Décret du 6 juin 1984 consolidé

 2004
mis à jour lundi 30 mars 2015

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DECRET N° 84-431 DU 6 JUIN 1984

Fixant les dispositions statutaires communes applicables aux
enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des
professeurs des universités et du corps des maitres de
conférences

Texte d’origine : décret n° 84-431 du 6 juin 1984 relatif au statut des enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur (Journal officiel du 8 juin 1984)

Modifié par les décrets :

  • n° 85-1083 du 11 octobre 1985 portant extinction des corps assistants, (Journal officiel du 12 octobre 1985),
  • n° 85-1213 du 15 novembre 1985 modifiant les décret n° 83-299 du 13 avril 1983 et n° 84-431 du 6 juin 1984 relatifs respectivement au Conseil supérieur des universités et au statut des enseignants chercheurs de l’enseignement supérieur (Journal officiel du 21 novembre 1985),
  • n° 87-31 du 20 janvier 1987 relatif au Conseil national des universités, (Journal officiel du 22 janvier 1987),
  • n° 87-355 du 17 juillet 1987 relatif aux statuts du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences et modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 (Journal officiel du 19 juillet 1987),
  • n° 88-147 du 15 février 1988 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 relatif aux statuts des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences (Journal officiel du 16 février 1988),
  • n° 88-148 du 15 février 1988 relatif aux commissions de spécialistes de l’enseignement supérieur (Journal officiel du 16 février 1988),
  • n° 88-445 du 22 avril 1988 relatif à l’affectation de personnels enseignants de statut universitaire à l’Institut national des langues et civilisations orientales et portant extinction du corps des professeurs de l’Institut national des langues et civilisation orientales (Journal officiel du 27 avril 1988),
  • n° 89-708 du 28 septembre 1989 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 relatif aux statuts du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences (Journal officiel du 30 septembre 1989),
  • n° 90-894 du 1er octobre 1990 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 relatif aux statuts du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences (Journal officiel du 6 octobre 1990),
  • n° 91-171 du 13 février 1991 modifiant le décret n° 88-146 du 15 février 1988 relatif aux commissions de spécialistes de l’enseignement supérieur (Journal officiel du 17 février 1991),
  • n° 91-889 du 5 septembre 1991 complétant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 relatif aux statuts du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences (Journal officiel du 11 septembre 1991),
  • n° 92-71 du 16 janvier 1992 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences et modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 relatif aux statuts du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences (Journal officiel du 22 janvier 1992).
  • n° 92-708 du 23 juillet 1992 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences (Journal officiel du 26 juillet 1992).
  • n° 95-490 du 27 avril 1995 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences.
  • n° 97-1121 du 4 décembre 1997 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences.

DECRET N° 84-431 DU 6 JUIN 1984 MODIFIE FIXANT LES DISPOSITIONS STATUTAIRES COMMUNES APPLICABLES AUX ENSEIGNANTS-CHERCHEURS ET PORTANT STATUT PARTICULIER DU CORPS DES PROFESSEURS DES UNIVERSITES ET DU CORPS DES MAITRES DE CONFERENCES

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

sur le rapport du premier ministre, du ministre de l’économie des finances et du budget, du ministre des affaires sociales et de la solidarité nationale et du ministre de l’éducation nationale,

VU la loi n° 68-978 du 12 novembre 1968 modifiée d’orientation de l’enseignement supérieur.

VU la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires.

VU la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat ;

VU la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur ;

VU le décret n° 59-309 du 14 février 1959 modifié relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires et à certaines modalités de cessation de fonction ;

VU le décret n° 83-287 du 8 avril 1983 portant statut particulier du corps des assistants des disciplines juridiques, politiques, économiques et de gestion, et des disciplines littéraires et des sciences humaines ;

VU le décret n° 83-299 du 13 avril 1983 relatif au conseil supérieur des universités ;

VU le décret n° 83-399 du 18 mai 1983 relatif aux commissions de spécialité et d’établissement de certains établissements d’enseignement et de recherche relevant du ministre de l’éducation nationale ;

VU l’avis du comité technique paritaire en date du 21 mars 1984 ;

VU l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat en date du 20 avril 1984 ;

Le Conseil d’Etat (section des finances) entendu ;

Le Conseil des ministres entendu,

D E C R E T E :

ARTICLE 1ER : Le présent décret fixe les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et constitue le statut particulier du corps des professeurs des universités et celui du corps des maîtres de conférences.

Les personnels enseignants et hospitaliers des centres hospitaliers et universitaires restent régis par les dispositions statutaires prises en exécution de l’ordonnance n° 1373 du 30 décembre 1958 relative à la création des centres hospitaliers et universitaires. Les enseignants-chercheurs des corps des établissements d’enseignement supérieur dont la liste figure en annexe du présent texte demeurent soumis aux dispositions statutaires de ces corps.

ARTICLE 2  : Les enseignants-chercheurs titulaires sont répartis entre le corps des maîtres de conférences et le corps des professeurs des universités, sous réserve des dispositions prévues aux articles 59 et 61 ci-après.

TITRE I - DISPOSITIONS COMMUNES

CHAPITRE 1ER - Droits et obligations

ARTICLE 3 : Les enseignants-chercheurs concourent à l’accomplissement des missions de service public de l’enseignement supérieur définies par la loi du 26 janvier 1984 susvisée.

Ils participent à l’élaboration et assurent la transmission des connaissances au titre de la formation initiale et continue. Ils assurent la direction, le conseil et l’orientation des étudiants. Ils organisent leurs enseignements au sein d’équipes pédagogiques et en liaison avec les milieux professionnels. Ils établissent à cet effet une coopération avec les entreprises publiques ou privées. Ils concourent à la formation des maîtres et à l’éducation permanente.

Ils ont également pour mission le développement de la recherche fondamentale appliquée, pédagogique ou technologique ainsi que la valorisation de ses résultats. Ils participent au développement scientifique et technologique en liaison avec les grands organismes de recherche et avec les secteurs sociaux et économiques concernés. Ils concourent à la réalisation des objectifs définis par la loi n° 82-610 du 15 juillet 1982 d’orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique de la France. Ils contribuent à la coopération entre la recherche universitaire, la recherche industrielle et l’ensemble des secteurs de production.

Ils participent à la diffusion de la culture et de l’information scientifique et technique. Ils assurent, le cas échéant, la conservation et l’enrichissement des collections confiées aux établissements et peuvent être chargés des questions documentaires dans leur unité, école ou institut.

Ils contribuent au sein de la communauté scientifique et culturelle internationale à la transmission des connaissances et à la formation. Ils contribuent également au progrès de la recherche. Ils peuvent se voir confier des missions de coopération internationale.

Ils participent aux jurys d’examen et de concours. Ils participent également aux instances prévues par la loi sur l’enseignement supérieur, par la loi d’orientation et de programmation pour la recherche et le développement technologique de la France ou par les statuts des établissements.

ARTICLE 4 : Les membres des corps d’enseignants-chercheurs ne peuvent être mutés que sur leur demande.

ARTICLE 5 : Les enseignants-chercheurs sont astreints à résider au lieu d’exercice de leurs fonctions. Des dérogations individuelles peuvent toutefois être accordées par le président ou le directeur de l’établissement dans les limites compatibles avec les besoins du service.

ARTICLE 6 : Les obligations de service des enseignants-chercheurs sont celles définies par la réglementation applicable à l’ensemble de la fonction publique.

ARTICLE 7 : Les professeurs des universités ont vocation prioritaire à assurer leur service d’enseignement sous forme de cours. Ils ont, en outre, la responsabilité principale de la direction des centres de recherche.

La répartition des services d’enseignement des professeurs des universités et des maîtres de conférences est arrêtée chaque année par le président ou le directeur de l’établissement, sur proposition du conseil de l’unité de formation et de recherche de rattachement après avis du ou des présidents des commissions de spécialistes concernées. Lorsque les intéressés sont affectés dans des instituts ou écoles dépendant des universités, la répartition des services d’enseignement est arrêtée chaque année par le président de l’université sur proposition du conseil de l’unité. Ces organes siègent en formation restreinte aux enseignants.

Les services d’enseignement en présence d’étudiants sont déterminés par rapport à une durée annuelle de référence égale à 128 heures de cours ou 192 heures de travaux dirigés ou 288 heures de travaux pratiques ou toute combinaison équivalente.

Dans le cas où il apparaît impossible d’attribuer le service de référence à ces personnels, le président ou le directeur de l’établissement leur demande de compléter leur service dans un autre établissement public d’enseignement supérieur de la même académie sans paiement d’heures complémentaires. La région d’Ile-de-France est, pour l’application des dispositions du présent alinéa, considérée comme une seule et même académie.


Les enseignants-chercheurs qui exercent les fonctions de président d’université, ou de vice-président de l’un des trois conseils d’une université, ou de directeur d’un établissement public d’enseignement supérieur sont, de plein droit, déchargés du service d’enseignement mentionné au troisième alinéa ci-dessus, sauf s’ils souhaitent conserver tout ou partie de ce service .

ARTICLE 8 : Abrogé par le décret n° 87-555.

ARTICLE 9 : Les enseignants-chercheurs doivent la totalité de leur temps de service à la réalisation des différentes activités qu’impliquent leurs fonctions.

En matière de cumuls d’emplois et de cumuls de rémunérations publiques ou privées, ils sont soumis aux dispositions législatives et réglementaires applicables à l’ensemble des agents de la fonction publique, notamment au statut général des fonctionnaires et au décret du 29 octobre 1936 modifié relatif aux cumuls de retraites, de rémunérations et de fonctions. Ils sont également soumis au décret n° 71-715 du 2 septembre 1971 relatif à certaines modalités de rémunération de personnels enseignants occupant un emploi dans un établissement d’enseignement supérieur.

CHAPITRE II - Positions

ARTICLE 10 : Les enseignants-chercheurs régis par le présent décret sont assujettis aux règles générales concernant les positions des fonctionnaires fixées par la loi du 11 janvier 1984 susvisée et ses décrets d’application sous réserve des dispositions ci-après.

Les décisions individuelles prises à leur égard, en matière de position, interviennent sans consultation d’une commission administrative paritaire.

SECTION I - Délégation

ARTICLE 11 : Les enseignants-chercheurs titulaires peuvent être placés, à des fins d’intérêt général, en délégation.

Ils continuent à percevoir leur rémunération et à bénéficier de l’ensemble des droits attachés à la position d’activité.

La délégation peut être prononcée auprès :

a) D’une institution internationale ou d’un établissement étranger d’enseignement supérieur et de recherche :

b) D’un établissement français d’enseignement supérieur, de recherche ou d’information scientifique et technique ;

c) D’une entreprise ou de tout autre organisme public ou privé.

Un enseignant-chercheur peut également être placé en délégation pour créer une entreprise.

ARTICLE 12 : La délégation ne peut être autorisée auprès d’une entreprise ou de tout autre organisme de droit privé, si l’enseignant a, au cours des cinq années précédentes, exercé un contrôle sur cette entreprise ou cet organisme, ou a participé à l’élaboration ou à la passation de marchés conclus avec l’une ou l’autre.

ARTICLE 13 : La délégation est prononcée après consultation du conseil d’administration en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et assimilés et avis favorable du président ou du directeur de l’établissement auquel est affecté l’intéressé par arrêté du ministre de l’éducation nationale.

ARTICLE 14 : La délégation est prononcée pour une durée égale au plus à quatre ans. Elle est subordonnée à la conclusion entre l’établissement d’origine et l’institution, l’établissement, l’entreprise ou l’organisme d’accueil, d’une convention qui en fixe l’objet et en détermine les modalités.

Ces modalités peuvent être les suivantes :

a) L’enseignant-chercheur délégué continue à assurer dans son établissement d’origine le service d’enseignement exigé par son statut ;

b) L’enseignant-chercheur délégué est remplacé par un ou plusieurs enseignants ou chercheurs qui assurent l’ensemble des services d’enseignement et de recherche du bénéficiaire ;

c) Une contribution permettant d’assurer le service d’enseignement de l’intéressé est versée au profit de l’établissement d’origine ;

d) Une contribution au moins équivalente à l’ensemble de la rémunération de l’intéressé et des charges sociales qui y sont afférentes est versée au profit de l’établissement d’origine.

La convention peut prévoir l’utilisation successive de plusieurs des modalités ci-dessus énumérées au cours d’une même période de délégation.

Dans le cas d’une délégation auprès d’une entreprise ou d’un organisme privé le recours à la modalité prévue au d) ci-dessus est obligatoire au-delà des six premiers mois.

Lorsque la délégation est prononcée pour créer une entreprise, la convention est passée avec l’agence nationale pour la valorisation de la recherche.

La délégation peut être renouvelée dans les conditions prévues au premier alinéa du présent article lorsqu’elle est prononcée auprès d’un établissement ou d’un service d’intérêt national désigné par arrêté conjoint des ministres respectivement chargés de l’enseignement supérieur, de la fonction publique et du budget.

SECTION II - Détachement

ARTICLE 15 : Les enseignants-chercheurs peuvent être détachés pour une période maximum de cinq ans renouvelable.

