Contre la répression envers les "Six de Haguenau" rassemblement devant le TGI de Strasbourg le 9 novembre

La fédération SUD éducation soutiens les "Six de Haguenau"
jeudi 13 octobre 2016

La fédération SUD éducation apporte sa solidarité la plus complète à ces syndicalistes victimes de la répression et apporte son soutien aux exigences de l’intersyndicale de l’Alsace.

Les actes de répression, les arrestations, les condamnations des manifestant-e-s se multiplient. C’est inacceptable ! Nous ne nous laisserons pas intimider !

La fédération SUD éducation affirme sa solidarité avec les réprimé-e-s et exige l’abandon des poursuites et leur relaxe. Nous appelons l’ensemble des organisations syndicales et collectifs de lutte à organiser la solidarité.

COMMUNIQUÉ DE SUD EDUCATION ALSACE

Dans le cadre de la défense d’un de ses membres, ainsi que de cinq autres syndicalistes (quatre de la CGT et un de FO), convoqués pour être jugés en correctionnelle au Tribunal de Grande Instance de Strasbourg le 9 novembre prochain,

Qu’est-ce qui est reproché aux « Six de Haguenau » ?

D’avoir participé aux initiatives prises sur Haguenau lors de la journée nationale de grève et de manifestations du 19 mai pour le retrait de la loi Travail.

En effet, le jeudi 19 mai 2016, en tout début de matinée, dans le cadre du mouvement social contre "le projet de loi Travail", a eu lieu sur la zone industrielle à la limite de Schweighouse-sur-Moder, une opération de barrage filtrant d’un rond-point, aux bretelles d’entrée et de sortie de la rocade de contournement de Haguenau.

A l’appel de six organisations de salariés et de lycéens, près de 200 personnes ont pris part à l’action. A Haguenau, comme partout en France, des millions et des millions de travailleurs et de jeunes ont ainsi manifesté, fait grève, pris de nombreuses initiatives pour imposer le retrait de la loi Travail.

Il faut replacer cette journée d’action dans son contexte : celui d’un mouvement social engagé alors depuis plus de deux mois et de l’utilisation de l’article 49.3 de la constitution par le 1er ministre la semaine précédente. Il faut garder à l’esprit les appels des confédérations et des fédérations syndicales nationales à durcir le mouvement pour obtenir satisfaction.

Y avait-il un appel des organisations visées au travers de ces militants à occuper cette rocade de contournement ? Non. Cette action, improvisée lors d’un rassemblement de 200 personnes, ne faisait que traduire l’exaspération de millions d’autres contre la loi Travail et l’arbitraire du gouvernement. Il est donc absolument inacceptable que certain-e-s puissent être tenu-e-s pour responsables en leur nom propre des actions collectives décidées sur le vif.

Il n’y a eu aucun dégât. Tout s’est déroulé dans le calme et sans incident. Les militants incriminés n’ont commis aucun acte individuel quelconque passible de poursuites.

Alors pourquoi poursuivre et juger ces six militants aux motifs ubuesques « d’organisation de manifestation sans autorisation » et « d’entrave à la circulation » ?

C’est le Procureur de la République qui a décidé d’engager les poursuites. Il s’agit donc d’une décision prise par l’Etat contre des syndicalistes agissant dans le cadre de leur mandat !

A l’arbitraire du 49.3, à l’injustice d’une loi ne servant que les seuls intérêts patronaux, le gouvernement entend ajouter la brutalité d’une répression judiciaire. Ce gouvernement use de méthodes d‘une exceptionnelle gravité, portant atteinte à la liberté syndicale.

C’est pourquoi SUD éducation Alsace, avec Solidaires Alsace, ainsi que les UD CGT et FO du Bas-Rhin, la FSU 67, et la CNT 67 exigent l’abandon immédiat des poursuites contre les militants mis en cause.

Nous appelons aussi au rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance de Strasbourg, 1, quai Finkmatt, le mercredi 9 novembre 2016 à partir de 8H30.

SUD éducation Alsace, c/o Solidaires Alsace, Maison des Syndicats 1, rue Sédillot, 67000 Strasbourg.

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