GIP GRETA à la poubelle ! Poursuivons la lutte !

samedi 16 février 2013

Les GRETA emploient 50 000 personnes contractuel-les de droit public ou détaché-es de l’éducation nationale et forment annuellement 500 000 stagiaires. En 2011, la loi Warsmann abrogeait l’article fondant les GRETA : la réforme proposée était de les transformer en Groupements d’Intérêt Public. Les personnels se sont mobilisés contre cette disparition programmée du service public de formation continue pour adultes. Grèves, manifestations, contre-assises académiques puis nationales, un livre blanc de revendications a finalement été remis au nouveau ministre en juin.

En décembre, un protocole de restructuration propose un cadre juridique, les groupements d’Établissements Publics Locaux. Les personnels formateurs et administratifs restent rattachés à l’établissement support et les Conseillers en Formation Continue au rectorat. Leur politique sera arrêtée par le recteur, en lien avec la Région. Les GRETA devront adhérer aux GIP/FCIP existants, redéfinis pour prendre en charge certaines missions : communication du réseau, partenariat avec les collectivités territoriales, réponse aux appels d’offre, notamment européens, répartition des actions entre les GRETA, plans de formation des personnels.

Les politiques de gestion des ressources humaines seront harmonisées par les académies. C’est important, car depuis plus de 20 ans chaque GRETA fait comme il l’entend, ne respectant ni les textes, ni les circulaires ! Les personnels subissent la pression d’appels d’offre débouchant sur des conditions de travail et de rémunération toujours plus précaires : déréglementation, abus, pressions, heures de travail non reconnues, application de coefficients illégaux, rémunération individualisée, etc.

Le protocole dit « Il faut passer à une réglementation en fonction du possible » ou « mettre du management, pas que du droit » : cela n’augure rien de bon. Les personnels des GRETA ont déjà souffert avec ce type de propos. Les textes de 93 doivent être respectés mais aussi améliorés : ne pas appliquer par exemple 28 heures de face à face par semaine sans mettre une limite sur l’année. Le principe des « 810 heures d’enseignement » doit être maintenu et respecté. Le travail à temps partiel ne doit plus être imposé aux personnels administratifs dont les salaires restent insuffisants. Une plus grande interaction entre les GRETA d’une même académie n’assure pas forcément la pérennité des missions, s’il y a volonté de fusionner les GRETA de l’académie pour ne former qu’une énorme structure (comme le projet dans l’académie de Caen).

Ce protocole ne va pas assez loin. Le service public de la Formation Continue des Adultes doit être intégré dans l’Éducation nationale et les personnels titularisés. Les réseaux GRETA et AFPA doivent être préservés chacun dans leur spécificité.

Une phase de négociation pour les personnels s’ouvre entre le ministère et les organisations syndicales.

En se basant sur les mobilisations, Sud éducation y portera leurs revendications au comité de suivi national et dans les groupes de travail académiques.

Sud éducation Calvados