Les enseignants-chercheurs peuvent, par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur, être détachés dans des entreprises, des organismes privés ou des groupements d’intérêt public lorsque ce détachement est effectué pour exercer des fonctions de formation, de recherche, de mise en valeur de la recherche et de diffusion de l’information scientifique et technique. En ce cas, le détachement est prononcé après avis du conseil d’administration siégeant en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et personnels assimilés.

Un tel détachement ne peut être prononcé que si l’intéressé n’a pas eu au cours des cinq dernières années, soit à exercer un contrôle dans l’entreprise, soit à participer à l’élaboration ou à la passation de marchés avec elle.

ARTICLE 16 : Le détachement peut être renouvelé par période de cinq années au maximum.

Jusqu’à expiration de la première période de détachement, l’enseignant-chercheur ne peut être remplacé dans son emploi qu’à titre temporaire, par des enseignants associés ou invités, par des fonctionnaires détachés de leur corps d’origine, par des personnes mises à la disposition de l’établissement ou rémunérées sous la forme de cours complémentaires, ou par des agents contractuels relevant des dispositions des articles 4 et 6 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée.

Toutefois, le ministre de l’éducation nationale peut autoriser le remplacement d’un enseignant-chercheur détaché par un enseignant-chercheur titulaire lorsqu’un emploi de même grade et de même spécialité doit devenir vacant dans un délai maximum de deux ans, par suite d’une mise à la retraite par limite d’âge. L’enseignant-chercheur détaché est de droit réintégré sur l’emploi ainsi libéré.

ARTICLE 17 : La réintégration d’un enseignant-chercheur dans son corps d’origine à l’issue de son détachement est prononcée par le ministre de l’éducation nationale dans les conditions déterminées ci-après.

L’enseignant-chercheur placé en position de détachement qui n’a pas été remplacé dans son emploi est réintégré dans ce dernier à l’expiration de la période de détachement.

L’enseignant-chercheur, qui a été remplacé dans son emploi, est réintégré dans son établissement d’origine ou dans un autre établissement à la première vacance intervenant dans son grade et dans sa discipline, sous réserve des dispositions de l’article 5 de la loi du 13 juillet 1972 relative à la situation du personnel civil de coopération culturelle, scientifique et technique auprès d’Etats étrangers et des dispositions de l’article 12 du décret du 14 février 1959 susvisé. En attendant cette réintégration, l’intéressé est placé en disponibilité dans les conditions prévues aux articles 27 à 29 du décret du 14 février 1959 précité.

Lorsque le fonctionnaire détaché n’a pas été réintégré dans un autre établissement que son établissement d’origine, par application de l’alinéa précédent, il est, sur sa demande, affecté de droit dans son établissement d’origine, si une vacance dans son grade et dans sa discipline y est ouverte dans les deux ans suivant sa demande de réintégration.

SECTION III - Position hors cadres

ARTICLE 18 : Les enseignants-chercheurs placés dans la position hors cadres, telle qu’elle est prévue par l’article 49 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, peuvent demander leur réintégration dans leur corps d’origine, dans les conditions prévues aux deux derniers alinéas de l’article qui précède.

SECTION IV - Congé pour recherches ou conversions thématiques

ARTICLE 19 : Les enseignants-chercheurs régis par le présent décret peuvent bénéficier d’un congé pour recherches ou conversions thématiques d’une durée de six mois ou d’un an sous réserve d’avoir exercé en position d’activité pendant les six années précédentes.

Les intéressés conservent la rémunération correspondant à leur grade à l’exclusion de l’indemnité forfaitaire spéciale attribuée aux personnels enseignants. Ils ne peuvent cumuler cette rémunération avec une rémunération publique ou privée.

Les congés pour recherches ou conversions thématiques sont accordés par décision du ministre de l’éducation nationale. Cette décision est prise au vu des projets présentés par les candidats, sur proposition des sections du conseil supérieur des universités, ou sur proposition des conseils scientifiques des établissements dans des conditions déterminées par arrêté du ministre de l’éducation nationale.

Le bénéficiaire d’un congé pour recherches ou conversions thématiques demeure en position d’activité. A l’issue du congé, l’intéressé adresse au président ou directeur de son établissement un rapport sur ses activités pendant cette période. Ce rapport est transmis, sur sa demande, au ministre de l’éducation nationale.

Le congé pour recherches ou conversions thématiques ne peut être prolongé.

SECTION V - Dispositions particulières concernant les remplacements

ARTICLE 20 : Lorsqu’un enseignant-chercheur est placé dans la position " accomplissement du service national ", ou bénéficie d’un congé pour recherches ou conversions thématiques ou d’un congé parental, il ne peut être remplacé qu’à titre temporaire, par des enseignants associés ou invités, par des fonctionnaires détachés de leur corps d’origine, par des personnes mises à la disposition de l’établissement ou rémunérées sous forme de cours complémentaires, ou par des agents contractuels relevant des dispositions des articles 4 et 6 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée.

SECTION VI - Mise à disposition

ARTICLE 20-1 : Les enseignants-chercheurs peuvent être mis à disposition d’un établissement ou d’un service relevant du ministre chargé de l’éducation ou du ministre chargé de l’enseignement supérieur pour exercer des fonctions de direction, s’il n’existe aucun emploi budgétaire correspondant à la fonction à remplir.

Ils peuvent également être mis à disposition des écoles normales supérieures, des grands établissements ou des écoles françaises à l’étranger s’il n’existe aucun emploi budgétaire correspondant à la fonction à remplir.

Sans préjudice des dispositions des alinéas qui précèdent, la mise à disposition prévue au présent article est régie par les dispositions du 1°) de l’article 1er du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires et à certaines modalités de cessation définitive de fonctions. Sa durée ne peut excéder cinq ans ; elle peut être renouvelée.

SECTION VII - Dispositions diverses

ARTICLE 20-2 : Les enseignants-chercheurs titulaires et stagiaires de nationalité étrangère qui accomplissent les obligations de service national de l’Etat dont ils sont ressortissants sont placés, sur leur demande, en position de disponibilité. Les dispositions de l’article 20 ci-dessus sont applicables en ce qui concerne leur remplacement. Celles du b) de l’article 44 du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires et à certaines modalités de cessation définitive de fonctions ne sont pas applicables à la disponibilité prévue au présent article.

TITRE II - DISPOSITIONS RELATIVES AUX MAITRES DE CONFERENCES

ARTICLE 21 : Il est créé un corps de maîtres de conférences classé dans la catégorie A prévue à l’article 29 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée.

Ce corps comporte une deuxième classe, une première classe et une hors-classe comprenant respectivement trois échelons, six échelons et six échelons.

Les maîtres de conférences hors classe sont chargés de fonctions particulières attachées à l’encadrement, à l’orientation et au suivi des étudiants, à la coordination pédagogique, ainsi qu’aux relations avec les milieux professionnels ou avec les établissements d’enseignement supérieur et les établissements de recherche français ou étrangers.

CHAPITRE Ier - Recrutement

Article 22 : Les maîtres de conférences sont recrutés par concours ouverts par établissement en vue de pourvoir un ou plusieurs emplois d’une même discipline parmi les candidats inscrits sur une liste de qualification aux fonctions de maître de conférences établie par le Conseil national des universités.

Article 23 : Les candidats à une inscription sur la liste de qualification aux fonctions de maître de conférences doivent remplir l’une des conditions suivantes :

1°) Etre titulaire, au plus tard à la date d’examen des candidatures par le Conseil national des universités, du doctorat ou de l’habilitation à diriger des recherches.

Le doctorat d’Etat, le doctorat de troisième cycle et le diplôme de docteur ingénieur sont admis en équivalence du doctorat.

Les titulaires de diplômes universitaires, qualifications et titres de niveau équivalent peuvent être dispensés de la possession du doctorat par le Conseil national des universités siégeant en application de l’article 24 ci-après.

2°) Justifier, au 1er janvier de l’année d’inscription, d’au moins trois ans d’activité professionnelle effective dans les six ans qui précèdent. Ne sont pas prises en compte les activités d’enseignant, les activités de chercheur dans les établissements publics à caractère scientifique et technologique, ou les activités mentionnées à l’article 3 du décret-loi du 29 octobre 1936 modifié relatif aux cumuls de retraites de rémunérations et de fonctions.

3°) Etre enseignant associé à temps plein.

4°) Etre détaché dans le corps des maîtres de conférences.

5°) Appartenir à un corps de chercheurs relevant du décret du 30 décembre 1983 susvisé.

Article 24 : Les demandes d’inscription sur la liste de qualification aux fonctions de maître de conférences, assorties d’un dossier individuel de qualification, sont examinées par la section compétente du Conseil national des universités. La qualification est appréciée par rapport aux différentes fonctions des enseignants-chercheurs, telles qu’elles sont définies à l’article 55 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, et compte tenu des diverses activités des candidats.

Après avoir entendu deux rapporteurs désignés par son bureau pour chaque candidat, la section compétente du Conseil national des universités arrête, par ordre alphabétique, la liste de qualification aux fonctions de maître de conférences.

Les rapporteurs, qui peuvent recueillir sur les dossiers des candidats, l’avis écrit d’experts extérieurs, établissent des rapports écrits.

Le bureau communique par écrit à chaque candidat non inscrit sur la liste les motifs pour lesquels sa candidature a été écartée.

Les candidats dont la qualification a fait l’objet de deux refus successifs de la part d’une section du Conseil national des universités peuvent saisir de leur candidature le groupe compétent du Conseil national des universités en formation restreinte aux bureaux de section. Cette formation se prononce dans les mêmes conditions de procédure que la section compétente du Conseil national des universités. Elle procède toutefois à l’audition des candidats.

La liste de qualification aux fonctions de maître de conférences est rendue publique.

Elle cesse d’être valable à l’expiration d’une période de quatre ans.

Les modalités d’application du présent article sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Article 25 : Les concours de recrutement prévus à l’article 22 sont ouverts par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur qui désigne le ou les emplois à pourvoir et précise éventuellement leurs caractéristiques.

Ces emplois peuvent correspondre à une ou plusieurs sections du Conseil national des universités.

Article 26 : I - Le recrutement des maîtres de conférences est assuré par un premier concours et, dans la limite du tiers des emplois mis aux concours dans l’ensemble des disciplines, par un deuxième et un troisième concours :

1°) Le premier concours est ouvert aux candidats remplissant, à la date de clôture des inscriptions, les conditions mentionnées au 1er de l’article 23.

2°) Le deuxième concours est ouvert aux personnels enseignants titulaires de l’enseignement du second degré et aux personnels enseignants titulaires de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers exerçant leurs fonctions en cette qualité dans un établissement d’enseignement supérieur depuis au moins trois ans au 1er janvier de l’année du concours et remplissant les conditions mentionnées au 1er de l’article 23.

Ce concours est également ouvert aux pensionnaires des écoles françaises à l’étranger et anciens pensionnaires de ces écoles ayant terminé leur scolarité depuis moins de deux ans au 1er janvier de l’année du concours, comptant, à cette même date, au moins trois ans d’ancienneté en qualité de pensionnaires et remplissant les conditions mentionnées au 1°) de l’article 23.

3°) Le troisième concours est ouvert aux candidats entrant dans l’une des catégories suivantes :

a) candidats comptant, au 1er janvier de l’année du concours, au moins quatre années d’activité professionnelle effective dans les sept ans qui précèdent. Ne sont pas prises en compte les activités d’enseignant, les activités de chercheur dans les établissements publics à caractère scientifique et technologique, ou les activités mentionnées à l’article 3 du décret-loi du 29 octobre 1936 modifié relatif aux cumuls de retraites de rémunérations et de fonctions ;

b) enseignants associés à temps plein en fonction au 1er janvier de l’année du concours ou ayant cessé d’exercer leurs fonctions depuis moins d’un an à cette même date.

II - Dans la limite de 10 p. cent des emplois mis aux concours dans l’ensemble des disciplines, les concours prévus au 3°) du présent article peuvent être ouverts à des candidats ne possédant pas la qualité de fonctionnaire pour des nominations comme maître de conférences de première classe.

III - Les proportions mentionnées au présent article sont calculées au niveau national.

Article 27 : Les candidats ne possédant pas la nationalité française peuvent, en application des dispositions de l’article 56 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, se présenter aux concours de recrutement de maîtres de conférences dans les conditions prévues au présent chapitre.

Article 28 - La commission de spécialistes examine les titres, travaux et activités des candidats et, après avoir entendu deux rapporteurs désignés par son bureau pour chaque candidat, établit une liste des candidats admis à poursuivre le concours.

L’un des deux rapporteurs peut être extérieur à la commission. Les rapporteurs , qui peuvent recueillir sur les travaux des candidats l’avis écrit d’experts extérieurs à la commission, établissent des rapports écrits.

L’audition des candidats admis à poursuivre le concours est faite selon des modalités identiques pour un même concours, soit par la commission de spécialistes, soit par une sous-commission d’au moins quatre membres constituée en son sein par la commission de spécialistes. Cette sous-commission, qui est composée pour moitié de professeurs titulaires et personnels assimilés, transmet à la commission de spécialistes son avis sur les candidats entendus.

La commission de spécialistes classe au maximum cinq candidats pour chaque emploi offert au concours. Lorsque dans un même établissement plusieurs emplois d’une même discipline ont été publiés avec les mêmes caractéristiques ou sans caractéristique, la commission de spécialistes établit une seule liste de classement pour ces emplois ; dans ce cas, le nombre maximum de candidats classés sur cette liste est égal à cinq fois le nombre de ces emplois.

