Édito

jeudi 4 septembre 2014

Du 27 novembre au 4 décembre 2014, tous les personnels de l’Éducation nationale, quels que soient leur fonction, leur corps ou leur statut (titulaire ou précaire), sont appelés à participer aux élections professionnelles. Chacun-e de nous est directement concerné-e car à l’issue de ces élections, nos libertés syndicales et le pluralisme pourraient être remis en cause !

La plus grande partie des personnels votera dans quatre scrutins différents qui auront lieu en même temps.
Ces élections vont en effet renouveler l’ensemble des Commissions Administratives Paritaires (CAP) Nationales, Académiques (2nd degré) et Départementales (enseignant-es du 1er degré), ainsi que les Commissions Consultatives Paritaires (CCP) qui concernent certain-es non titulaires. Ces commissions gèrent nos carrières individuelles (mutations, changement de grade, de corps ou d’échelon) et préservent nos droits (commissions disciplinaires et congés formation ou réadaptation). Ces instances sont purement consultatives mais nos votes détermineront par qui les personnels seront représentés face à l’Administration. Dans les établissements, les écoles, dans la rue comme dans les commissions, Sud éducation défend toutes et tous les salarié-es car il est un syndicat inter-catégoriel.
L’enjeu majeur de ces élections est le renouvellement des Comités Techniques (CT), au niveau académique (CT de proximité) et surtout national, le Comité Technique Ministériel de l’Education nationale (CTMEN). Tous les personnels de l’Éducation nationale sont électeurs-trices aux CT et on n’y vote donc pas par corps. Les non titulaires participent au scrutin comme les titulaires. Ces co- mités traitent de la politique éducative en général (création et suppression de postes, de filières...).

Pour porter nos revendications d’une école publique, laïque et émancipatrice, Sud éducation doit continuer à faire entendre sa voix au CTMEN et ne doit pas disparaître du paysage syndical.

Cette élection au CTMEN se révélera décisive pour Sud éducation. En effet, s’il veut conserver sa représentativité, Sud doit maintenir le siège au CTMEN, obtenu en 2011, et atteindre un score au moins égal à celui de 2011 (5,8%). Chaque voix comptera !
Afin que Sud éducation puisse continuer de développer son syndicalisme de lutte et de transformation sociale, il est essentiel que, en 2014 comme en 2011, nous passions la barre de la représentativité. Il s’agit là d’un enjeu vital pour les combats syndicaux que nous devons mener.
Nos droits et nos moyens de fonctionnement sur l’ensemble du territoire dépendront de l’obtention ou non d’un des quinze sièges du CTMEN. Or, ces droits et ces moyens syndicaux ne sont pas seulement ceux des représentant-es, mais les droits et les moyens de tous les personnels.
On votera aussi dans toute la Fonction publique. C’est donc également la représentativité des organisations syndicales au niveau de l’ensemble de la Fonction publique qui est en jeu, notamment celle de l’Union syndicale Solidaires. Solidaires propose un syndicalisme interprofessionnel de contre-pouvoir qui lie défense quotidienne des salarié-es et transformation de la société parce que toutes les travailleuses et tous les travail- leurs ont des intérêts communs.

Votons et faisons voter Sud éducation.