Édito

jeudi 10 mai 2018

En ce printemps 2018, plus que jamais, l’urgence est à la mobilisation !
La défense des services publics et de la fonction publique est devenue un enjeu fondamental contre les volontés destructrices du gouvernement. Aujourd’hui, les principes fondateurs du pacte social républicain, comme l’égalité, la solidarité et la justice sociale, sont directement visés par une suite de contre-réformes iniques.
La réforme du lycée et du baccalauréat et la sélection à l’entrée de l’université via Parcoursup sont imposées à marche forcée. La liberté pédagogique des enseignant-es du premier degré est remise en cause. En effet, les quatre circulaires de recommandation du ministre Blanquer et la formation continue sur le terrain voudraient transformer les personnels en simples exécutant-es. Mais aucune de ces réformes n’apporte de solution aux problèmes de l’école. Elles n’obéissent qu’à une logique comptable. Pour réduire les déficits publics, elles préparent des suppressions massives de postes et/ou la modification de nos statuts. Dès 2018, les réductions de postes aux concours, le recrutement massif de contractuel-les et le recours aux services civiques prouvent bien la volonté du gouvernement d’en finir avec la sécurité de l’emploi pour les fonctionnaires. Pire encore, les fermetures des CIO, des classes de Segpa et d’Erea et les attaques contre l’enseignement public professionnel touchent d’abord les catégories sociales les plus modestes. Dernier rempart contre une politique globale ultra-libérale au service des classes dominantes, le service public d’éducation nationale doit demeurer un bien commun qu’il faut défendre.
La contestation des mesures prises par le gouvernement s’étend déjà à de très nombreux secteurs : justice, SNCF, poste, hôpital, salarié-es de l’énergie, personnels des Ephad, retraité-es, étudiant-es… Dans les universités, le gouvernement montre son vrai visage. Violant les franchises universitaires, il n’hésite pas à ouvrir les universités à la police qui s’y livre à des actions violentes totalement disproportionnées.
Totalement sourd aux contestations qui se multiplient, le gouvernement refuse d’engager de véritables négociations. Au contraire, il annonce l’ouverture de nouveaux chantiers et, avant de s’attaquer aux retraites, prévoit d’affaiblir définitivement la fonction publique en limitant le champ du paritarisme.
Dans ce numéro, on pourra lire les premiers bilans des luttes en cours. À nous d’en tirer des leçons pour élargir et amplifier la mobilisation de la maternelle à l’université.Soyons toutes et tous uni-es pour forcer ce gouvernement à renoncer à ses mesures ultra-libérales.