La liste de classement établie par la commission de spécialistes est transmise au conseil d’administration de l’établissement.

L’absence de classement fait l’objet d’un rapport motivé établi par le bureau de la commission de spécialistes et transmis au conseil d’administration.

Le conseil d’administration, siégeant en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et personnels assimilés de rang au moins égal à celui de l’emploi postulé, dispose pour se prononcer d’un délai de trois semaines à compter de la date à laquelle la proposition de la commission de spécialistes lui a été transmise. A l’expiration de ce délai, la liste est réputée avoir été approuvée. Pour chaque emploi à pourvoir, le conseil propose soit seulement le premier candidat classé par la commission de spécialistes, soit celui-ci et un ou plusieurs des suivants dans l’ordre d’inscription sur la liste de classement. Lorsque plusieurs emplois sont à pourvoir au titre d’un même concours, le conseil d’administration peut soit retenir les premiers candidats classés dans la limite du nombre de postes à pourvoir, soit ceux-ci et un ou plusieurs des candidats suivants dans l’ordre d’inscription sur la liste de classement.

Il ne peut en aucun cas modifier l’ordre de la liste de classement. Il peut, par décision motivée, rejeter la liste proposée par la commission de spécialistes.

Lorsque le conseil d’administration siégeant en formation restreinte comprend moins de trois membres, il formule un avis au lieu de la proposition prévue au septième alinéa du présent article.

A l’Institut d’études politiques de Paris, la consultation du conseil d’administration est remplacée par celle de l’instance compétente pour se prononcer sur le choix des enseignants.

Les propositions sont transmises au ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Article 29 - Lorsque le ou les emplois à pourvoir sont affectés à un institut ou à une école faisant partie d’une université au sens de l’article 33 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, les concours se déroulent dans les conditions définies au présent article .

I - Il est constitué une commission mixte dont les membres sont désignés, pour les deux tiers au plus, par la commission de spécialistes en son sein et, pour le tiers au moins, par le conseil de l’institut ou de l’école siégeant en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et membres de corps assimilés d’un rang au moins égal à l’emploi postulé ; la commission doit comprendre pour moitié des professeurs titulaires ou des membres de corps assimilés. Elle est présidée par un professeur ou un membre d’un corps assimilé. La commission mixte examine les titres, travaux et activités des candidats et, après avoir entendu deux rapporteurs désignés par son président pour chaque candidat, établit la liste des candidats autorisés à poursuivre le concours.

L’un des deux rapporteurs peut être extérieur à la commission ; les rapporteurs peuvent recueillir sur les travaux des candidats l’avis écrit d’experts extérieurs à la commission. L’avis est annexé au rapport.

Il est procédé à l’audition des candidats autorisés à poursuivre le concours, selon des modalités identiques pour un même concours, par la commission mixte qui transmet son avis à la commission de spécialistes.

II - La commission de spécialistes, après avoir entendu deux rapporteurs désignés pour chaque candidat par son bureau, classe au maximum cinq candidats pour chaque emploi offert au concours. Lorsque dans un même établissement plusieurs emplois d’une même discipline ont été publiés avec les mêmes caractéristiques ou sans caractéristique, la commission de spécialistes établit une seule liste de classement pour ces emplois ; dans ce cas, le nombre maximum de candidats classés sur cette liste est égal à cinq fois le nombre de ces emplois. L’absence de classement fait l’objet d’un rapport motivé établi par le bureau de la commission de spécialistes et transmis au conseil d’administration.

L’un des deux rapporteurs peut être extérieur à la commission. Les rapporteurs, qui peuvent recueillir sur les travaux des candidats l’avis écrit d’experts extérieurs à la commission, établissent des rapports écrits.

III - La liste de classement établie par la commission de spécialistes est transmise par le président de l’université au directeur de l’institut ou de l’école et à l’instance compétente pour se prononcer sur le choix des enseignants de l’institut ou de l’école qui émet un avis dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle la proposition de la commission de spécialistes a été transmise. A défaut, l’avis est réputé avoir été donné.

Si, à l’expiration du délai de quinze jours prévu ci-dessus, le directeur de l’institut ou de l’école n’a pas rejeté , par décision motivée, en vertu du pouvoir qu’il tient de l’article 33 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, la liste de classement proposée par la commission, il est réputé l’avoir approuvée.

IV - Le conseil d’administration de l’université siégeant en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et personnels assimilés de rang au moins égal à celui de l’emploi postulé, prend connaissance de l’avis formulé par l’instance de l’institut ou de l’école mentionné au III ci-dessus. Il se prononce dans les conditions prévues aux septième, huitième et neuvième alinéas de l’article 28.

Les propositions sont transmises au ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Article 30 : Il peut être procédé à des recrutements par voie de concours plusieurs fois par an afin de pourvoir soit l’ensemble des postes vacants, soit une partie d’entre eux. .

ARTICLE 31 : Les modalités d’application du présent chapitre sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur.

CHAPITRE II - Nomination et mutation

ARTICLE 32 : Les maîtres de conférences sont nommés en qualité de stagiaire par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur. La durée du stage est fixée à deux ans. Elle est réduite à un an pour les stagiaires qui, avant leur recrutement comme maître de conférences ont exercé pendant au moins un an des fonctions de moniteur, d’allocataire d’enseignement supérieur, d’allocataire d’enseignement et de recherche ou d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche, ainsi que pour les enseignants titulaires du premier et du second degré relevant du ministère chargé de l’éducation nationale ou d’un autre ministère et les personnels enseignants de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers. Les lecteurs et maîtres de langue qui ont exercé des fonctions en ces qualités pendant une durée au moins égale à cinq ans bénéficient de la même réduction de la durée du stage.

A l’issue du stage prévu à l’alinéa précédent, les maîtres de conférences stagiaires sont soit titularisés, soit maintenus en qualité de stagiaires pour une période d’un an, soit réintégrés dans leur corps d’origine, soit licenciés s’ils n’ont pas la qualité de fonctionnaire.

Le conseil des études et de la vie universitaire siégeant en formation restreinte aux enseignants-chercheurs d’un rang au moins égal émet un avis sur la titularisation des maîtres de conférences stagiaires. Le président ou le directeur de l’établissement transmet cet avis, accompagné de l’avis du directeur de l’unité de formation et de recherche ou de celui du directeur de l’institut ou de l’école faisant partie de l’université, à la commission de spécialistes qui formule une proposition.

En cas de proposition défavorable de la commission de spécialistes, le maître de conférences stagiaire peut, dans un délai d’un mois à compte de la date à laquelle il en a reçu notification, saisir le conseil d’administration dont la proposition se substitue à celle de la commission de spécialistes. Les propositions défavorables font l’objet d’un rapport motivé.

Les décisions sont prononcées par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur, conformément à la proposition, selon le cas, de la commission de spécialistes ou du conseil d’administration.

Lors de la titularisation, la durée du stage prévu au premier alinéa du présent article est prise en considération pour l’avancement. Il n’est pas tenu compte de la prolongation de stage prévue au deuxième alinéa.

Les enseignants-chercheurs et les enseignants associés ayant exercé pendant au moins deux années universitaires des fonctions en ces qualités ainsi que les vacataires à titre principal maintenus en fonctions par le décret n° 82-862 du 6 octobre 1982, recrutés comme maîtres de conférences, sont dispensés de stage. La durée de leur stage est réduite à un an lorsque la durée de leurs fonctions a été au moins égale à un an. Bénéficient des mêmes dispositions les anciens enseignants associés ayant les mêmes durées de service qui ont cessé leurs fonctions trois ans au plus avant leur nomination en qualité de maître de conférences.

Les maîtres de conférences stagiaires ne peuvent être autorisés à prendre part aux épreuves des concours de recrutement prévus au présent titre.

ARTICLE 33 : Les mutations des maîtres de conférences d’un établissement à un autre sont soumises aux dispositions du présent article.

La commission de spécialistes examine les candidatures. Lorsque la définition d’un emploi ne correspond pas à celle d’une seule section du Conseil national des universités, les commissions de spécialistes délibèrent dans les conditions prévues à l’article 10 du décret n° 88-146 du 15 février 1988 relatif aux commissions de spécialistes de l’enseignement supérieur.

La proposition de la commission de spécialistes est transmise, en vue de recueillir leur avis, au conseil d’administration en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et assimilés de rang au moins égal, ainsi que, le cas échéant, au directeur de l’institut ou de l’école faisant partie de l’université au sens de l’article 33 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée. Lorsque la demande de mutation s’accompagne d’une demande de changement de discipline, le chef d’établissement recueille également l’avis du conseil scientifique. Si ces avis sont favorables, le ministre chargé de l’enseignement supérieur prononce la mutation.

Les instances mentionnées aux deux alinéa précédents se prononcent dans un délai de deux mois à compter de la transmission des candidatures au chef d’établissement. A l’issue de ce délai, l’emploi est affecté à la réintégration des enseignants-chercheurs en détachement, dans les conditions prévues à l’article 17 ci-dessus et, à défaut, soumis à la procédure de recrutement.

S’ils ne justifient pas de trois ans de fonctions d’enseignant-chercheur en position d’activité dans l’établissement où ils sont affectés, les maîtres de conférences ne peuvent déposer une demande de mutation dans les conditions précisées aux alinéas précédents qu’avec l’accord de leur chef d’établissement d’affectation, donné après avis favorable du conseil d’administration en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et assimilés de rang au moins égal, ainsi que, le cas échéant, du directeur de l’institut ou de l’école.

ARTICLE 34 : Les changements de disciplines à l’intérieur d’un établissement doivent faire l’objet d’un avis favorable de la commission de spécialistes compétente et du conseil scientifique siégeant en formation restreinte aux enseignants d’un rang au moins égal.

Article 35 : Les emplois ouverts au titre du 1°) de l’article 26, sont préalablement offerts à la mutation.

CHAPITRE III - Avancement

ARTICLE 36 : Les dispositions de l’article 55 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ne sont pas applicables aux maîtres de conférences.

ARTICLE 37 : L’avancement des maîtres de conférences comprend l’avancement d’échelon et l’avancement de classe. Il ne donne pas lieu à l’établissement de tableaux d’avancement.

ARTICLE 38 : Abrogé par le décret n° 89-708 du 28 septembre 1989.

ARTICLE 39 : L’avancement d’échelon des maîtres de conférences a lieu à l’ancienneté. Il est prononcé par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur. L’ancienneté requise pour accéder aux divers échelons des trois classes du corps des maîtres de conférences est fixée ainsi qu’il suit :

CLASSES ANCIENNETE REQUISE
et avancement d’échelon pour l’accès à l’échelon supérieur
Hors classe :
Du 5e au 6e échelon 5 ans
Du 4e au 5e échelon 1 an
Du 3e au 4échelon 1 an
Du 2e au 3eéchelon 1 an
Du 1e au 2eéchelon 1 an
1e classe :
Du 5e au 6e échelon 2 ans 10 mois
Du 4e au 5e échelon 2 ans 10 mois
Du 3e au 4e échelon 3 ans 6 mois
Du 2e au 3e échelon 2 ans 10 mois
Du 1e au 2e échelon 2 ans 10 mois
2e classe
Du 2e au 3e échelon 2 ans 10 mois
Du 1e au 2e échelon 2 ans

Une bonification d’ancienneté d’un an prise en compte pour l’avancement d’échelon est accordée, sur leur demande, aux maîtres de conférences qui ont accompli en cette qualité ou en qualité de maître-assistant une mobilité au moins égale à deux ans. Cette bonification ne peut être accordée aux maîtres de conférences qui ont déjà bénéficié d’une bonification d’ancienneté au titre de la mobilité.

Sont seuls considérés comme ayant satisfait à la mobilité, les maîtres de conférences qui ont exercé une activité professionnelle ou de recherche à temps plein après mutation dans un autre établissement ou mise en congé pour recherches ou conversions thématiques ou mise en position de détachement de disponibilité ou de délégation selon les modalités prévues aux b), c) et d) de l’article 14 ci-dessus.

ARTICLE 40 : L’avancement de la deuxième à la première classe des maîtres de conférences a lieu au choix dans la limite des emplois budgétaires vacants de maîtres de conférences de première classe parmi les maîtres de conférences parvenus au troisième échelon de la deuxième classe.

L’avancement est prononcé, d’une part, sur proposition du conseil d’administration dans la limite des promotions offertes dans l’établissement, toutes disciplines confondues, et, d’autre part, sur proposition de la section compétente du Conseil national des universités dans la limite des promotions offertes par discipline sur le plan national, sans que le nombre de ces promotions puisse être inférieur à celui des promotions prononcées préalablement sur proposition des conseils d’administration. Toutefois, lorsque le nombre des enseignants-chercheurs affectés à un établissement est inférieur à 50, l’ensemble des avancements est prononcé sur proposition de la section compétente du Conseil national des universités après avis du conseil d’administration de l’établissement.

