Désaccord national interprofessionnel

Tous en grève
vendredi 22 mars 2013

Après la journée du 5 mars à l’appel de Solidaires, CGT, FO et FSU, continuons de nous mobiliser contre « l’Accord National Interprofessionnel de sécurisation de l’emploi » (ANI) qui impose le chantage à l’emploi pour imposer des baisses de salaires, une hausse de la durée du travail et la flexibilité des horaires. L’ANI, c’est moins de droits collectifs et individuels en cas de licenciements.

Ne laissons pas le parlement transcrire cet accord dans la loi !

Le Forum Social Mondial a lieu du 26 au 30 mars à Tunis. Dans la période dangereuse que traverse la Tunisie, où la contre-révolution cherche à faire régner le chaos pour mieux réprimer les conflits sociaux (grèves pour améliorer les salaires et les conditions de travail, manifestations contre la misère, défense de la liberté d’expression…), il est important que cette grande rencontre internationale des mouvements sociaux puisse se tenir dans un pays qui est toujours en train de faire sa « révolution ».

L’égalité entre les femmes et les hommes exige des mesures volontaristes à travers des politiques publiques assorties de moyens financiers dans les entreprises comme dans les services publics. La liste est longue de toutes les inégalités qui perdurent entre les femmes et les hommes au travail comme dans l’ensemble de la société (à temps plein, les hommes gagnent 31 % de plus que les femmes. Tous temps de travail confondus, l’écart est de 37 %…).

Ne laissons pas se développer le chômage, la précarité et les inégalités. Il faut remettre les services publics au cœur de l’action : créer des emplois au lieu d’en supprimer, assurer les nouveaux besoins (vieillissement de la population, perte d’autonomie), redonner des moyens à l’éducation ne doit pas se faire au détriment des autres services publics (santé, justice …)

En ayant comme objectif central le dogme de la réduction de la dette publique à tout prix et en se refusant à une réforme fiscale de grande ampleur, le gouvernement accroît les inégalités et se prive des leviers financiers pour lutter efficacement contre le chômage et la précarité.

Nous demandons le retrait du projet de loi d’orientation et de programmation qui ne répond pas aux besoins de l’école. Il sacralise l’école du « socle commun » profondément inégalitaire et bien loin du projet d’une école émancipatrice pour tous et toutes défendu par Sud éducation. L’école que nous voulons, à l’inverse, se veut une école de l’égalité des droits.

Inquiète devant le mouvement de contestation et les grèves des 31 janvier et 12 février, l’administration lance dans certains départements une consultation sur la date d’application du décret Peillon sur les rythmes scolaires. Exigeons que le décret soit abrogé. La mobilisation doit se poursuivre par la grève. Il faut faire monter la pression et enfoncer le clou dans le semaines à venir.

Au moment où les difficultés budgétaires de nombreuses universités continuent d’amener suppressions et gels d’emplois de titulaires, annulations d’enseignements ou dégradation des conditions de travail et d’études et où la précarité ne cesse d’augmenter, le gouvernement a engagé la procédure devant aboutir à la présentation du projet de loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche à l’Assemblée Nationale. Aucune des mesures d’urgence demandées par Sud éducation n’a été prise en compte. L’application de la loi Sauvadet (résorption de la précarité), pourtant largement insuffisante, se heurte toujours à des obstacles au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et les non renouvellements de contrats des précaires se poursuivent, malgré une victoire récente à l’INSERM. Le projet de loi proposé n’apporte aucun changement de fond, pire il est dans la continuité de tout ce que nous avons combattu dans les réformes de Pécresse sous l’ère Sarkozy.

Enfin, le gouvernement ne peut pas rester sourd aux revendications pourtant légitimes concernant l’amélioration de nos conditions de travail. Différents rapports reconnaissent « la souffrance ordinaire des personnels » : Explosion des effectifs, multiplication des tâches, heures supplémentaires imposées, harcèlement hiérarchique, évaluations…

Participons à la (campagne « Et voilà le travail ! ») pour apprendre comment résister à cette école qu’on veut nous imposer.