Droit de réponse

La Commission enseignement professionnel de la Fédération des syndicats Sud éducation présente ses excuses à Vincent Troger, sociologue, pour la présentation tronquée de ses idées dans l’article « Menaces sur l’enseignement professionnel public » paru dans le journal de novembre- décembre 2008. Elle est due à une formulation maladroite et non pas à une méconnaissance de ses travaux et de ses positions sur l’enseigne- ment professionnel. Au contraire, c’est l’intérêt pour ces derniers qui nous a conduits à les mentionner dans l’article. Nous publions ci-dessous, dans son intégralité, le courrier que Vincent Troger nous a adressé.
« J’ai pris par hasard connaissance d’un texte qui figure sur votre site, daté du 15 novembre, à propos des menaces qui pèsent sur l’enseignement professionnel. Le ou les auteurs m’y font dire que les PLP « sont ceux qui échouent au CAPES », sans dire ni où, ni quand ni dans quel contexte j’ai prononcé ou écrit cette phrase.
Il est exact que la grande majorité des PLP d’enseignement général ne choisit pas le concours de PLP en premier choix et le passe plutôt comme recours en cas d’échec au CAPES, toutes les enquêtes dont j’ai une connaissance ou que j’ai pu mener sur le sujet le confirment, et j’en suis par ailleurs moi-même, en tant qu’ancien PLP lettres-histoire, une parfaite illustration. J’aurais toutefois apprécié que ces propos soient replacés dans leur contexte (que je n’ai pas retrouvé) et surtout qu’ils ne me fassent pas apparaître pour le contraire de ce que je suis : je défends depuis plus de vingt ans l’enseignement professionnel, dont j’ai écrit l’histoire, et je suis un des rares universitaires qui tentent de donner aux LP la visibilité sociale qu’ils méritent à travers de nombreux articles dans des revues d’histoire ou de sociologie, ou dans des communications en colloque. Par ailleurs, ce n’est pas parce que je constate que les PLP d’enseignement général ont rarement choisi leur métier que je ne souligne pas en même temps qu’ils le font pour la plupart avec conviction. C’est même l’objet de la dernière recherche à laquelle j’ai participé.
Je ne vais évidemment pas vous poursuivre en diffamation pour un aussi petit incident, mais j’avoue que je serais sensible à ce que vous m’accordiez la possibilité de m’expliquer devant vos lecteurs.
Cordialement, Vincent Troger »

