Entre hiérarchie et polyvalence, des agent-es techniques en souffrance

lundi 8 janvier 2018

Chargé-e de la propreté des locaux, lingier-e, aide de cuisine, agent-e d’accueil, ouvrier-e de maintenance, chauffagiste, arboriste, élagueur/élagueuse, électricien-ne… forment une liste non exhaustive des métiers que de plus en plus d’agent-es doivent faire par une polyvalence imposée.

La charge de travail est également augmentée par les effectifs cibles [1] Toujours moins nombreux et nombreuses pour entretenir les lieux sur lesquels nous travaillons ensemble, les agent-es sont parfois sur des postes dits « adaptés » pour cause de handicap (ou de maladie ?), mais qui, dans les faits, sont identiques aux postes ordinaires. Ils et elles se tuent à la tâche, et les arrêts maladies continuent de s’accumuler, nos collègues agent-es étant un peu plus épuisé-es chaque jour.
La pression n’est pas uniquement dans la surcharge de travail. Les ATTEE (adjoints-es techniques territoriaux des établissements d’enseignement) sont tiraillé-es par des hiérarchies multiples (collectivités locales, établissement) qui n’hésitent pas à se défausser de leurs responsabilités lorsque cela les arrange. Par contre, les chef-fes savent bien faire lorsqu’il s’agit de diriger : le néo-management est bien présent, encore plus depuis la territorialisation, notamment avec les fiches d’auto-évaluation.

Face à cette souffrance organisée, il est urgent de se syndiquer et d’utiliser tous les outils qui permettent de se défendre :
• Faire grève ;
• construire des mouvements de lutte et de soutien avec tous les personnels de l’établissement ;
• noter les dysfonctionnements qui impactent la santé, la sécurité et les conditions de travail sur le RSST (Registre santé et sécurité au travail ; voir sur le site sudeducation.org pour plus d’informations) ;
• contacter le Sud éducation et/ou le Sud CT (Collectivité territoriale) local.

Fédération Sud éducation


[1La définition « d’effectif cible » est dans dans le terme lui même, c’est estimer le nombre d’effectif « agent-es » et matériel, à redéployer sur d’autres futurs établissements, en gros, cela fonctionne comme un vase communiquant, supprimer des postes dans un et plusieurs établissements pour les mettre ailleurs. Le département appelle cela « création de poste »/« redéploiement » et le non-remplacement des collègues en arrêt.