Elections au CNESER 2015

Profession de foi SUD éducation
dimanche 10 mai 2015

Profession de foi de Sud éducation (membre de l’Union Syndicale Solidaires) pour l’élection au CNESER (avec le soutien de Solidaires étudiant-es et Sud Recherche EPST).
Parce que nous travaillons toutes et tous ensemble, et sommes confronté-e-s à la même logique, nous pensons que le syndicalisme doit être inter-catégoriel. Notre profession de foi est donc identique pour tous les corps.

À l’élection au CNESER,VOTEZ SUD !

Le CONSEIL NATIONAL DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE (CNESER) est une instance consultative sur les questions relatives aux missions des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel. Nos élu-e-s y porteront nos orientations et y défendront les personnels, tout en ayant conscience des limites de cette instance. En effet, si le CNESER doit être consulté pour tout ce qui concerne de près ou de loin les missions des établissements où nous travaillons, son avis n’impose aucune contrainte au pouvoir politique. Seule la construction d’un véritable rapport de force peut imposer une telle contrainte.

Contrairement à d’autres syndicats, nous ne pensons pas que les luttes se gagnent dans les conseils et instances élues. Cependant, par notre participation, nous pourrons y obtenir des informations, diffuser en retour des analyses. Pour SUD éducation, siéger au CNESER est avant tout un moyen d’avoir l’information nécessaire pour vous alerter et construire avec vous le rapport de force !

Nous ne siégerons donc au CNESER qu’en fonction des ordres du jour proposés.

Nos valeurs : SUD, c’est Solidaires, Unitaires et Démocratiques !

Notre syndicalisme refuse de s’arrêter à la porte de nos lieux de travail, pour un vrai projet de transformation sociale. Si les luttes sectorielles sont utiles et nécessaires, pour nous elles doivent s’inscrire dans un objectif global de changement radical de société, pour un monde juste, ouvert et solidaire, au travers notamment d’un véritable partage des richesses et du travail ; un monde qui ne sacrifie pas l’intérêt général, les services publics et l’avenir de la planète, au profit de quelques intérêts privés, où la coopération remplace la compéti- tion, où la différence est une richesse, où personne n’est laissé pour compte. C’est pourquoi avec Solidaires nous participons activement à différentes initiatives : ATTAC dont Solidaires est membre fondateur, Réseau Édu- cation sans Frontières, forums sociaux, Marche Mondiale des Femmes, Marches européennes contre le chômage, la précarité et les exclusions, Convergences pour la Défense et le Développement des Services Publics, etc.

Parce qu’un autre monde est possible, de travailleuses et travailleurs citoyen-ne-s et non d’esclaves-consommateurs, construisons-le !

Des attaques successives contre l’enseignement supérieur et la recherche : une seule logique, la marchandisation !

En créant des COMUE, ensembles d’enseignement supérieur et de recherche hypertrophiés « compétitifs à l’échelle mondiale », mis en concurrence et gérés par une nouvelle super-bureaucratie, la loi Fioraso continue l’engagement dans le « Processus de Lisbonne » pour le grand marché de « l’économie de la connaissance », initié par le LMD, le « Pacte pour la Recherche » et la LRU.

La concurrence entre universités, entre laboratoires, entre équipes, et la concurrence de tous contre tous s’installe sous l’égide d’une évaluation, purement quantitative et arbitraire, et d’une individualisation accrue des rémunérations. L’assèchement des crédits récurrents a profondément modifié le quotidien des laboratoires qui doivent se concentrer sur des projets à court terme (ANR,...), au détriment de la recherche. Cette course aux contrats génère une asphyxie bureaucratique due à la rédaction et l’évaluation des projets, et promeut le recours massif à l’emploi précaire.

C’est bien l’ensemble du service public d’enseignement supérieur et de recherche qui est en péril !

Conséquences pour les personnels, les étudiantes et étudiants : précarité, inégalités, souffrance au travail...

Pour les personnels : souffrance au travail, pression managériale, destruction des collectifs de travail, politique d’externalisation tous azimuts, logiciels à la big brother des- tinés à la prétendue rationalisation du système, réorganisation/désorganisation incessante des services, dévalorisation des agents assurant des tâches administratives et techniques qualifiés de « fonction support » ou de « personnel d’appui », mobilité forcée, placardisation, charges administratives de plus en plus lourdes, stigmatisation – et même parfois expulsion - des « non-publiant-e- s » des unités de recherche, mana- gement par les primes dont les plus importantes sont réservées aux meilleurs salaires, explosion des emplois précaires [1]. La loi Sauvadet était vouée à l’échec dès le départ puisque sans moyens et sans obligation de titulariser les précaires – c’est d’ailleurs pourquoi Solidaires avait refusé de signer le protocole d’accord « Tron ». Un vrai plan de titularisation reste à faire : titulariser les 80000 précaires de l’ESR, c’est possible et beaucoup moins cher que tous les « pactes » bidons avec le MEDEF ! [2]

Pour les étudiant-e-s : dégradation et atomisation de l’enseignement, parcours chaotiques et nouvelles barrières entre filières et régions, gestion locale des droits d’inscriptions qui, sans luttes, mènera à la même situation qu’en Grande Bretagne ou en Allemagne, précarité et pauvreté généralisées, tri social accentué.

Face à cette situation, nos revendications !

Le gouvernement refuse de se donner les moyens d’une autre politique. Pour exemple, le crédit impôt recherche (CIR), subvention déguisée aux entreprises, ampute le budget de l’État de 6 milliards d’euros, ce qui représente 2,3 fois la dotation totale du CNRS ou 1,35 fois celle de l’ensemble des EPST !

