Communiqué 23 novembre

lundi 22 novembre 2010

Le 6 novembre dernier, après plusieurs semaines de lutte contre la réforme de casse du système
des retraites, plus d’1,2 millions de salarié-e-s, chômeurs/ses, retraité-e-s, lycéen-ne-s,
étudiant-e-s, étaient encore en grève et/ou dans la rue, et ce en dépit du matraquage médiatique
qui claironnait : « Tout est fini, la loi est votée, rentrez chez vous ».
Depuis le début de ce mouvement SUD Éducation et l’Union syndicale Solidaires n’ont cessé de
pousser l’intersyndicale nationale à élargir le mouvement pour en faire un mouvement de grève
générale, reconductible et interprofessionnel, seul capable de nous faire gagner.
Mais la stratégie unitaire de cantonnement à des journées saute-mouton et le refus de certaines
organisations syndicales de soutenir franchement les reconductions qui existaient ou se
profilaient, ont freiné l’élan et les initiatives interprofessionnelles d’auto-organisation et de
reconduction des grèves.

L’intersyndicale nationale, réunie le 8 novembre, a décidé d’appeler à une nouvelle journée de
« mobilisation » le mardi 23 novembre, soit plus de 15 jours après la dernière journée d’action
nationale.
Qui peut croire, dans ces conditions, que les salariés, chômeurs, retraités,...auront à coeur de se
mobiliser pour une journée qui ne semble plus inscrite dans une dynamique de lutte au niveau
national, sans appel à la grève, et sans de réelles perspectives ?

Voilà pourquoi la Fédération SUD Éducation n’appellera pas, nationalement, à participer à la
journée du 23 novembre. Nous ne cautionnerons pas l’enterrement annoncé de la mobilisation.
Nous continuerons à soutenir toutes les initiatives locales de mobilisation et de grèves inscrites
dans la durée, décidées collectivement. Tout comme nous poursuivrons la lutte, de façon
unitaire avec les personnels et les collectifs militants, pour redonner les moyens à la
contestation de s’exprimer à nouveau.

Tirons, toutes et tous ensemble le bilan de ce qui s’est passé afin de poursuivre la construction
du rapport de force contre les mesures de régression sociale, capable, cette fois-ci, de nous
faire gagner et d’imposer un réel partage des richesses.

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Communiqué 23 novembre
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