Courrier aux fédérations de l’Education nationale
mis à jour mardi 28 février 2006
à FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education,
copie à CNT, Fédération Eil, FNEC-FP-FO.
Depuis plusieurs mois, des centaines de milliers de manifestants, personnels, élèves et parents d’élèves côte à côte, répètent que le projet de loi de Mr Fillon ne correspond pas à leurs attentes. Ils ne sont écoutés.
Le Conseil Supérieur de l’Education ainsi que le Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche ont tous deux clairement rejeté ce projet au mois de décembre par des votes sans ambiguïté.
Et hier, le ministre annonce qu’il ne tient pas non plus à écouter les députés s’exprimer trop longtemps et désire appliquer la procédure d’urgence !
Le calendrier initial annoncé au moment de la mise en place de la supercherie de « grand débat » prévoyait une présentation de la loi au printemps 2004, présentation qui avait été repoussée à l’automne 2004 pour finalement être présentée à la fin de l’année 2004 puis être examinée à l’assemblée avant le printemps 2005. Après toutes ces tergiversations le Ministre voudrait nous faire croire qu’il y a urgence.
Il n’y a qu’une urgence, celle de retirer ce projet dont personne ne veut, sauf le MEDEF. Il porte gravement atteinte au système scolaire et constitue à terme pour l’école publique, l’équivalent des réformes Fillon et Douste-Blazy pour les retraites et l’assurance maladie.
L’unité la plus large des organisations syndicales et des personnels dans l’action nous semble souhaitable, la fédération des syndicats SUD Education s’adresse aux fédérations de l’Education nationale pour qu’elles répondent, dans l’unité, aux attentes des personnels en lutte, et qu’elles appellent nationalement l’ensemble des personnels de l’éducation nationale à la grève.
Dans un souci d’unité, la Fédération des syndicats SUD Education souhaiterait se joindre à toutes réunions que vous devez sans doute avoir programmées ou ne manquerez pas de programmer, afin d’envisager avec vous les éventuelles décisions d’action.
Dans l’attente de votre réponse
Saint Denis, le 17 février 2005

