Contre les Jeux du goulag réformé

Sud éducation Puy-de-Dôme / Allier
jeudi 9 janvier 2014

Après les J.O. de 2008, rien n’a changé en Chine, contrairement aux déclarations de toutes les bonnes âmes qui pensaient que les J.O. adouciraient la société chinoise et le sort de ses millions de prisonniers. Ensuite nous avons eu, en 2012, les jeux de l’hypercapitalisme et de la folie sécuritaire à Londres.
L’année 2014 s’ouvre sur les J.O. les plus coûteux de l’histoire. Une fois encore, la prétendue fête de l’amitié entre les peuples servira de vitrine propagandiste pour la puissance d’une dictature. Par la promulgation de lois liberticides, réduisant les libertés civiles et politiques, Poutine prouve qu’il n’a pas l’intention de céder aux appels à la démocratie, lancés par une partie du peuple russe en décembre 2011.
Pour le gouvernement socialiste, les droits des professionnels de l’exploit tarifé priment sur les Droits de l’Homme et la priorité de Valérie Fourneyron, ministre des sports, va au soutien aux athlètes qui se préparent à grands frais, pour les J.O. de Sotchi.
CIO et FIFA, les deux multinationales du muscle, ne se contentent pas d’organiser des divertissements, elles sont les institutions pilotes du capitalisme prédateur et soignent au besoin l’image des pires dictatures. Et pendant que la France comptera ses médailles, le Brésil préparera la coupe du monde de football, dans la répression des mouvements sociaux qui dénoncent les dépenses pharaoniques. Dans le même temps encore, les chantiers de la coupe du monde 2022 continueront de faire un mort par jour, au Qatar, pays qui vient, pour l’occasion, de réinventer l’esclavage.