Les capitalistes nous coûtent cher ! Nous condamnons la politique d’austérité !

Le gouvernement devrait taxer les revenus les plus importants et les dividendes des actionnaires à hauteur des enjeux actuels (les actionnaires ont par exemple vu leurs revenus croître de 30% en un an) et refuser de payer une dette publique illégitime.

NOS REVENDICATIONS

  • L’utilisation des deniers publics pour les dépenses d’intérêt public.
  • Une réelle politique de lutte contre le chômage et d’amélioration de la qualité de vie et de travail par une réduction conséquente du temps de travail.
  • L’arrêt de la politique de recours généralisé à l’emploi précaire, la titularisation immédiate des actuels non- titulaires ; un plan d’urgence s’impose pour permettre de pourvoir les milliers d’emplois gelés.
  • Une refonte du contrat doctoral garantissant l’égalité et l’indépendance des doctorant.e.s.
  • La fin des évaluations-sanctions, et la disparition de tous les systèmes de primes à travers une refonte de la grille indiciaire.
  • Des augmentations de salaires, une revalorisation immédiate de 400 € mensuels pour tous.
  • La revalorisation du salaire minimum à 1700 € net mensuel et l’indexation des salaires sur l’évolution des prix.
  • L’égalité de déroulement de carrière entre les hommes et les femmes.
  • Le droit à la mutation et la suppression de toute mobilité subie pour tous les personnels.
  • Une construction massive de logements étudiants et un véritable plan de rénovation de l’ensemble des universités.
  • L’instauration de vrais pouvoirs et contre-pouvoirs décisionnels aux mains des personnels ; l’abrogation des lois LRU et Fioraso.
  • Le refus de subventionner les établissements privés, et la fin de l’habilitation des diplômes du privé.
  • La gratuité des frais d’inscription à l’université.

La liberté ne coûte rien ! Notre vision de l’enseignement et de la recherche n’est pas de conditionner les étudiantes et les étudiants à accepter l’idée que la vie ne sert qu’à produire et consommer. Nous défendons bien au contraire l’idée d’une Université et d’une Recherche émancipatrices permettant l’accès de toutes et tous aux savoirs et aux résultats de la recherche : leur mission principale doit rester de produire et de diffuser les savoirs et leurs critiques.

Collège BIATSS

Rang de classement Civilité Nom Prénom Etablissement Corps et grade ou fonctions exercées pour les agents non titulaires
1 Mme INGARAO Maud ENS de Lyon IGE seconde classe
1bis M GABRIELS Boris Université Paris 1 Bibliothécaire
2 M LO PASSERO Gianni Université de Lorraine TRF classe supérieure
2bis Mme LE QUEAU Anna Université de Nantes Magasinier de bibliothèque principal seconde classe
3 Mme MONNINI Chantal CNAM Paris ATRF seconde classe
3bis M RABIER Philippe Université Toulouse 3 IGE seconde classe
4 M GICQUEL Philippe Université de Bretagne Sud ASI
4bis Mme HUETZ Chloe Université Paris 11 IGR seconde classe
5 Mme BROSSELIN Nicole Université Paris 6 ADJAENES Principal première classe
5bis M NUNES Gianni INSA Centre Val de Loire SAENES Classe Normale

Collège B

Rang de classement Civilité Nom Prénom Etablissement Corps et grade ou fonctions exercées pour les agents non titulaires
1 M PLANTEVIN Olivier Université Paris 11 MCF Classe normale
1bis Mme MABON Armelle Université de Bretagne Sud MCF Hors Classe
2 Mme PATRIS Julie Université Aix Marseille PRAG Classe Normale
2bis M POTHIER Joel Université Paris 6 MCF Hors classe
3 M SAVARIC Michel Université de Besançon MCF Classe normale
3bis Mme CORSANI Antonella Université Paris 1 MCF Hors classe
4 Mme  ROUX Nicole Université de Brest MCF Classe normale
4bis M MAZET Olivier INSA Toulouse MCF Classe normale
5 M CHAMERON Stephane Université Paris 13 MCF Classe normale
5bis Mme AÏT’MBARK Mina Université de Besançon PRCE Classe normale
6 Mme CLERVAL Anne Université de Marne la Vallée MCF Classe normale
6bis M DHONT Stephane Université Paris 11 PRCE Hors classe
7 M BLOSSIER Thomas Université Lyon 1 MCF Classe normale
7bis Mme TAILLENS Muriel Université de Brest MCF Classe normale
8 Mme LANCIANO Emilie Université de Saint Etienne MCF Classe normale
8bis M GAUTERO Jean-Luc Université de Nice MCF Hors classe
9 M DEMARQUE Christophe Université de Toulouse 2 MCF Classe normale
9bis Mme JOURDAN Nathalie Université Paris 6 MCF Classe normale
10 Mme LABAT-JACQMIN Sarah Université de Nice MCF Classe normale
10bis M HANUS Jean-Luc INSA Centre Val de Loire MCF Hors classe

[1un quart en moyenne de toutes les catégories de personnels de l’enseignement et de la recherche travaille désormais sous contrats précaires.

[2Le MEDEF réclame 100 Milliards d’argent public pour créer (peut-être !) 1 million d’emplois dans les entreprises, soit 100 000 € par emploi ! A titre de comparaison, le recrutement d’un jeune chercheur ou ingénieur titulaire coûte moins de 65000 euros annuels.

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