Pour l’avancement de la deuxième à la première classe des maîtres de conférences qui exercent pendant plusieurs années, en sus de leurs obligations de services, des fonctions pédagogiques ou administratives définies par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur, le conseil d’administration de chaque établissement arrête des listes de classement par groupe du Conseil national des universités. Ces listes sont transmises aux groupes compétents du Conseil national des universités qui siègent en formation restreinte aux présidents, vice-présidents et assesseurs des sections. Ces formations établissent et adressent au ministre chargé de l’enseignement supérieur des propositions d’avancement. Les propositions doivent respecter l’ordre de classement adopté par le conseil d’administration de l’établissement.

Lorsqu’ils prennent en charge les responsabilités pédagogiques ou administratives mentionnées à l’alinéa qui précède, les maîtres de conférences peuvent demander à renoncer au bénéfice des dispositions prévues audit alinéa. En ce cas, ils sont soumis, pendant toute la période où ils exercent les fonctions pédagogiques ou administratives susmentionnées, pour l’examen de leur promotion, aux dispositions du deuxième alinéa du présent article.

Dans tous les cas, les propositions d’avancement des maîtres de conférences assumant des fonctions de président ou de directeur d’établissement public d’enseignement supérieur sont établies sans consultation préalable du conseil d’administration.

Par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, les maîtres de conférences ayant bénéficié au titre de leur spécialité d’une des distinctions scientifiques dont la liste est fixée par arrêté conjoint des ministres chargés respectivement de l’enseignement supérieur, du budget et de la fonction publique peuvent être nommés à la première classe sur proposition du groupe de sections compétent du Conseil national des universités, siégeant en formation restreinte aux présidents, vice-présidents et assesseurs des sections.

Les nominations à la première classe des maîtres de conférences sont prononcées par arrêté du ministre de l’éducation nationale.

ARTICLE 40-1 : L’effectif de la hors-classe du corps des maîtres de conférences ne peut être supérieur à 8 p. cent de l’effectif budgétaire total de ce corps.

L’avancement de la première classe à la hors-classe des maîtres de conférences se fait au choix. Il est prononcé, dans les conditions de procédure prévues à l’article 40 ci-dessus, par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Peuvent seuls être promus à la hors-classe, les maîtres de conférences parvenus au 4ème échelon de la première classe et ayant accompli au moins cinq ans de services en qualité de maître de conférences ou de maître-assistant en position d’activité ou en position de détachement.

Les services d’enseignement effectués dans des établissements d’enseignement supérieur par des chercheurs titulaires relevant du décret du 30 décembre 1983 susvisé sont pris en compte dans les cinq ans d’ancienneté de services mentionnés à l’alinéa précédent. Ces enseignements sont décomptés au prorata de leur durée, sur la base de la durée annuelle de référence fixée au troisième alinéa de l’article 7 du présent décret.

Les maîtres de conférences de première classe promus à la hors classe sont classés à l’échelon comportant un indice de rémunération égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui qu’ils détenaient dans leur grade d’origine.

Lorsque l’application des dispositions du présent article n’entraîne pas d’augmentation de traitement, les intéressés conservent l’ancienneté qu’ils avaient acquise dans la limite de l’ancienneté exigée pour une promotion à l’échelon supérieur dans leur nouveau grade.

CHAPITRE IV - Détachement de fonctionnaires d’autres corps

ARTICLE 40-2 : Peuvent être placés en position de détachement dans le corps des maîtres de conférences, dans la limite de 20 p. cent de l’effectif budgétaire de ce corps, sous réserve qu’ils soient titulaires dans leur corps ou cadre d’emploi d’origine depuis trois ans au moins.

1°) Les fonctionnaires appartenant à un corps assimilé aux maîtres de conférences pour la désignation des membres du Conseil national des universités ;

2°) Les conservateurs des bibliothèques, des musées et du patrimoine ;

3°) Les membres des corps recrutés par la voie de l’Ecole nationale d’administration ou de l’Ecole polytechnique ;

4°) Les fonctionnaires anciens élèves des écoles normales supérieures ;

5°) Les magistrats de l’ordre judiciaire ;

6°) Les membres des corps d’ingénieurs de recherche et les membres du corps des ingénieurs de recherche et de formation ;

7°) Les fonctionnaires appartenant à un corps ou cadre d’emplois de la catégorie A dont l’indice terminal est au moins égal à l’indice terminal des maîtres de conférences titulaires de l’habilitation à diriger des recherches, du doctorat, du doctorat d’Etat, du doctorat de troisième cycle ou du diplôme de docteur ingénieur.

Le détachement est prononcé sur proposition de la commission de spécialistes compétente. Cette proposition doit être accompagnée de l’avis favorable du conseil d’administration de l’établissement.

Tout détachement dans un institut ou une école faisant partie d’une université au sens de l’article 33 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée fait l’objet, de la part du directeur de cet institut ou école, d’une proposition établie après consultation de l’instance de l’institut ou de l’école compétente en matière de recrutement. Cette proposition doit recueillir l’avis favorable de la commission de spécialistes.

ARTICLE 40-3 : Le détachement s’effectue à équivalence de grade et à l’échelon comportant un indice égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui dont l’intéressé bénéficiait dans son corps ou cadre d’emplois d’origine. Le fonctionnaire détaché conserve, dans les conditions et limites fixées aux quatrième, cinquième et sixième alinéas de l’article 3 du décret du 26 avril 1985 susvisé, l’ancienneté d’échelon qu’il avait acquise et, le cas échéant, le bénéfice, à titre personnel, de son indice antérieur.

Le fonctionnaire détaché concourt pour les avancements de grade et d’échelon dans le corps des maîtres de conférences avec l’ensemble des fonctionnaires de ce corps.

ARTICLE 40-4 : Il ne peut être mis fin avant son terme à un détachement dans le corps des maîtres de conférences qu’à la demande de l’intéressé ou après avis favorable des instances mentionnées à l’article 40-2.

ARTICLE 40-5 : Les fonctionnaires placés en position de détachement en qualité de maître de conférences peuvent, à l’issue d’un délai d’un an, être intégrés sur leur demande dans ce corps sous réserve, pour ceux qui n’appartiennent pas à un corps d’enseignants-chercheurs assimilé au corps des maîtres de conférences, d’être inscrits sur la liste de qualification aux fonctions de maître de conférences. L’intégration est prononcée sur proposition de la commission de spécialistes concernée. Cette proposition doit être accompagnée de l’avis favorable du conseil d’administration de l’établissement.

Dans les instituts ou écoles faisant partie d’une université au sens de l’article 33 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, l’intégration est prononcée sur proposition du directeur de l’institut ou de l’école, établie après consultation de l’instance de l’institut ou de l’école compétente en matière de recrutement. Cette proposition doit recueillir l’avis favorable de la commission de spécialistes compétente et du conseil d’administration de l’université.

Les bénéficiaires du présent article sont nommés soit au grade et à l’échelon occupés par eux en position de détachement, soit, si cette situation leur est plus favorable, au grade et à l’échelon comportant un indice égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui qu’ils avaient atteint dans leur corps ou cadre d’emplois d’origine au moment de leur intégration. Ils conservent l’ancienneté d’échelon qu’ils ont acquise et, le cas échéant, le bénéfice, à titre personnel, de l’indice antérieur mentionné à l’article 40-3 ci-dessus. Les services effectifs accomplis dans le corps ou cadre d’emplois d’origine sont assimilés à des services effectifs accomplis dans le corps d’intégration. Il n’est pas tenu compte de la bonification d’ancienneté mentionnée à l’article 39 ci-dessus.

TITRE III - Dispositions relatives aux professeurs des universités

ARTICLE 41 : Il est créé un corps de professeurs des universités classé dans la catégorie A prévue à l’article 29 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée.

Ce corps comporte une deuxième classe comprenant six échelons, une première classe comprenant trois échelons et une classe exceptionnelle comprenant deux échelons.

Les professeurs des universités ont, dans les enseignements auxquels ils participent, la responsabilité principale de la préparation des programmes, de l’orientation des étudiants, de la coordination des équipes pédagogiques.

Ils assurent leur service d’enseignement en présence des étudiants sous forme de cours, de travaux dirigés ou de travaux pratiques. Ils ont une vocation prioritaire à assurer ce service sous forme de cours.

Ils assurent la direction des travaux de recherche menés dans l’établissement, concurremment avec les autres enseignants ou chercheurs habilités à diriger ces travaux.

CHAPITRE IER - Recrutement

Article 42 : Les professeurs des universités sont recrutés :

1°) Dans toutes les disciplines, par concours ouverts par établissement en vue de pourvoir un ou plusieurs emplois d’une même discipline ;

2°) En outre, dans les disciplines juridiques, politiques, économiques et de gestion, par des concours nationaux d’agrégation de l’enseignement supérieur.

Les candidats ne possédant pas la nationalité française peuvent, en application des dispositions de l’article 56 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, se présenter aux concours organisés en application du présent article.

Article 43 : Pour pouvoir se présenter aux concours prévus au 1°), 2°) et 4°) de l’article 46 ci-dessous, les candidats doivent être inscrits sur une liste de qualification aux fonctions de professeur des universités établie par le Conseil national des universités.

Article 44 : Les candidats à une inscription sur la liste de qualification aux fonctions de professeur des universités doivent remplir l’une des conditions suivantes :

1°) Etre titulaire, au plus tard à la date d’examen des candidatures par le Conseil national des universités, d’une habilitation à diriger des recherches.

Les titulaires de diplômes universitaires, qualifications et titres de niveau équivalent peuvent être dispensés par le Conseil national des universités siégeant en application des dispositions de l’article 45 de la possession de l’habilitation à diriger des recherches.

Le doctorat d’Etat est admis en équivalence de l’habilitation à diriger des recherches.

2°) Justifier, au 1er janvier de l’année d’inscription, d’au moins cinq ans d’activité professionnelle effective dans les huit ans qui précèdent. Ne sont pas prises en compte les activités d’enseignant, les activités de chercheur dans les établissements publics à caractère scientifique et technologique ou les activités mentionnées à l’article 3 du décret-loi du 29 octobre 1936 susvisé, de rémunérations et de fonctions.

3°) Etre enseignant associé à temps plein.

4°) Etre détaché dans le corps des professeurs des universités.

5°) Appartenir à un corps de chercheurs assimilé aux professeurs des universités.

Article 45 : I - Les demandes d’inscription sur la liste de qualification aux fonctions de professeur des universités, assorties d’un dossier individuel de qualification, sont examinées par la section compétente du Conseil national des universités. La qualification est appréciée par rapport aux différentes fonctions des enseignants-chercheurs telles qu’elles sont définies à l’article 55 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, et compte tenu des diverses activités des candidats.

Après avoir entendu deux rapporteurs désignés par son bureau pour chaque candidat, la section compétente du Conseil national des universités arrête, par ordre alphabétique, la liste de qualification aux fonctions de professeur des universités.

Les rapporteurs, qui peuvent recueillir, sur les dossiers des candidats, l’avis écrit d’experts extérieurs, établissent des rapports écrits.

II - Toutefois, dans les disciplines pharmaceutiques, après avoir entendu les deux rapporteurs désignés par son bureau pour chaque candidat, la section compétente du Conseil national des universités dresse la liste par ordre alphabétique des candidats autorisés à participer à une audition, qui comporte une épreuve pédagogique. Les modalités d’organisation et la durée de l’audition et de l’épreuve pédagogique sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur. A l’issue de l’épreuve pédagogique, la section compétente du Conseil national des universités arrête, par ordre alphabétique, la liste de qualification aux fonctions de professeur des universités.

III - Le bureau communique par écrit à chaque candidat non inscrit sur la liste les motifs pour lesquels sa candidature a été écartée.

Les candidats dont la qualification a fait l’objet de deux refus successifs de la part d’une section du Conseil national des universités peuvent saisir de leur candidature le groupe compétent du Conseil national des universités en formation restreinte aux bureaux de section. Cette formation se prononce dans les mêmes conditions de procédure que la section compétente du Conseil national des universités. Elle procède toutefois à l’audition des candidats.

IV - La liste de qualification aux fonctions de professeur des universités est rendue publique.

Elle cesse d’être valable à l’expiration d’une période de quatre ans.

Les modalités d’application du présent article sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Article 46 : Les concours par établissement mentionnés au 1°) de l’article 42 sont organisés selon les modalités suivantes :

1°) Des concours sont ouverts aux candidats, remplissant, à la date de clôture des inscriptions, les conditions définies au 1°) de l’article 44 ;

2°) Dans la limite du neuvième des emplois mis aux concours dans l’ensemble des disciplines, des concours sont réservés aux maîtres de conférences remplissant les conditions définies au 1°) de l’article 44, qui ont accompli, au 1er janvier de l’année du concours, cinq années de service dans l’enseignement supérieur ou ont été chargés, depuis au moins quatre ans au 1er janvier de l’année du concours, d’une mission de coopération culturelle, scientifique et technique en application de la loi n° 72-889 du 13 juillet 1972. En outre, les intéressés doivent, soit être affectés dans un établissement d’enseignement supérieur autre que celui où est ouvert l’emploi, soit avoir accompli en qualité de maître de conférences ou de maître-assistant une mobilité au moins égale à deux ans dans les conditions prévues au troisième alinéa de l’article 39 ;

3°) Dans la limite du neuvième des emplois mis aux concours dans l’ensemble des disciplines, des concours sont réservés aux maîtres de conférences remplissant les conditions définies au 1°) de l’article 44, qui ont accompli, au 1er janvier de l’année du concours, dix années de service dans l’enseignement supérieur, ou dans un établissement public à caractère scientifique et technologique, dont cinq années en qualité de maître de conférences titulaire ou stagiaire ;

4°) Dans la limite des deux neuvièmes des emplois mis aux concours dans l’ensemble des disciplines, des concours sont réservés :

a) aux candidats comptant, au 1er janvier de l’année du concours, au moins six ans d’activité professionnelle effective dans les neuf ans qui précèdent. Ne sont pas prises en compte les activités d’enseignant, les activités de chercheur dans les établissements publics à caractère scientifique et technologique, ou les activités mentionnées à l’article 3 du décret-loi du 29 octobre 1936 modifié relatif aux cumuls de retraites, de rémunnérations et de fonctions.

b) aux enseignants associés à temps plein en fonction au 1er janvier de l’année du concours ou ayant cessé d’exercer leurs fonctions depuis moins d’un an, à cette même date ;

c) aux maîtres de conférences membres de l’Institut universitaire de France.

