Fermeture scandaleuse du CAPES interne de philosophie

Courrier unitaire et expression de la fédération SUD éducation
vendredi 6 octobre 2017

SUD éducation s’est associé à un courrier unitaire au ministère, d’organisations syndicales et professionnelles, pour dénoncer la fermeture du CAPES interne de philosophie et demander son rétablissement.

Cette décision ministérielle ferme en effet la porte d’une des seules voies de titularisation pour les enseignant-e-s contractuel-le-s de cette discipline, qui sont en nombre important et qui sont donc condamné-e-s à demeurer dans une situation précaire.

Comme le bilan du dispositif Sauvadet l’illustrait déjà [1], cela montre une fois de plus que tous les concours internes ou réservées, tous les plans de résorption de la précarité ne peuvent nullement suffire. La seule solution sérieuse pour mettre un terme à ces situations précaires, c’est la titularisation sans condition de tous les personnels en exercice et l’arrêt du recours aux non-titulaires.

Courrier unitaire

SNES-FSU, SNLC-FO, SNALC, SUD éducation, CGT éduc’action, Action1Démocratie, APPEP, ACIREPH, SOPPHIE

Monsieur le Ministre,

Nos organisations dénoncent la fermeture du Capes interne de philosophie pour la session 2018, alors que nous comptons un nombre croissant de non-titulaires dans cette discipline [2].
Cette décision brutale lèse de nombreux collègues qui ont consacré leur été à la préparation de ce concours dont le programme est paru il y a cinq mois. Nous nous interrogeons également sur le maintien du CAER (Capes interne dans le privé), instaurant ainsi une inégalité de traitement avec l’enseignement public.

Cette annonce est préoccupante, non seulement pour le devenir professionnel des non-titulaires mais aussi pour le recrutement par voie de concours en 2018 , alors même que la faible augmentation du nombre de professeurs de philosophie est en proportion très inférieure à la croissance de l’effectif des élèves depuis cinq ans [3].

Nous demandons donc le rétablissement du concours du Capes interne de philosophie, ainsi qu’un nombre suffisant de postes aux différents concours internes et externes, afin de permettre à l’enseignement de la philosophie de se dérouler dans de meilleures conditions.


[2ils passent de 2.3 % des effectifs du public à la rentrée 2009 à 5.4 % actuellement (la moyenne étant à un peu plus
de 4 % dans les enseignements généraux).

[3depuis la mise en place de la réforme du lycée (rentrée 2012 en Terminale), l’augmentation de l’effectif élèves est de l’ordre de 5.5 % pour une augmentation de seulement 3.1 % de l’effectif des professeurs de philosophie.

Documents joints

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