Élections TPE

Faire connaître Solidaires
mardi 25 décembre 2012

Entre le 28 novembre et le 10 décembre 2012, tout·e·s les salarié·e·s des entreprises de moins de 11 personnes, ainsi que les salarié·e·s de particuliers, voteront pour dire quel syndicat doit défendre leurs intérêts… et contribueront à déterminer, dans chaque branche et globalement, quel syndicat est représentatif.

Ils et elles ont beau être près de 5 millions, ces salarié·e·s n’éliront pas de délégué·e·s pouvant les représenter, les défendre, les assister face à aux employeurs, contrairement à tout·e·s les autres travailleur·euse·s. L’Union syndicale Solidaires a demandé, en vain, que ces élections ouvrent des droits nouveaux pour les salarié·e·s : ni le gouvernement Sarkozy, ni le gouvernement Hollande n’ont donné suite.

L’absence d’activité syndicale dans la majorité de ces secteurs, le fait que ces élections ne donnent aucun droit aux salarié·e·s concerné·e·s, l’absence de vote physique, sont autant d’éléments qui vont conduire à un taux d’abstention important.

Le rôle de chaque syndiqué·e Solidaires est déterminant, même pour celles et ceux qui travaillent dans la fonction publique : nous avons toutes et tous des ami·e·s, de la famille, des voisin·e·s, qui travaillent dans des entreprises de moins de 11 salarié·e·s ou qui sont salarié·e·s de particuliers. Du matériel de campagne (tract, affiches, flyers) est disponible dans les Solidaires locaux : cette campagne de proximité, par chaque adhérent·e, sera essentielle pour réussir cette élection.

Parce que les patrons préfèrent des salarié·e·s isolé·e·s et qui ne connaissent pas leurs droits, prouvons-leur que la solidarité interprofessionnelle n’est pas un vain mot.

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Pas touche au cinéma

Les modalités de vote

- Il n’y a pas de liste de candidat·e·s, l’élection se fait sur sigle.

- Pas de bureau de vote ! Les électeur·rices pourront voter uniquement soit par voie électronique, soit par correspondance.

- L’Union syndicale Solidaires demandait l’organisation de bureaux de vote par site, et la possibilité de voter sur le temps de travail… Les gouvernements successifs ont préféré s’en tenir à la position patronale.

Les revendications de Solidaires

- Salaire minimum à 1700 euros pour un temps plein.

- Le travail du dimanche doit demeurer l’exception et être plus et mieux compensé.

- Le treizième mois doit être généralisé.

- CDD, intérim, temps partiels imposés, horaires atypiques, etc : il faut mettre fin à la précarité, imposer un statut du salarié

- Création de délégué·e·s syndicaux·ales adapté·e·s aux secteurs d’activité et pouvant intervenir sur les lieux de travail.

- Renforcement des effectifs et des moyens de l’inspection du travail, pour faire respecter la législation dans les TPE.

- Autorisations d’absence, prises sur le temps de travail et payées, pour consulter l’inspection du travail, la médecine du travail, le syndicat.