Comme d’hab... Une rentrée sous les meilleurs auspices dans les LP

dimanche 8 septembre 2013

Actualités :

Académie de Caen :

860 élèves ayant demandé le LP au premier tour restent sans solution. Avant vérification des listes et désistements, il ne reste que 60 places de libre. Que vont devenir les élèves non-affecté-es ? Comment peut-on fermer des sections alors que de nombreux élèves demandent à continuer leurs études en LP ?

Dans cette même académie, la DHG globale prévoyait une augmentation de 7 postes. En réalité 14 seront supprimés pour la rentrée 2013. La réduction des PLP entreprise sous Sarkozy continue...

Académie de Poitiers :

En Lycée, des classes à 36 élèves ! Comment lutter contre le décrochage ?

Académie de Montpellier :

Gel de sections en juin 2013, fermeture à la rentrée 2014 !

Académie de Créteil :

Il manque 2000 heures selon les référentiels des Bac Pro. Le décrochage est évalué à 20% par le rectorat qui utilise cette donnée pour réduire les moyens octroyés aux établissements à cette hauteur.

Une section de LP sera fermée pour permettre le maintien d’une classe de lycée technologique.

Académie de Lille :

Parcours mixés et volonté de mise en place de l’alternance de plus en plus affirmée, comme en Charente.

Dans toutes les autres académies :

Le nombre de personnels précaires et intervenants sans formation augmente sous toutes ses formes : contractuel-les, vacataires, stagiaires 15 heures, admissibles au concours enseignant 6 heures, étudiant-es en stage, emploi avenir professeur…

Une mission supplémentaire devrait s’ajouter à chaque PLP en poste, le tutorat de stagiaires, contractuel-les… Comment vont-ils faire si on oppose un refus massif ?

Injection de 10000 contrats aidés dans l’éducation nationale limités à 24 mois, et suppression de 2000 postes d’assistant-es d’éducation (ex surveillant-e) qui bénéficiaient déjà d’un contrat moins favorable que celui des MI-SE pour assurer leur poursuite d’études.

Certaines sections ne reçoivent aucune demande d’élèves : la disparition des missions du service d’orientation ne permet plus de les informer !

Tous ces exemples sont en contradiction avec certains des objectifs de la circulaire de rentrée qui prétend :

- "permettre à tous de réussir dans le second degré et de s’insérer dans la vie professionnelle dans les meilleurs conditions" ;

- "La mobilisation de toute la communauté éducative en lien avec les collectivités locales et les représentants du monde professionnel, devra permettre à terme, de proposer une solution à chaque jeune en situation de décrochage" ;

- "redonner aux élèves les plus en difficulté le goût de l’école et de mieux les accompagner dans la préparation de leur choix en matière d’orientation en leur proposant éventuellement un tutorat. Les enseignants devront être mieux associés au repérage des signes annonciateurs du décrochage, notamment l’absentéisme" ;

- "la possibilité de laisser aux parents le choix de la voie d’orientation en fin de 3ème sera expérimenté-e dans quelques académies à la rentrée 2013"

- "chaque académie devra engager une action forte pour faire mieux connaître et valoriser la voie professionnelle, en partenariat avec les conseils régionaux. Cette action pourrait notamment se traduire par l’identification, à terme, d’au moins un campus des métiers et des qualifications par académie, qui donnera lieu à un appel à projet spécifique. Symboles de la qualité des enseignements et des formations et de la compétitivité économique de la région, les campus des métiers regrouperont sur un lieu unique et autour de lui des acteurs divers, dans un partenariat renforcé de formation : les lycées professionnels ou polyvalents (qui peuvent être des lycées des métiers), des centres de formation d’apprentis, des établissements d’enseignement supérieur, des organismes de formation initiale et continue, des entreprises et des laboratoires de recherche."

- "Les travaux sur la carte des formations professionnelles, en anticipation des modifications introduites par le projet de loi sur la refondation de l’école de la République, devront donner lieu à un travail de concertation renforcée et permanente avec les Régions."

Rien ne change. Certains phénomènes s’accélèrent  : régionalisation de l’enseignement professionnel et mise en lien étroit avec l’économie régionale, diminution et précarisation des moyens… Tout ce que la fédération Sud éducation dénonce depuis des années est toujours d’actualité.

Sud éducation Calvados


Documents joints

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N°54 du journal des syndicats et de la fédération SUD éducation, septembre 2013