Les concours prévus au 4°) du présent article peuvent être ouverts à des candidats ne possédant pas la qualité de fonctionnaire soit pour des nominations comme professeur de première classe, soit, dans la limite de 1 p. 100 des emplois offerts aux concours, pour des nominations comme professeur de classe exceptionnelle.

Les candidats nommés à l’issue des concours prévus au 2°) du présent article peuvent être maintenus, dans l’intérêt du service, en mission de coopération pour une période de deux ans au plus.

Les proportions mentionnées au présent article sont calculées au niveau national.

Article 47 : Les recrutements prévus à l’article 42 sont ouverts par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur. Pour les concours prévus au 1° de l’article 42, cet arrêté désigne le ou les emplois à pourvoir et précise éventuellement leurs caractéristiques.

Ces emplois peuvent correspondre à plusieurs sections du Conseil national des universités.

Article 48 : Dans les disciplines juridiques, politiques, économiques et de gestion, les professeurs des universités sont recrutés par la voie de concours nationaux d’agrégation et par concours organisés en application des dispositions du 3°) et du 4°) de l’article 46. Dans ces disciplines, le nombre des emplois offerts au titre du 3°) de l’article 46 ne peut excéder le tiers des emplois offerts au premier concours organisé en application de l’article 49-2.

Article 49 : Les concours prévus aux 1°), 2°) et 4°) de l’article 46 se déroulent dans les conditions fixées ci-après et précisées par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur.

La commission de spécialistes examine les titres, travaux et activités des candidats et, après avoir entendu deux rapporteurs désignés par son bureau pour chaque candidat, établit une liste des candidats admis à poursuivre le concours.

L’un des deux rapporteurs peut être extérieur à la commission. Les rapporteurs, qui peuvent recueillir sur les travaux des candidats l’avis écrit d’experts extérieurs à la commission, établissent des rapports écrits.

L’audition des candidats admis à poursuivre le concours est faite selon des modalités identiques pour un même concours soit par la commission de spécialistes, soit par une sous-commission d’au moins quatre membres constituée en son sein par la commission de spécialistes à la demande de son président. Cette sous-commission, qui doit être composée exclusivement de professeurs titulaires ou personnels assimilés, transmet son avis sur les candidats entendus à la commission de spécialistes. La commission de spécialistes classe au maximum cinq candidats pour chaque emploi offert au concours. Lorsque dans un même établissement plusieurs emplois d’une même discipline ont été publiés avec les mêmes caractéristiques ou sans caractéristique, la commission de spécialistes établit une seule liste de classement pour ces emplois ; dans ce cas, le nombre maximum de candidats classés sur cette liste est égal à cinq fois le nombre de ces emplois. L’absence de classement fait l’objet d’un rapport motivé établi par le bureau de la commission de spécialistes et transmis au conseil d’administration.

La liste de classement établie par la commission de spécialistes est transmise au conseil d’administration de l’établissement. Le conseil d’administration, siégeant en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et personnels assimilés de rang égal à celui de l’emploi postulé, dispose, pour se prononcer, d’un délai de trois semaines à compter de la date à laquelle la proposition de la commission de spécialistes lui a été transmise. Pour chaque emploi à pourvoir, le conseil propose soit seulement le premier candidat classé par la commission de spécialistes, soit celui-ci et un ou plusieurs des suivants dans l’ordre d’inscription sur la liste de classement. Lorsque plusieurs emplois sont à pourvoir au titre d’un même concours, le conseil d’administration peut soit retenir les premiers candidats classés dans la limite du nombre de postes à pourvoir, soit ceux-ci et un ou plusieurs des candidats suivants , dans l’ordre d’inscription sur la liste de classement.

Il ne peut en aucun cas modifier l’ordre de la liste de classement. Il peut par décision motivée rejeter la liste proposée par la commission. A l’expiration du délai mentionné ci-dessus, il est réputé avoir approuvé la liste.

Lorsque le conseil d’administration siégeant en formation restreinte comprend moins de trois membres, il formule un avis au lieu de la proposition prévue au cinquième alinéa du présent article.

A l’Institut d’études politiques de Paris, la consultation du conseil d’administration est remplacée par celle de l’instance compétente pour se prononcer sur le choix des enseignants.

Les propositions sont transmises au ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Article 49-1 : Lorsque le ou les emplois à pourvoir sont affectés à un institut ou à une école faisant partie d’une université au sens de l’article 33 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, les concours se déroulent dans les conditions définies au présent article.

I - Il est constitué une commission mixte dont les membres sont désignés, pour les deux tiers au plus, par la commission de spécialistes en son sein et, pour le tiers au moins, par le conseil de l’institut ou de l’école, siégeant en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et membres d’un corps assimilé d’un rang au moins égal à l’emploi postulé ; la commission est composée de professeurs titulaires ou de membres de corps assimilés. La commission mixte examine les titres, travaux et activités des candidats et, après avoir entendu deux rapporteurs désignés par son président pour chaque candidat, établit la liste des candidats autorisés à poursuivre le concours.

L’un des deux rapporteurs peut être extérieur à la commission ; les rapporteurs peuvent recueillir sur les travaux des candidats l’avis écrit d’experts extérieurs à la commission de spécialistes. L’avis est annexé au rapport.

Il est procédé à l’audition des candidats autorisés à poursuivre le concours, selon des modalités identiques pour un même concours, par la commission mixte qui transmet son avis à la commission de spécialistes.

II - La commission de spécialistes, après avoir entendu deux rapporteurs désignés pour chaque candidat par son bureau, classe au maximum cinq candidats pour chaque emploi offert au concours. Lorsque dans un même établissement plusieurs emplois d’une même discipline ont été publiés avec les mêmes caractéristiques ou sans caractéristique, la commission de spécialistes établit une seule liste de classement pour ces emplois ; dans ce cas, le nombre maximum de candidats classés sur cette liste est égal à cinq fois le nombre de ces emplois. L’absence de classement doit faire l’objet d’un rapport motivé établi par le bureau de la commission de spécialistes et transmis au conseil d’administration.

L’un des deux rapporteurs peut être extérieur à la commission. Les rapporteurs, qui peuvent recueillir sur les travaux des candidats l’avis écrit d’experts extérieurs à la commission, établissent des rapports écrits.

III - La liste de classement établie par la commission de spécialistes est transmise par le président de l’université, au directeur de l’institut ou de l’école et à l’instance compétente pour se prononcer sur le choix des enseignants de l’institut ou de l’école qui émet un avis dans un délai de quinze jours à compter de la date à laquelle la proposition de la commission de spécialistes a été transmise. A défaut l’avis est réputé avoir été donné.

Si, à l’expiration du délai de quinze jours prévu ci-dessus, le directeur de l’institut ou de l’école n’a pas rejeté, par décision motivée, en vertu du pouvoir qu’il tient de l’article 33 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, la liste de classement proposée par la commission, il est réputé l’avoir approuvée.

IV - Le conseil d’administration de l’université siégeant en formation restreinte aux enseignants-chercheurs et personnels assimilés de rang égal à celui de l’emploi postulé, prend connaissance de l’avis mentionné au III ci-dessus. Il se prononce dans les conditions prévues aux cinquième, sixième et septième alinéas de l’article 49.

Les propositions sont transmises au ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Article 49-2 : Dans les disciplines juridiques, politiques, économiques et de gestion, deux concours nationaux d’agrégation sont organisés pour chaque discipline :

1°) Le premier concours est ouvert aux candidats titulaires à la date de clôture des inscriptions du doctorat ou de l’habilitation à diriger des recherches. Les titulaires de diplômes universitaires, qualifications et titres de niveau équivalent peuvent être dispensés du doctorat par décision du jury mentionné au présent article. Ces dispenses sont accordées pour l’année et le concours au titre desquels la candidature est présentée ; le doctorat d’Etat, le doctorat de 3ème cycle et le diplôme de docteur ingénieur sont admis en équivalence du doctorat.

2°) Le second concours est ouvert aux maîtres de conférences et maîtres-assistants âgés, au 1er janvier de l’année d’ouverture du concours, d’au moins quarante ans et comptant à cette même date au moins dix années de service dans l’enseignement supérieur.

Les candidats au second concours doivent être, à la date de clôture des inscriptions titulaires du doctorat ou d’un des diplômes mentionnés au 1°) ci-dessus. Les titulaires de diplômes universitaires, qualifications et titres de niveau équivalent peuvent être dispensés du doctorat par décision du jury mentionné au présent article. Ces dispenses sont accordées pour l’année et le concours au titre desquels la candidature est présentée.

Le ministre chargé de l’enseignement supérieur fixe, pour chaque discipline, le nombre des emplois offerts à chacun des deux concours. Le nombre total des emplois mis au premier concours ne peut être inférieur au nombre total des emplois mis dans la discipline au second concours, d’une part, et aux concours ouverts en application du 3°) et du 4°) de l’article 46, d’autre part.

Un arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur fixe l’organisation des concours et le contenu des épreuves. Ces épreuves doivent comporter :

a) pour le premier concours, une discussion des travaux des candidats et au plus trois leçons ; l’admissibilité est prononcée après la discussion des travaux et une leçon ;

b) pour le second concours, deux épreuves dont une consistant en une discussion avec les candidats sur leurs travaux et sur leurs activités.

Le jury de chaque concours d’agrégation comprend le président, nommé par le ministre chargé de l’enseignement supérieur parmi les professeurs de la discipline considérée, et six autres membres nommés par le ministre chargé de l’enseignement supérieur sur proposition du président du jury ; quatre de ces membres sont des professeurs de la discipline concernée. Les deux autres membres du jury sont choisis parmi les professeurs d’une autre discipline ou parmi les personnalités françaises ou étrangères du secteur public ou du secteur privé connues pour leurs compétences ou leurs travaux dans des domaines liés à la discipline considérée.

Nul ne peut être nommé président de l’un des deux concours d’agrégation s’il a été, lors de la session précédente, président de l’autre concours. Nul ne peut être membre d’un des jurys prévus au présent article et exercer, la même année, les fonctions de membre du conseil national des universités ou du comité national de la recherche scientifique.

Les candidats déclarés reçus, nommés dans le corps des professeurs des universités, sont affectés à un établissement, compte tenu, dans la mesure où les besoins du service le permettent, de leur rang de classement au concours et y sont installés.

Sans préjudice des dispositions de l’article 42, les candidats de nationalité étrangère peuvent être autorisés à participer, à titre étranger, aux épreuves du premier concours d’agrégation sans que leur admission confère aux intéressés le droit à l’attribution de fonctions dans un établissement d’enseignement supérieur et de recherche français.

Article 49-3 : Les concours prévus au 3°) de l’article 46 se déroulent conformément aux dispositions des articles 49 et 49-1. La proposition de l’instance de l’établissement doit recueillir l’avis favorable de la section compétente du Conseil national des universités. 

Article 49-4 : Il peut être procédé à des recrutements par voie de concours ouverts en application des 1°), 2°) et 4°) de l’article 46 plusieurs fois par an afin de pourvoir soit l’ensemble des postes vacants soit une partie d’entre eux. 

CHAPITRE II - Nomination et mutation

ARTICLE 50 : Les professeurs des universités sont nommés par décret du Président de la République.

Ils sont classés dans le corps par arrêté du ministre de l’éducation nationale.

ARTICLE 51 : Les mutations des professeurs des universités sont prononcées par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur selon la procédure prévue aux articles 33 et 34 ci-dessus.

Les emplois ouverts au titre du 1°) de l’article 46 et du 1°) de l’article 49-2 sont préalablement offerts à la mutation.

CHAPITRE III - Avancement

ARTICLE 52 : Les dispositions de l’article 55 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ne sont pas applicables aux professeurs des universités.

ARTICLE 53 : L’avancement des professeurs des universités comprend l’avancement d’échelon et l’avancement de classe. Il ne donne pas lieu à l’établissement de tableaux d’avancement.

ARTICLE 54 : Abrogé par le décret n° 89-708 du 28 septembre 1989.

