Demande d’audience au Conseil Supérieur des Programmes

St Denis, février 2014
vendredi 21 mars 2014
mis à jour mardi 25 mars 2014

Projet de courrier décidé en conseil fédéral.
Nous avons été reçus au mois de mars (voir compte rendu) et pourrons participer à la concertation .

A Monsieur le Président du Conseil Supérieur des Programmes

Objet : Demande d’audience à Monsieur le Président du Conseil supérieur des programmes.

Monsieur le Président,

La fédération des syndicats Sud éducation a l’honneur de solliciter par ce courrier une demande d’audience. La loi d’orientation a décidé de la création de votre Conseil qui sera notamment chargé de l’élaboration des programmes du primaire et du secondaire. Le ministre a précisé votre mission lors de l’installation de votre instance en octobre 2013.

La question des programmes est éminemment pédagogique et politique, elle intéresse par conséquent tous les enseignant-es et notre organisation syndicale.

Nous souhaitons donc vous rencontrer concernant la mise en chantier des nouveaux programmes. Nous nous interrogeons sur les principes retenus pour ce travail et sur ses modalités d’élaboration qui devraient être inscrits dans la future charte du CSP.

A la lecture des différentes étapes qui sont annoncées, la procédure ne nous semble pas à même d’intégrer pleinement les enseignants à la fabrication des programmes. Nous pensons que ces derniers doivent plus être la chasse gardée de l’inspection et d’experts nommés par le pouvoir. Il faut au contraire les penser en association avec les universitaires, les enseignantes et leurs représentant-es, qui doivent avoir un rôle décisif dans leur définition et leur adoption.

Nous nous inquiétons donc de la composition des futurs groupes d’experts et des critères sur lesquels ils seront choisis. Sur ce sujet, nous souhaiterions des précisions sur ce que le CSP juge comme des personnes ou organisations habilitées à être consultées sur la question des programmes, puisqu’il lui sera possible de les d’auditionner

De plus pourquoi prévoir une consultation si tardive dans le processus, pourquoi ne pas l’effectuer en amont ? Comment se déroulera cette consultation, quelle seront les modalités de remontées, par qui seront elles effectuées pour s’assurer de leur honnêteté ?

Enfin le ministre s’était engagé en début de mandat devant le Conseil supérieur de l’Education à ne rien mettre en place sans l’accord de ce dernier. Mais nous pouvons lire dans le processus de fabrication des programmes que vous diffusez que le ministère ne projette que de le consulter « pour avis » et très tardivement dans le processus. Ne faudrait-il pas une consultation des collègues, des organisations représentatives des personnels puis du CSE à mi parcours du travail d’élaboration ? C’était l’esprit de nos demandes en conseil supérieur de l’Education en juillet 2013. 

Nous souhaitons souligner enfin que le cadrage même de fabrication de ces nouveaux programmes nous apparaît comme biaisé et tout à fait contestable puisqu’il s’agit dans la lettre de commande du ministre qui précise le cahier des charges d’adapter les programmes au socle commun.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre profond attachement en un véritable service public de l’Education nationale.

Pour Sud éducation,
Francoise Harl, co secrétaire fédérale

Navigation

Articles de la rubrique