Déclaration SUD éducation au CTMEN du 23 octobre 2012

mercredi 24 octobre 2012

Déclaration liminaire SUD Education - CTMEN du 23 octobre 2012

Notre ministre a réaffiché que l’école primaire était une de ses priorités. Néanmoins, l’annonce « plus de maîtres en classe » risque fort de n’être que des mots. Cette annonce se trouve contredite par les choix budgétaires d’austérité.

Ce n’est pas un hasard si cette volonté ne s’inscrit finalement pas dans le projet de loi qui se dessine mais relèverait de négociations sur la partie non législative du dispositif construit pour la « refondation de l’École ». Les missions et conditions de travail des enseignants et enseignantes restent floues.

Il n’y a aucune volonté réelle de changement sur l’école primaire : les programmes de 2008 restent d’actualité, le socle commun est maintenu, le livret personnel de compétences n’est pas abrogé, Base élèves existe toujours…

L’alternance gouvernementale n’offre pas d’alternative et nous le regrettons.

Dans le même ordre d’idée, le gouvernement a choisi de ne pas revenir immédiatement sur la masterisation , les conditions de recrutement des personnels enseignants et CPE pour 2012-2013 en sont les conséquences. Une nouvelle cohorte de collègues va être jetée dans les classes quasiment sans aucune formation professionnelle. Les admissibles du second concours devront pour leur part subir un an de contrat précaire et des conditions de formation et de préparation d’admission au concours, dans les mêmes temps, inacceptables.

SUD Education revendique l’abrogation de la masterisation du recrutement, un recrutement à la licence et la délivrance d’un master à l’issue d’une formation en alternance sous statut de fonctionnaire stagiaire. De plus, l’entrée dans le métier doit être progressive en termes de charge horaire devant élèves.

Et de la même façon que nous revendiquons la titularisation sans condition de titre des précaires, nous revendiquons donc la titularisation en 2013 des enseignantes et enseignants contractuel-le-s recruté-e-s cette année, que ce soit au titre du second concours ou pas.

Enfin, en terme d’emploi, si on déduit le remplacement des départs à la retraite, en créations de postes réelles pour cette année, cela ne fait que 8781 postes ; ce qui est très peu au regard des 67 000 postes d’enseignants et enseignantes supprimés sur les 5 années précédentes.

Nous dénonçons la stratégie gouvernementale qui consiste à afficher une priorité pour la « refondation de l’école » , tout en ne lui en donnant pas les moyens, et qui légitimerait les suppressions de postes dans le reste de la Fonction Publique.

SUD Education veut une autre politique éducative, une autre politique budgétaire, une autre Ecole dans une autre société qui ferait le choix de la promotion des services publics et du partage des richesses.

Documents joints

Déclaration SUD éduc CTMEN 2012-10-23
Déclaration SUD éduc CTMEN 2012-10-23

Navigation

Articles de la rubrique