux » s’accumulent, les suppressions d’emplois publics se multiplient, le chômage partiel, le temps partiel imposé, les emplois précaires sont présentés comme les seules solutions, et les discours politiques se succèdent, laissant patrons et banquiers poursuivre la destruction des emplois et de nos vies.

Des dizaines de milliers d’emplois publics ont été supprimés ces dernières années ; c’est le droit de toutes et tous à la santé, à l’éducation, à la sécurité, au transport, etc, qui sont ainsi attaqués.

Il faut une autre répartition des richesses que nous produisons : assez de la confiscation par une minorité de ce que produit l’immense majorité qu’on rejette vers la précarité, le chômage, l’exclusion, au gré des besoins patronaux !

Ensemble, nous réaffirmons le droit à l’emploi pour toutes et tous. Nous revendiquons la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires, sans perte de salaire. Travaillons moins pour travailler toutes et tous ! Additionnons nos forces, unissons nos luttes !

La saignée des postes se poursuit dans l’Éducation nationale, aggravant toujours plus les conditions de travail des personnels et les conditions d’étude des élèves. Encore plus de 10 000 suppressions de postes cette année, plus de 80 000 depuis 2007 ! En première ligne, les RASED et les lycées professionnels. Dans tous les cas, ce sont les élèves des classes populaires et les plus en difficulté qui trinquent en premier.

Lutter pour le droit à l’emploi dans l’Éducation nationale, c’est aussi exiger la titularisation de l’ensemble des précaires sans condition de concours ni de nationalité. C’est également lutter pour la baisse du temps de travail. Les 35 heures n’ont jamais été appliquées aux enseignant-es, et il est urgent de diminuer le temps de travail des personnels sans baisse de salaire ni flexibilité.