GREVE le 18 mars

vendredi 14 mars 2008

Suppressions de postes et de classes, fermetures des BEP, programme de caporalisation des élèves, base élèves, précarité accrue...
De la maternelle à l’université, la logique gouvernementale est la même : des arguments fallacieux pour promouvoir une pédagogie de façade alors que le véritable objectif est la démolition du service public d’éducation.

- Les rapports des commissions Pochard et Attali préconisent une plus grande autonomie des établissements, l’annualisation du temps de travail, l’augmentation des obligations de service et la bivalence. Il s’agit, en fait, d’une régression du système éducatif et des statuts des personnels.

- Au lycée professionnel, la fermeture des BEP va augmenter les processus de sélection et d’exclusion au détriment des plus démunis. Cette réforme ne s’inscrit pas dans des perspectives de réussite et de qualification professionnelle mais bien dans une stratégie de réduction massive de postes.

- Dans le 1er degré, la suppression du samedi matin ne correspond qu’à une logique comptable de suppression de postes dans le secteur du RASED (aide aux élèves en difficultés). Les nouveaux programmes de l’école élémentaire concoctés par Darcos prônent un retour simpliste à la morale et à la patrie et visent à réduire le rôle de l’école à la seule transmission des savoirs fondamentaux. Les stages de remise à niveau des élèves de CM1-CM2, financés par des heures supplémentaires défiscalisées, mettent en péril l’ensemble de la protection sociale et les retraites.

- Base-élèves est un système pernicieux de gestion informatique censé simplifier les tâches de direction mais destiné, en réalité, à ficher les élèves et leurs familles.

- Le service minimum, sous ses aspects démagogiques, est une véritable atteinte au droit de grève des professeurs des écoles.

SUD éducation estime qu’une grève catégorielle n’est pas une réponse adaptée aux réformes inscrites dans une orientation générale de casse des statuts de la fonction publique, de désengagement de l’état, de l’individualisation des droits des agents.

Seule la construction d’une véritable mobilisation interprofessionnelle est à même de s’opposer au rouleau-compresseur des réformes.

C’est pourquoi SUD éducation appelle les personnels à tenir des AG le 18 mars afin d’organiser une résistance collective et de construire une véritable mobilisation.

En grève le 18 mars : luttons pour le service public et nos conditions de travail !