ARTICLE 55 : L’avancement d’échelon dans la première et la deuxième classe du corps des professeurs des universités a lieu à l’ancienneté. Il est prononcé par arrêté du ministre de l’éducation nationale à l’ancienneté. L’ancienneté requise pour accéder aux divers échelons de ces deux classes est fixées ainsi qu’il suit :

CLASSES et avancement d’échelon ANCIENNETE REQUISE pour l’accès à l’échelon supérieur
1ère classe
Du 2e au 3e échelon 4 ans 4 mois
Du 1e au 2e échelon 4 ans 4 mois
2e classe
Du 5e au 6e échelon 5 ans
Du 4e au 5e échelon 1 an
Du 3e au 4e échelon 1 an
Du 2e au 3e échelon 1 an
Du 1e au 2e échelon 1 an

ARTICLE 56 : L’avancement de la deuxième classe à la première classe des professeurs des universités a lieu au choix dans la limite des emplois budgétaires vacants de professeur de première classe, par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Il est prononcé, d’une part, sur proposition du conseil scientifique dans la limite des promotions offertes dans l’établissement, toutes disciplines confondues, et, d’autre part, sur proposition de la section compétente du Conseil national des universités dans la limite des promotions offertes par discipline sur le plan national, sans que le nombre de ces promotions puisse être inférieur à celui des promotions prononcées préalablement sur proposition des conseils scientifiques. Toutefois, lorsque le nombre des professeurs affectés à l’établissement est inférieur à 30, l’ensemble des avancements est prononcé sur proposition de la section compétente du Conseil national des universités après avis du conseil scientifique de l’établissement.

Pour l’avancement de la 2e à la 1e classe des professeurs des universités qui exercent pendant plusieurs années, en sus de leurs obligations de services, des fonctions pédagogiques ou administratives définies par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur, le conseil scientifique de chaque établissement arrête des listes de classement par groupe du Conseil national des universités. Ces listes sont transmises aux groupes compétents du Conseil national des universités qui siègent en formation restreinte aux présidents et premiers vice-présidents de section. Ces formations établissent et adressent au ministre chargé de l’enseignement supérieur des propositions d’avancement. Les propositions doivent respecter l’ordre de classement adopté par le conseil scientifique de l’établissement.

Lorsqu’ils prennent en charge les responsabilités pédagogiques ou administratives mentionnées à l’alinéa qui précède, les professeurs peuvent demander à renoncer au bénéfice des dispositions prévues audit alinéa. En ce cas, ils sont soumis pendant toute la période où ils exercent les fonctions pédagogiques ou administratives susmentionnées, pour l’examen de leur promotion, aux dispositions du deuxième alinéa du présent article.

Dans tous les cas, les propositions d’avancement des professeurs des universités assumant des fonctions de président ou de directeur d’établissement public d’enseignement supérieur sont établies sans consultation préalable du conseil scientifique de l’établissement.

Par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, les professeurs ayant bénéficié au titre de leur spécialité d’une des distinctions scientifiques dont la liste est fixée par arrêté conjoint des ministres chargés respectivement de l’enseignement supérieur, du budget et de la fonction publique peuvent être nommés à la 1e classe sur proposition du groupe de sections compétent du Conseil national des universités siégeant en formation restreinte aux présidents et premiers vice-présidents de section.

Les professeurs des universités de deuxième classe promus en première classe sont classés à l’échelon comportant un indice de rémunération égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui qu’ils détenaient dans leur grade d’origine.

Lorsque l’application des dispositions du présent article n’entraîne pas d’augmentation de traitement, les intéressés conservent l’ancienneté d’échelon qu’ils avaient acquise dans la limite de l’ancienneté exigée pour une promotion à l’échelon supérieur dans leur nouveau grade.

La rémunération des professeurs classés au deuxième échelon de la première classe est fixée conformément à la réglementation applicable aux emplois de l’Etat classés hors échelles.

ARTICLE 57 : L’effectif de chacun des échelons de la classe exceptionnelle du corps des professeurs des universités ne peut être supérieur à 10 p. 100 de l’effectif total des professeurs.

L’avancement de la première classe à la classe exceptionnelle des professeurs des universités et l’avancement du premier au deuxième échelon de la classe exceptionnelle se fait au choix parmi les professeurs exerçant les responsabilités énumérées à l’article 41, notamment dans les enseignements du premier cycle.

Il est prononcé dans les conditions de procédure prévues aux cinq premiers alinéas de l’article 56 ci-dessus, par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Peuvent seuls être promus au 1er échelon de la classe exceptionnelle les professeurs de première classe qui justifient d’au moins dix-huit mois d’ancienneté dans celle-ci. Lorsqu’un professeur de classe exceptionnelle exerce, dans les limites prévues à l’article 9, une activité impliquant son inscription au rôle de la taxe professionnelle, il ne peut être maintenu en classe exceptionnelle sans autorisation du ministre de l’éducation nationale. Cette autorisation est accordée pour une période de trois ans selon des modalités qui sont définies par arrêté de ce ministre. Si cette autorisation n’est pas accordée, l’intéressé cesse d’appartenir à cette classe. Il est alors placé au 3e échelon de la première classe.

Peuvent seuls être promus au 2e échelon de la classe exceptionnelle les professeurs justifiant d’au moins dix-huit mois d’ancienneté dans le 1er échelon de cette classe. Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, les professeurs ayant bénéficié au titre de leur spécialité d’une des distinctions scientifiques dont la liste est fixée par arrêté conjoint du ministre de l’éducation nationale, du ministre du budget et du ministre chargé de la fonction publique peuvent être nommés hors contingent par le ministre de l’éducation nationale à l’un des deux échelons de la classe exceptionnelle sur proposition du groupe de sections compétent du conseil supérieur des universités siégeant en formation restreinte aux présidents et premiers vice-présidents de section.

CHAPITRE IV - Eméritat

ARTICLE 58 : Les professeurs admis à la retraite peuvent pour une durée déterminée par l’établissement recevoir le titre de professeur émérite par décision du conseil d’administration prise à la majorité des membres présents sur proposition du conseil scientifique siégeant en formation restreinte aux personnes qui sont habilitées à diriger des travaux de recherche dans l’établissement, prise à la majorité absolue des membres composant cette formation. Les professeurs émérites peuvent diriger des séminaires, des thèses et participer à des jurys de thèse ou d’habilitation.

CHAPITRE V - Détachement de fonctionnaires d’autres corps

ARTICLE 58-1 : Peuvent être placés en position de détachement dans le corps des professeurs des universités, dans la limite de 20 p. 100 de l’effectif budgétaire de ce corps, sous réserve qu’ils soient titulaires dans leur corps ou cadre d’emplois d’origine depuis trois ans au moins :

1° - Les fonctionnaires appartenant à un corps assimilé aux professeurs des universités pour la désignation des membres du Conseil national des universités ;

2° - Les fonctionnaires appartenant à un grade ou nommés dans un emploi dont l’indice terminal est supérieur à l’indice terminal des professeurs des universités de 2e classe ;

3° - Les magistrats de l’ordre judiciaire appartenant au 2e groupe du 1er grade ou placés hors hiérarchie ;

4° - Abrogé par le décret du 27 avril 1995.

Le détachement est prononcé sur proposition de la commission de spécialistes concernée. Cette proposition doit être accompagnée de l’avis favorable du conseil d’administration de l’établissement.

Tout détachement dans un institut ou une école faisant partie d’une université au sens de l’article 33 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, fait l’objet, de la part du directeur de cet institut ou école, d’une proposition établie après consultation de l’instance de l’institut ou de l’école compétente en matière de recrutement. Cette proposition doit recueillir l’avis favorable de la commission de spécialistes compétente.

ARTICLE 58-2 : Le détachement s’effectue à équivalence de grade et à l’échelon comportant un indice égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui dont l’intéressé bénéficiait dans son corps ou cadre d’emplois d’origine. Le fonctionnaire détaché conserve, dans les conditions et limites fixées aux quatrième, cinquième et sixième alinéas de l’article 3 du décret du 26 avril 1985 susvisé, l’ancienneté d’échelon qu’il avait acquise et, le cas échéant, le bénéfice, à titre personnel, de son indice antérieur.

Le fonctionnaire détaché concourt pour les avancements de grade et d’échelon dans le corps des professeurs des universités avec l’ensemble des fonctionnaires de ce corps.

ARTICLE 58-3 : Il ne peut être mis fin avant son terme à un détachement dans le corps des professeurs des universités qu’à la demande de l’intéressé ou après avis favorable des instances mentionnées à l’article 58-1.

ARTICLE 58-4 : Les fonctionnaires placés en position de détachement en qualité de professeur des universités peuvent être intégrés sur leur demande dans ce corps à l’issue d’un délai d’un an, sous réserve, pour ceux qui n’appartiennent pas à un corps d’enseignants-chercheurs assimilé aux professeurs des universités, d’être inscrits sur la liste de qualification aux fonctions de professeur des universités. L’intégration est prononcée sur proposition de la commission de spécialistes concernée. Cette proposition doit être accompagnée de l’avis favorable du conseil d’administration de l’établissement.

Dans les instituts ou écoles faisant partie des universités au sens de l’article 33 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, l’intégration est prononcée sur proposition du directeur de l’institut ou de l’école établie après consultation de l’instance de l’institut ou de l’école compétente en matière de recrutement. Cette proposition doit recueillir l’avis favorable de la commission de spécialistes compétente et du conseil d’administration de l’université ".

Les bénéficiaires du présent article sont nommés soit au grade et à l’échelon occupés par eux en position de détachement, soit, si cette situation leur est plus favorable, au grade ou à l’échelon comportant un indice égal ou, à défaut, immédiatement supérieur à celui qu’ils avaient atteint dans leur corps ou cadre d’emplois d’origine au moment de leur intégration. Ils conservent l’ancienneté d’échelon qu’ils ont acquise et, le cas échéant, le bénéfice, à titre personnel, de l’indice antérieur mentionné à l’article 58-2 ci-dessus. Les services effectifs accomplis dans le corps ou cadre d’emplois d’origine sont assimilés à des services effectifs accomplis dans le corps d’intégration.

TITRE III bis - Dispositions relatives aux nominations à l’issue des concours de recrutement

ARTICLE 58-5 : La nomination des candidats admis à un ou plusieurs concours de recrutement, soit de professeur des universités, soit de maître de conférences, est subordonnée à leur engagement exprès d’occuper l’emploi ou l’un des emplois correspondants.

Pour les candidats admis à plusieurs concours, soit de professeur des universités, soit de maître de conférences, cet engagement comporte l’expression de voeux d’affectation par ordre décroissant de préférence. Ces voeux restent confidentiels jusqu’à la fin des procédures de recrutement.

La date limite de réception de ces engagements et voeux est fixée par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur. Au-delà de cette date, aucune modification des voeux d’affectation ou de l’ordre de préférence ne sera reçue.

Toutefois, la nomination de candidats admis n’ayant pas satisfait aux obligations prévues aux trois alinéas précédents peut être prononcée, dans l’intérêt du service, sur les emplois restés vacants à l’issue des affectations des autres candidats.

ARTICLE 58-6 : Pour l’expression par voie télématique de leur engagement et de leurs voeux, les candidats reçoivent un code d’accès personnel et confidentiel assurant l’authenticité de l’enregistrement.

ARTICLE 58-7 : Les nominations sont faites en fonction du classement des candidats admis sur chacun des emplois correspondants et de l’ordre de préférence qu’ils ont fait connaître.

ARTICLE 58-8 : Un arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur fixe les modalités de mise en oeuvre du présent titre, qui est applicable à l’ensemble des concours de recrutement de professeur des universités ou de maître de conférences.

ARTICLE 58-9 : Les dispositions du présent titre ne sont pas applicables aux recrutements organisés en application des articles 49-2 et 49-3 du présent décret.

TITRE IV - Dispositions diverses et transitoires

ARTICLE 59 : Les maîtres assistants titulaires nommés en application des décrets n° 60-1027 du 26 septembre 1960 modifié, n° 62-114 du 27 janvier 1962 modifié, n° 69-526 du 2 juin 1969 modifié et les chargés de fonctions de maîtres de conférences des disciplines juridiques, politiques, économiques et de gestion, sont intégrés, sur leur demande, dans le corps des maîtres de conférences. Ils sont reclassés à la deuxième classe ou le cas échéant à la première classe du corps des maîtres de conférences, à un échelon correspondant à l’indice qu’ils détenaient dans leur ancien corps avec maintien de l’ancienneté d’échelon acquise dans ce corps. Les maîtres assistants parvenus à l’échelon spécial sont reclassés au troisième échelon de la deuxième classe des maîtres de conférences et conservent à titre personnel le bénéfice de la rémunération afférente à l’échelon spécial. Les maîtres assistants qui n’ont pas sollicité leur intégration dans le corps des maîtres de conférences sont maintenus dans le corps des maîtres assistants, qui est mis en extinction. Ils demeurent régis par les dispositions statutaires en vigueur à la date de publication du présent décret.

Les dispositions des articles 3, 5, 6, 7 et 9 à 20 de ce décret leur sont, en outre, applicables.

Les intéressés peuvent, pendant une période de six ans à compter de la publication du présent décret demander leur intégration dans le corps des maîtres de conférences.

Les maîtres assistants en cours de stage à la date de publication du présent texte sont maintenus en qualité de maîtres assistants stagiaires jusqu’au terme de leur stage.

