La délégation d’enquête issue du CHSCTD : un outil de lutte que l’on peut obtenir… SI ON LE DEMANDE !

Sud éducation Charente
vendredi 6 décembre 2013

Novembre 2012 :
Tentative de suicide dans le service d’intendance d’un lycée général d’Angoulême.
La responsabilité de la chef de service, Madame D., a clairement été mise en cause par le DASEN qui, lors du comité hygiène, sécurité et conditions de travail (CHS-CTD), a pointé des manquements dans sa gestion des personnels. Le DASEN a (seulement) ordonné un accompagnement professionnel de Madame D., par un pair, en vue de l’aider à appliquer correctement les méthodes de management. Cette mesure n’ayant pas porté ses fruits, le DASEN aurait demandé une enquête de l’Inspection Générale, restée lettre morte pour l’heure.

Juin 2013 :
Suicide d’une secrétaire d’intendance en reconversion, affectée à la rentrée 2014 dans les services du lycée désigné ci-dessus.
De nombreux témoignages oraux et écrits, montrent que cette personne vivait très mal sa nouvelle affectation, au vu de la réputation de ce service d’intendance et notamment de la tentative de suicide en novembre.

Juillet 2013 :
L’intersyndicale (dont Sud éducation fait partie) demande la tenue d’un CHS-CTD extraordinaire suite à ce drame.
Nous obtenons gain de cause. Mieux encore : l’intersyndicale demande et obtient la mise en place d’une délégation d’enquête pour « mettre au jour les éventuels facteurs professionnels intervenus dans le geste de cette collègue ».

La suite au prochain CHSCTD.

Bien que les raisons d’un suicide soient souvent multiples et toujours complexes, pour nous, il ne fait aucun doute que les facteurs professionnels sont une des causes qui ont poussé notre collègue à commettre ce geste. Encore faut-il que les experts, que l’administration ne manquera pas de nous imposer, n’empêchent pas le bon déroulement de l’enquête en essayant de minimiser leurs effets.