Cette Europe là n’est encore pas la bonne !

lundi 7 janvier 2008
mis à jour vendredi 7 mars 2008

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Le 20 décembre, oubliant à nouveau ses promesses, Sarkozy a choisi de faire ratifier par le congrès le traité Européen adopté à Lisbonne par les présidents de l’UE, traité rebaptisé, mais identique à ce qu’il était en 2005. Le 29 mai 2005, les Français avaient rejeté ce texte avec plus de 54% des suffrages, bientôt suivis des Néerlandais. À notre président qui aime à répéter que sa victoire par les urnes légitime ses réformes, il faut demander si la démocratie s’arrête aux votes qui lui conviennent et s’il est légitime d’ignorer ceux qui ne lui conviennent pas.

En 2005, la fédération des syndicats Sud éducation s’était clairement prononcée pour appeler à voter « non » au référendum et à mener une campagne d’information et demobilisation contre ce traité : ce qu’elle a fait.

Il lui apparaît donc normal de rappeler cette position au gouvernement mais aussi à une opposition qui ne fait guère mieux que ce premier. Car ce traité est la copie conforme, du point de vue juridique et dans ses perspectives néolibérales, de la premièremouture rejetée en 2005. Comme l’affirment eux-mêmes les défenseurs du Traité de Lisbonne, « la substance de la constitution est maintenue » (A.Merkel), « 90% de la constitution sont toujours là » (son homologue irlandais, Bertie Ahern) ou encore, il ne s’agit que de « changements cosmétiques  » (Vaclav Klaus, président tchèque). La concurrence libre et non faussée reste le principe premier de ce traité auquel sont soumises toutes les lois qu’il inscrit dans le droit européen. Ce qui offre des garanties certaines aux patrons et laisse s’installer la flexibilité et la précarité les plus étendues pour les travailleurs. Les services publics ne sont protégés de lamarchandisation par aucun nouvel article. Sur les droits fondamentaux, tout est dit dans ce paragraphe : « Des restrictions peuvent être apportées à l’exercice des droits fondamentaux, notamment dans le cadre d’une organisation commune du marché » !

Nous exigeons l’abandon pur et simple de ce texte.Nous appelons toutes et tous à se mobiliser pour dénoncer :
- le déni de démocratie que représente le passage en force de ce texte au Parlement français, le 20 décembre prochain ;
- le mépris des institutions technocratiques européennes qui ne cessent de répéter que nous sommes trop idiots pour comprendre les enjeux du traité.

Nous voulons une Europe sociale, nous refusons l’Europe du capitalisme triomphant !

Fédération des syndicats Sud éducation


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