Ils peuvent, s’ils sont titularisés, demander leur intégration dans le corps de maîtres de conférences selon les modalités prévues au premier alinéa ci-dessus.

Les maîtres-assistants stagiaires, agrégés de l’enseignement du second degré et qui ne détiennent pas, à la date de publication du présent décret, l’un des titres prévus à l’article 5-1 du décret n° 60-1027 du 26 septembre 1960 modifié, peuvent être titularisés dans le corps des maîtres assistants correspondant à leur discipline sur proposition du conseil scientifique de l’établissement siégeant en formation restreinte, acquise à la majorité absolue des membres de cette formation.

ARTICLE 60 : Les dispositions des articles 40-3, 40-5, 58-2 et 58-4 du présent décret en tant qu’elles sont applicables aux fonctionnaires, sont également applicables aux magistrats de l’ordre judiciaire.

ARTICLE 61 : Par dérogation aux dispositions de l’article 2 ci-dessus, les assistants qui ont la qualité de fonctionnaire demeurent régis par les dispositions statutaires en vigueur à la date de publication du présent décret. Les dispositions des articles 3, 5, 6, 7, 9 à 20, 67 et 68 de ce décret leur sont, en outre, applicables.

A titre transitoire, les assistants qui ont la qualité de fonctionnaire, qui justifient du doctorat d’Etat ou du doctorat prévu à l’article 16 de la loi du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur, ou du doctorat de troisième cycle ou d’un titre équivalent figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre de l’éducation nationale et qui comptent au moins six ans d’ancienneté dans l’enseignement supérieur au 1er octobre de chacune des années considérées, peuvent être recrutés selon les modalités prévues aux articles 22 à 31 ci-dessus en qualité de maîtres de conférences de deuxième classe, dans la limite des emplois créés à cet effet par les lois de finances. Un arrêté des ministres chargés de la fonction publique, du budget et de l’éducation nationale fixe chaque année le nombre des emplois ouverts en vue de permettre ces recrutements de maîtres de conférences de deuxième classe parmi les assistants.

ARTICLE 62 : A titre transitoire et pendant une période de cinq ans à compter de l’entrée en vigueur du présent décret, les maîtres de conférences peuvent être recrutés dans toutes les disciplines selon les modalités prévues à l’article 48 ci-dessus en qualité de professeurs de deuxième classe dans la limite des emplois créés à cet effet par les lois de finances, s’ils comptent au moins huit ans d’ancienneté dans l’enseignement supérieur au 1er octobre de chacune des années considérées. Un arrêté des ministres chargés de la fonction publique, du budget et de l’éducation nationale fixe chaque année le nombre des emplois proposés à ce titre aux maîtres de conférences.

ARTICLE 63 : A titre transitoire, les chargés de cours et les chargés d’enseignement en service à la date de sa publication, comptant au moins six ans d’ancienneté dans l’enseignement supérieur au 1er octobre de chacune des années considérées, bénéficient des dispositions du deuxième alinéa de l’article 61 ci-dessus. Ces dispositions s’appliquent également aux enseignants titulaires relevant du ministère de l’éducation nationale, justifiant de la possession du doctorat d’Etat, du doctorat prévu à l’article 16 de la loi du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur, du doctorat de troisième cycle ou du diplôme de docteur-ingénieur, qui servaient à la date d’effet du présent décret en coopération dans un établissement d’enseignement supérieur. La durée de leurs fonctions en cette qualité doit être au moins égale à quatre ans au 1er octobre de chacune des années considérées.

ARTICLE 64 : Pendant une période de deux ans à compter du 1er juin 1988, les professeurs de l’Institut national des langues et civilisations orientales régis par le décret du 8 juin 1914 modifié portant réorganisation de l’enseignement à l’Ecole nationale des langues orientales vivantes, en fonctions au 1er juin 1988, peuvent être intégrés en qualité de professeur des universités de deuxième classe dans le corps des professeurs des universités dans la limite des emplois créés à cet effet.

Les intéressés doivent justifier du doctorat d’Etat ou de l’habilitation à diriger des recherches ou de titres ou travaux jugés équivalents par la section compétente du Conseil national des universités siégeant dans la formation mentionnée à l’alinéa suivant.

Chaque section siège en formation restreinte aux professeurs des universités et personnels assimilés, à l’exclusion des professeurs de l’Institut national des langues et civilisations orientales régis par le décret du 8 juin 1914 susvisé. Les sections transmettent au ministre chargé de l’enseignement supérieur les propositions qu’elles formulent dans la limite des emplois offerts.

ARTICLE 65 : A titre transitoire, et pendant une période de cinq ans, les candidats inscrits sur la liste d’aptitude aux fonctions de maître-assistant à la date du 15 août 1979 sont considérés comme remplissant les conditions prévues à l’article 22 du présent décret.

ARTICLE 66 : A titre transitoire pendant une période de cinq ans, sont considérés comme remplissant les conditions de titre prévues à l’article 42 du présent décret les candidats inscrits sur la liste d’aptitude aux fonctions de maîtres de conférences à la date du 15 août 1979.

ARTICLE 67 : Modifie le décret n° 83-287 du 8 avril 1983.

ARTICLE 68 : Concerne les assistants des disciplines scientifiques et pharmaceutiques.

ARTICLES 69 à 72 : Modifient des textes abrogés.

ARTICLE 73 : Le décret n° 79-683 du 9 août 1979 relatif au statut particulier des professeurs des universités est abrogé.

ARTICLE 74 : Les dispositions du présent décret prendront effet à compter du 1er octobre 1984.


A N N E X E

Liste des établissements d’enseignement supérieur dont les enseignants-chercheurs appartenant à des corps propres à ces établissements restent soumis aux statuts de ces corps

Bureau des longitudes ;
Collège de France ;
Conservatoire national des arts et métiers ;
Ecole centrale des arts et manufactures ;
Ecole des hautes études en sciences sociales ;
Ecole nationale des chartes ;
Ecoles normales supérieures ;
Ecole pratique des hautes études ;
Institut national d’hydrologie et de climatologie ;
Institut national des langues et civilisations orientales ;
Muséum national d’histoire naturelle ;
Observatoires astronomiques ;
Instituts et Observatoires de physique du globe.


DECRET N° 85-1063 DU 11 OCTOBRE 1985 PORTANT EXTINCTION DES CORPS D’ASSISTANTS

ARTICLE 3 : La durée minimale de l’ancienneté dans l’enseignement supérieur requise des candidats aux recrutements organisés en application de l’article 61, deuxième alinéa, du décret du 6 juin 1984 susvisé est ramenée à quatre ans.


DECRET N° 87-31 DU 20 JANVIER 1987 RELATIF AU CONSEIL NATIONAL DES UNIVERSITES

ARTICLE 18 : Le décret du 13 avril 1983 susvisé relatif au Conseil supérieur des universités est abrogé et les termes de : " Conseil national des universités " sont substitués à ceux de : " Conseil supérieur des universités " dans tous les textes où figurent ces derniers termes.


DECRET N° 87-555 DU 17 JUILLET 1987 RELATIF AUX STATUTS DU CORPS DES PROFESSEURS DES UNIVERSITES ET DU CORPS DES MAITRES DE CONFERENCES ET MODIFIANT LE DECRET N° 84-431 DU 6 JUIN 1984

ARTICLE 15 : Par dérogation au deuxième alinéa de l’article 39 du décret du 6 juin 1984 susvisé, les maîtres de conférences ayant accompli l’obligation de mobilité avant le 31 décembre 1988, en application de la réglementation antérieurement applicable, bénéficient d’une bonification d’ancienneté de deux ans.


DECRET N° 88-146 DU 15 FEVRIER 1988 RELATIF AUX COMMISSIONS DE SPECIALISTES DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

ARTICLE 13 : Le décret n° 83-399 du 18 mai 1983 modifié relatif aux commissions de spécialité et d’établissement de certains établissements d’enseignement et de recherche relevant du ministre de l’éducation nationale est abrogé et les termes de : " commission de spécialistes " sont substitués à ceux de : " commission de spécialité et d’établissement " dans tous les textes où figurent ces derniers termes.

Toutefois, les commissions de spécialité et d’établissement instituées par ledit décret restent compétentes jusqu’à l’installation des commissions de spécialistes instituées par le présent décret qui aura lieu au plus tard deux mois après sa publication.


DECRET N° 88-147 DU 15 FEVRIER 1988 MODIFIANT LE DECRET N° 84-431 DU 6 JUIN 1984 RELATIF AUX STATUTS DU CORPS DES PROFESSEURS DES UNIVERSITES ET DU CORPS DES MAITRES DE CONFERENCES

ARTICLE 8 : Les dispositions relatives au recrutement prévues par le présent décret ne sont applicables que pour le recrutement aux emplois dont la vacance a été déclarée après la publication dudit décret.


DECRET N° 89-708 DU 28 SEPTEMBRE 1989 MODIFIANT LE DECRET N° 84-431 DU 6 JUIN 1984 RELATIF AUX STATUTS DU CORPS DES PROFESSEURS DES UNIVERSITES ET DU CORPS DES MAITRES DE CONFERENCES

ARTICLE 14 : La période de six ans, prévue au premier alinéa de l’article 59 du décret du 6 juin 1984 susvisé, pendant laquelle les maîtres-assistants titulaires peuvent demander leur intégration dans le corps des maîtres de conférences est prolongée d’un an.

ARTICLE 15 : Abrogé par le décret n° 92-71 du 16 janvier 1992.

ARTICLE 16 : A titre transitoire et pendant une période de cinq ans à compter du 1er octobre 1989, les enseignants associés et anciens assistants associés en fonctions au cours de l’année universitaire 1988-1989, comptant au moins quatre ans d’ancienneté dans l’enseignement supérieur et titulaires du doctorat d’Etat, du doctorat prévu à l’article 16 de la loi du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur, du doctorat de troisième cycle ou du diplôme de docteur-ingénieur, peuvent être recrutés suivant les modalités prévues aux articles 22, 26, 27, 28, 29 et 30 du décret du 6 juin 1984 susvisé en qualité de maître de conférences de deuxième classe dans la limite des emplois créés à cet effet par les lois de finances.

Ces dispositions s’appliquent également aux adjoints d’enseignement, aux vacataires à titre principal maintenus en fonctions par le décret n° 82-862 du 6 octobre 1982, ainsi qu’aux lecteurs de langue étrangère recrutés selon les dispositions antérieures au décret n° 87-754 du 14 septembre 1987 justifiant des mêmes conditions de titre et d’ancienneté que celles prévues à l’alinéa précédent.

Les anciens assistants associés et les personnels mentionnés à l’alinéa précédent qui n’étaient plus en fonctions pendant l’année universitaire 1988-1989 mai qui ont exercé durant cette année universitaire des fonctions à plein temps dans un établissement d’enseignement supérieur ou des fonctions d’allocataire d’enseignement et de recherche peuvent déposer leur candidature aux concours prévus au premier alinéa du présent article s’ils remplissent les conditions de titre et d’ancienneté requises.

Un arrêté des ministres chargés de l’enseignement supérieur, du budget et de la fonction publique fixe, chaque année, le nombre d’emplois ouverts en vue de permettre ces recrutements.

ARTICLE 17 : Les concours prévus à l’article 61 du décret du 6 juin 1984 susvisé et à l’article 16 du présent décret peuvent être organisés soit sous forme de concours séparés ouverts pour chacune des deux catégories de candidats mentionnés à l’article 61 du décret du 6 juin 1984 susvisé et à l’article 16 ci-dessus, soit sous forme de concours ouverts à l’ensemble de ces deux catégories lorsque le nombre restreint des candidatures le justifie.

ARTICLE 18 : Abrogé par le décret n° 92-71 du 16 janvier 1992.

ARTICLE 19 : Il peut être ouvert jusqu’au 31 décembre 1989 dans les conditions de l’article 62 du décret du 6 juin 1984 susvisé, des concours de professeurs des universités de deuxième classe.

