Élections professionnelles : Du 27 novembre au 4 décembre, renforcez la représentativité de Sud éducation !

Fédération Sud éducation
jeudi 6 novembre 2014

Une autre école, une autre société

Nos conditions de travail se dégradent. Notre charge de travail augmente. La précarité n’en finit pas de se développer. Les pressions hiérarchiques se multiplient. Les inégalités se creusent dans la société et à l’école : entre les territoires, les élèves et les personnels. Dans ce contexte, Sud éducation a refusé de se faire porte-parole de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Nous continuons de dénoncer une réforme mal préparée, qui n’apporte pas grand chose aux élèves, désorganise la vie des écoles, accroît les charges de travail et renforce les inégalités entre les écoles sur tout le territoire. De plus, cette réforme ne s’applique pas à l’enseignement privé, pourtant financé par l’État.
Au printemps dernier, Sud éducation, au contraire des syndicats majoritaires, a voté contre la réforme du statut des enseignant-es du secondaire, réforme qui ne reconnaît rien du travail four- ni, et risque même d’en augmenter la charge pour certain-es. Pour toutes et tous, nous revendiquons une véritable réduction du temps de travail. De la même manière, nous avons dénoncé les insuffisances de la réforme de l’éducation prioritaire et les pseudo consultations. Ces réformes ne méritent pas le terme de « refondation » car elles ne constituent pas pour l’école publique un saut qualitatif propre à lutter vrai- ment contre l’échec à l’école.
Pour nous, l’école n’est pas une entreprise, l’éducation n’est pas une marchandise et nous luttons contre le libéralisme appliqué à l’éducation (publicité, marchandisation, mise en concurrence...). Nous dénonçons les méthodes managériales de l’entreprise privée appliquées de la maternelle à l’université. Nous ne sommes pas des ressources humaines. Nous défendons une école de la coopération où chacun-e voit le bout de ses actes, une école publique, laïque, réellement gratuite, égalitaire et émancipatrice, une autre école pour une autre société.

Une autre voie pour le syndicalisme

Dans les écoles, les établissements, les services et les instances paritaires, Sud éducation défend et accompagne tous les personnels, titulaires et précaires, de la maternelle à l’université, syndiqués ou non. Nous voulons aider chacun-e à participer à sa propre défense et nous ne sommes donc pas une assurance. Nous sommes un syndicat inter catégoriel qui ne veut pas enfer- mer les personnels dans des approches revendicatives des un-es contre les autres. Au sein de l’Union syndicale Solidaires, nous voulons défendre les positions de tout-es les salarié-es, de l’ensemble du monde du travail. Isoler le syndicalisme des enseignant-es ou de l’Éducation nationale, du reste du monde du travail, est un non sens. Avec nos camarades de Sud PTT, Sud Rail, Sud Santé, Sud Industrie, Sud Commerce... nous dénonçons les politiques d’austérité et les régressions sociales
qu’elles entraînent. Divisé-es, nous savons que nous ne pouvons pas gagner, c’est pourquoi Sud éducation et l’Union syndicale Solidaires tentent de privilégier l’action unitaire de tou-tes les salarié-es et des organisations syndicales qui s’opposent aux orientations du gouvernement, facteurs de reculs.

Des élu-es pour Sud éducation

Par rapport aux élections professionnelles de 2011, nous présentons davantage de listes pour témoigner du développement de Sud éducation et porter plus haut une parole de lutte face à l’administration. Nous ne sommes pas de ceux qui prétendent voler d’avancées en victoires, après chaque instance paritaire. Nous ne voulons pas laisser croire que ces ins- tances sont des lieux de « conquêtes sociales » quand la situation se détériore au quotidien sur nos lieux de travail. Nous sommes présent-es dans les instances paritaires pour affirmer nos conceptions de l’école publique, défendre les droits des personnels, dénoncer la gestion de la pénurie en matière de postes et veiller à ce que l’administration respecte, au moins, les règles qu’elle seule édicte. De tout cela nous rendons compte aux personnels.

Voter Sud éducation, c’est permettre à ce projet syndical de se renforcer, c’est renforcer l’indépendance du syndicalisme et le syndicalisme de lutte.