ARTICLE 20 : Les maîtres de conférences en fonctions à la date d’entrée en vigueur du présent décret sont reclassés conformément au tableau ci-dessous :

SITUATION ANCIENNE SITUATION NOUVELLE
Classe et échelon Classe et échelon Ancienneté d’échelon conservée
1ère classe
5e échelon 5e échelon Ancienneté acquise maintenue
4e échelon 4e échelon Ancienneté maintenue majorée de 2 mois
3eéchelon après 3 ans 6 mois 4e échelon Ancienneté maintenue au delà de 3 ans 6 mois dans la limite de 2 mois
3e échelon avant 3 ans 6 mois 3e échelon Ancienneté maintenue majorée de quatre mois
2e échelon après 2ans 10 mois 3e échelon Ancienneté maintenue au delà de deux ans dix mois dans la limite de quatre mois
2e échelon avant 2 ans 10 mois 2e échelon Ancienneté maintenue
1e échelon 1e échelon Ancienneté maintenue
2e classe
2e échelon 2e échelon Ancienneté maintenue majorée de quatre mois
1e échelon après 2 ans 2e échelon Ancienneté maintenue au-delà de 2 ans dans la limite de 4 mois
1e échelon avant 2 ans 1e échelon Ancienneté maintenue

ARTICLE 21 : Les professeurs des universités de deuxième classe en fonctions à la date d’entrée en vigueur du présent décret sont reclassés conformément au tableau ci-dessous :

SITUATION ANCIENNE SITUATION NOUVELLE
Classe et échelon Classe et échelon Ancienneté d’échelon conservée
2e classe
5e échelon 5e échelon Ancienneté maintenue majorée de 4 mois
4e échelon après 1 an 5e échelon Ancienneté maintenue au delà d’un an dans la limite de 4 mois
4e échelon avant 1 an 4e échelon Ancienneté maintenue majorée de 4 mois
3e échelon après 1 an 4e échelon Ancienneté maintenue au delà d’un an dans la limite de quatre mois
3e échelon avant 1 an 3e échelon Ancienneté maintenue majorée de 3 mois
2e échelon après 1 an 3e échelon Ancienneté maintenue au delà d’un an dans la limite de 3 mois
2e échelon avant 1 an 2e échelon Ancienneté maintenue majorée de 3 mois
1e échelon après 1 an 2e échelon Ancienneté maintenue au delà d’un an dans la limite de 3 mois
1e échelon avant 1 an 1e échelon Ancienneté maintenue

ARTICLE 22 : Sont abrogés :

1°) La dernière phrase de l’article 23 et le deuxième alinéa de l’article 44 du décret du 6 juin 1984 susvisé :

2°) Les articles 38 et 54 du décret du 6 juin 1984 susvisé.

ARTICLE 23 : Les dispositions du présent décret prendront effet à compter du 1er octobre 1989.


DECRET N° 90-894 DU 1ER OCTOBRE 1990 MODIFIANT LE DECRET N° 84-431 DU 6 JUIN 1984 RELATIF AUX STATUTS DU CORPS DES PROFESSEURS DES UNIVERSITES ET DU CORPS DES MAITRES DE CONFERENCES

ARTICLE 5 : Peuvent, sur leur demande, être détachés dans le corps des maîtres de conférences ou dans le corps des professeurs des universités, dans les conditions prévues aux articles 40-3 et 58-2 du décret du 6 juin 1984 susvisé, les chercheurs titulaires relevant du décret du 30 décembre 1983 susvisé dont la candidature à un recrutement en qualité d’enseignant associé au titre de l’année universitaire 1990-1991 a fait l’objet d’un avis favorable du Conseil national des universités en application des dispositions du décret du 17 juillet 1985 susvisé.


DECRET N° 91-171 DU 13 FEVRIER 1991 MODIFIANT LE DECRET N° 88-146 DU 15 FEVRIER 1988 RELATIF AUX COMMISSIONS DE SPECIALISTES DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

ARTICLE 2 : Les avis du conseil d’administration de l’établissement prévus aux articles 27, 33, 48-1 et 51 du décret du 6 juin 1984 susvisé, ne sont requis qu’à compter de la date à laquelle ledit conseil d’administration est constitué.


DECRET N° 91-889 DU 5 SEPTEMBRE 1991 COMPLETANT LE DECRET N° 84-431 DU 6 JUIN 1984 RELATIF AUX STATUTS DU CORPS DES PROFESSEURS DES UNIVERSITES ET DU CORPS DES MAITRES DE CONFERENCES

ARTICLE 1ER : A titre transitoire et pendant une période de quatre ans à compter de la date d’entrée en vigueur du présent décret, les personnels titulaires relevant du ministère chargé de l’éducation nationale, en fonctions au 31 août 1990 ou nommés ultérieurement dans une école normale primaire, une école normale nationale d’apprentissage ou au centre de formation des professeurs de l’enseignement technique, peuvent être recrutés par la voie de concours spéciaux, dans la limite des emplois créés à cet effet par les lois de finances, selon les modalités prévues aux articles 22 à 31 du décret du 6 juin 1984 susvisé en qualité de maîtres de conférences de deuxième classe.

Les intéressés doivent être titulaires du doctorat d’Etat, du doctorat prévu par l’article 16 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée, du doctorat de troisième cycle ou du diplôme de docteur-ingénieur et justifier d’au moins quatre ans de fonctions d’enseignement ou de direction dans l’une des écoles ou centres mentionnés au premier alinéa ou dans un institut universitaire de formation des maîtres.


DECRET N° 92-71 DU 16 JANVIER 1992 FIXANT LES DISPOSITIONS STATUTAIRES COMMUNES APPLICABLES AUX ENSEIGNANTS-CHERCHEURS ET PORTANT STATUT PARTICULIER DU CORPS DES PROFESSEURS DES UNIVERSITES ET DU CORPS DES MAITRES DE CONFERENCES ET MODIFIANT LE DECRET N° 84-431 DU 6 JUIN 1984 RELATIF AUX STATUTS DU CORPS DES PROFESSEURS DES UNIVERSITES ET DU CORPS DES MAITRES DE CONFERENCES

ARTICLE 22 : Les termes : " aux articles 22, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 " figurent au deuxième alinéa de l’article 61 du décret du 6 juin 1984 susvisé, à l’article 16 du décret n° 89-708 du 28 septembre 1989 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 et à l’article 1er du décret n° 91-889 du 5 septembre 1991 complétant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 sont remplacés par les termes : " aux articles 22 à 31 ".

ARTICLE 23 : Les maîtres de conférences et les professeurs des universités assumant, à la date de publication du présent décret, des fonctions administratives ou pédagogiques dans les conditions définies aux articles 40 et 56 ci-dessus peuvent demander à bénéficier des dispositions du quatrième alinéa de chacun de ces articles.

ARTICLE 24 : Les concours nationaux d’agrégation ouverts avant la date de publication du présent décret demeurent régis par les dispositions applicables avant cette date.

ARTICLE 25 : Les articles 15 et 18 du décret n° 89-708 du 28 septembre 1989 modifiant le décret n° 84-431 du 6 juin 1984 sont abrogés.

ARTICLE 26 : Les termes : " et pendant une période de cinq ans à compter de l’entrée en vigueur du présent décret " et les termes : " et pour une durée de cinq ans à compter de l’entrée en vigueur du présent décret " figurant respectivement au deuxième alinéa de l’article 61 et à l’article 63 du décret du 6 juin 1984 susvisé sont abrogés.

DECRET N° 95-490 DU 27 AVRIL 1995 MODIFIANT LE DECRET N° 84-431 DU 6 JUIN 1984 FIXANT LES DISPOSITIONS STATUTAIRES COMMUNES APPLICABLES AUX ENSEIGNANTS-CHERCHEURS ET PORTANT STATUT PARTICULIER DU CORPS DES PROFESSEURS DES UNIVERSITES ET DU CORPS DES MAITRES DE CONFERENCES

TITRE IV - DISPOSITIONS DIVERSES ET TRANSITOIRES

ARTICLE 17 : Les lecteurs de langue étrangère et les maîtres de langue étrangère visés à l’article 8 du décret n° 87-754 du 14 septembre 1987 relatif au recrutement de lecteurs de langue étrangèreet de maîtres de langue étrangère dans les établissements publics d’enseignement supérieur relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur, les répétiteurs de langue étrangère et les maîtres de langue étrangère de l’Institut national des langues et civilisations orientales visés à l’article 9 du décret n° 87-755 du 14 septembre 1987 relatif au recrutement des répétiteurs de langue étrangère et des maîtresdelangueétrangère de l’Institut national des langues et civilisation orientales, ainsi que les vacataires à titre principal maintenus en fonctions par le décret n° 82-862 du 6 octobre 1982 relatif aux conditions de recrutement, d’emploi et de rémunération des vacataires et des assistants non titulaires auxquels les établissements publics à caractère scientifique et culturel peuvent faire appel pour l’enseignement, lorsqu’ils sont titulaires de l’un des diplômes, qualifications ou titres mentionnés au 1°) de l’article 23 du décret du 6 juin 1984 susvisé, peuvent se présenter aux concours de recrutement organisés en application du 2°) de l’article 26. Les bénéficiaires des dispositions du présent article doivent être en fonctions au 1er janvier de l’année au titre de laquelle est organisé le concours de recrutement dans le corps des maîtres de conférences.

ARTICLE 18 : A titre transitoire et jusqu’au 31 décembre 1997, les services effectués en qualité d’assistant titulaire ou non titulaire sont pris en compte pour la moitié de leur durée et dans la limite de cinq ans dans le décompte des dix années de services effectifs exigées au II de l’article 43 du décret du 6 juin 1984 susvisé.

ARTICLE 19 : Lors des deux premières sessions de recrutement organisées, après la publication du présent décret, en application de l’article 49-3 du décret du 6 juin 1984 susvisé, les services effectués en qualité d’assistant titulaire ou non titulaire ou de maître-assistant ou de maître de conférences associés à temps complet sont pris en compte pour la moitié de leur durée et dans la limite de cinq ans dans le décompte des services effectifs exigés au I dudit article 49-3.

ARTICLE 20 : Nonobstant les dispositions des articles 6 et 13 du présent décret, les fonctionnaires qui ont été placés en position de détachement, avant le 1er janvier 1996, dans le corps des maîtres de conférences ou dans le corps des professeurs des universités en application du 7°) de l’article 40-2 ou du 4°) de l’article 58-1 du décret du 6 juin 1984 susvisé sont maintenus en position de détachement jusqu’à la date d’expiration de celui-ci. Leur détachement peut être renouvelé. Ils peuvent être intégrés, selon le cas, dans le corps des maîtres de conférences ou dans le corps des professeurs des universités dans les conditions fixées par l’article 40-5 ou l’article 58-4 du décret du 6 juin 1984 susvisé.

ARTICLE 21 : Les dispositions des articles 42, 49-1, 49-2 et 49-3 du décret du 6 juin 1984 susvisé dans la rédaction issue du présent décret ainsi que les articles 16 et 19 du présent décret prennent effet à la date de publication du présent décret.

Les autres dispositions du présent décret prennent effet au 1er janvier 1996. Toutefois, jusqu’à cette date, les termes : " et du 2°) de l’article 49-4 ci-dessus " figurant à l’article 51 du décret du 6 juin 1984 susvisé sont remplacés par les termes : " et de l’article 49-3 ci-dessus ".

ARTICLE 22 : Le Premier ministre, le ministre du budget, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et le ministre de la fonction publique sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

DECRET N° ? DU ? MODIFIANT LE DECRET N° 84-431 DU 6 JUIN 1984 FIXANT LES DISPOSITIONS STATUTAIRES COMMUNES APPLICABLES AUX ENSEIGNANTS-CHERCHEURS ET PORTANT STATUT PARTICULIER DU CORPS DES PROFESSEURS DES UNIVERSITES ET DU CORPS DES MAITRES DE CONFERENCES

TITRE IV - DISPOSITIONS DIVERSES ET TRANSITOIRES

ARTICLE 9 - Sont dispensés de l’examen par le Conseil national des universités prévu à l’article 24 du décret du 6 juin 1984 susvisé :

- pour les recrutements de maîtres de conférences organisés au titre de l’année 1998, les candidats qui ont été inscrits sur une liste de qualification aux fonctions de maître de conférences en 1993 ;

- pour les recrutements de maîtres de conférences organisés au titre des années 1998 et 1999, les candidats qui ont été inscrits sur une liste de qualification aux fonctions de maître de conférences en 1994 ;

- pour les recrutements de maîtres de conférences organisés au titre des années 1998, 1999 et 2000, les candidats dont la qualification aux fonctions de maître de conférences a été reconnue en 1995 ou 1996 ;

- pour les recrutements de maîtres de conférences organisés au titre des années 1998, 1999, 2000 et 2001, les candidats dont la qualification aux fonctions de maître de conférences a été reconnue en 1997.

Les dispositions du présent article s’appliquent également aux intégrations dans le corps des maîtres de conférences prévues à l’article 40-5 du décret du 6 juin 1984 susvisé.

ARTICLE 10 - Sont dispensés de l’examen et de l’audition par le Conseil national des universités prévus à l’article 45 du décret du 6 juin 1984 susvisé :

- pour les recrutements de professeurs des universités organisés au titre de l’année 1998, les candidats qui ont été inscrits sur une liste de qualification aux fonctions de professeur des universités en 1993 ;

- pour les recrutements de professeurs des universités organisés au titre des années 1998 et 1999, les candidats qui ont été inscrits sur une liste de qualification aux fonctions de professeur des universités en 1994 ;

- pour les recrutements de professeurs des universités organisés au titre des années 1998, 1999 et 2000, les candidats dont la qualification aux fonctions de professeur des universités a été reconnue en 1995 ou 1996 ;

- pour les recrutements de professeurs des universités organisés au titre des années 1998, 1999, 2000 et 2001, les candidats dont la qualification aux fonctions de professeur des universités a été reconnue en 1997.

Les dispositions du présent article s’appliquent également aux intégrations dans le corps des professeurs des universités prévues à l’article 58-4 du décret du 6 juin 1984 susvisé.

ARTICLE 11 : Les concours nationaux d’agrégation en cours à la date de publication du présent décret demeurent régis par les dispositions applicables avant cette date.

ARTICLE 12 - [modifie l’article 17 du décret n° 95-490 du 27 avril 1995.]

ARTICLE 13 - Le Premier ministre, le ministre de l’éducation nationale, de la recherche et de la technologie, le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, le ministre de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la décentralisation et le secrétaire d’Etat au budget sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

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