Le 2 décembre, votons Sud

Les élections professionnelles désignent les représentants des personnels qui siègeront face à l’administration pour trois ans dans des instances consultatives départementales (capd), académiques (capa) et nationales (capn).
Les voix obtenues sur les listes nationales déterminent les décharges de service accordées à chaque syndicat. Cela explique l’inflation de listes d’organisations absentes du terrain et des mobilisations. Drainer des voix leurs permettra d’avoir quelques permanents totalement déchargés de classe. Sud éducation dispose de 91 décharges équivalents temps plein pour son fonctionnement local et national ; aucune décharge individuelle n’excède un mi-temps.
En commission paritaire, notre présence doit permettre la transparence des règles fixées par l’administration concernant le mouvement des personnels, les déroulements de carrière, l’attribution de stages et de congés de formation... La réduction des moyens, la multiplication des postes à profil et la gestion des établissements par l’augmentation des heures supplémentaires rendent ce contrôle plus difficile.
Le rôle des élus est aussi de défendre les personnels face à la hiérarchie. Ce travail prend une place croissante dans l’activité des syndicats Sud éducation.
Les résultats aux élections professionnelles déterminent aussi la participation aux Comités Techniques Paritaires (CTPD, CTPA, CTPM). L’administration y prononce seule fermetures et ouvertures de postes. Nous y défendons l’École publique et les droits des personnels.
Les instances paritaires, pour importantes qu’elles soient, ne déterminent pas l’avenir de l’École publique et de ses personnels. L’enjeu n’est donc pas d’élire des techniciens de la gestion des carrières, mais de soutenir le syndicalisme auquel nous voulons donner des représentants face à l’administration.
Renforcez le syndicalisme de lutte
La casse de l’École publique et laïque est au centre de la politique de Sarkozy et de son gouvernement au même titre que la casse du statut de fonctionnaire et du code du travail. Partout, dans nos classes et dans nos services nous constatons les conséquences d’une politique de destruction de l’emploi public qui, en matière d’éducation, tourne le dos à l’idée d’une École laïque et émancipatrice, véritablement gratuite et ouverte à tous sur l’ensemble du territoire.
Le mensonge quotidien
Chaque jour dans les médias, le gouvernement communique sur sa volonté de « dialogue social ». Ce discours est l’habillage des multiples contre-réformes qui n’ont donné lieu à aucun dialogue préalable et sont tout sauf sociales. Dans l’Éducation, elles mettent à mal tous les niveaux : le Premier degré (programmes, samedi matin, RASED, droit de grève...), l’Enseignement professionnel (suppression des BEP, bac pro en 3 ans...), le Lycée (réforme Darcos), le Supérieur (loi LRU), l’IUFM (casse de la formation professionnelle des enseignants), le fonctionnement interne (décentralisation, regroupements d’agences comptables...).
C’est au moment où il multiplie ces contre-réformes que le gouvernement met en place un service minimum qui, dans le premier degré, est une véritable réduction du droit de grève.
L’offensive est globale et cohérente, les services publics (La Poste, énergie...), les garanties sociales et professionnelles et les libertés fondamentales (fichage, sans papiers...) sont en jeu. Ces « réformes » suppriment des milliers de postes, menacent les statuts des personnels, érigent la précarité en modèle de gestion et multiplient le contrôle social et la répression. Elles alourdissent la charge de travail de chacun au nom de l’idéologie réactionnaire du "travailler plus" sur fond de salaires bloqués et d’augmentation des prix.
Refuser les faux semblants
Dans ce contexte de véritables reculs sociaux, Sud éducation a refusé de s’associer au ministère pour réformer l’école primaire. Nous avons également refusé de participer aux négociations sur la casse du Baccalauréat professionnel en 4 ans, comme nous refusons de participer aux négociations sur la réforme des lycées qui prévoit la suppression de milliers de postes.
Il n’y a rien à négocier et tout à perdre face à un gouvernement qui fait de la régression sociale une doctrine.
Il n’y a pas de fatalité à ces régressions dans un pays chaque jour plus riche. Il y a surtout la manière dont nous organisons la résistance collective pour contraindre le gouvernement à reculer. Personne ne gagnera seul, pas même le syndicat majoritaire, l’année 2007-2008, avec des grèves chaque mois secteur par secteur a lassé les plus combatifs sans amplifier la mobilisation.
Sud éducation pense que la défense de l’Ecole publique ne peut et ne doit pas être le fait des seules forces syndicales présentes dans l’Éducation nationale car l’École publique est l’affaire de tous . Pour cette raison, notre fédération s’est inscrite dans la dynamique unitaire qui a mis en place la manifestation nationale du 19 octobre pour la défense du service public et laïque d’Éducation nationale. Nous savons qu’il faudra davantage pour faire céder ce gouvernement.
Avec l’Union syndicale SOLIDAIRES,
Sud éducation veut construire la lutte
dans l’unité des salariés, des étudiants,
des lycéens et de leurs organisations,
avec le soutien des parents d’élèves et de
l’ensemble des mouvements d’Éduca-
tion populaire :
pour une école publique lque et véritablement gratuite, une école de l’égalité
des droits contre l’école du tri social, de la
ghettoïsation et du fichage informatique ;
pour la création d’emplois statutaires,
enseignants, administratifs, de service,
de santé et sociaux ;
Contre la multiplication des emplois précaires, pour la titularisation de tous sans
condition de concours ou de nationalité ;
Contra les cadeaux à l’enseignement privé. Contre le dualisme scolaire, pour la
défense de l’École Publique ;
Pour la défense et l’extension de services publiques accessibles à tous sur
l’ensemble du territoire ;
Contre le blocage des salaires.
Contre la multiplication des primes et
des heures supplémentaires qui nous
divisent. Pour une augmentation uniforme des salaires (300 pour tous) ;
Pour le maintien et l’extension de l’ensemble des droits sociaux et des droits
du travail (retraite, temps de travail, statut, droit à la formation, droit à la santé).
Pour dire et défendre cette orientation de lutte, contre le repli individuel et catégoriel, Sud éducation est présent à ces élections professionnelles avec plus de 100 listes dans les départements et académies. Cette implantation croissante est le résultat d’un travail quotidien de défense des personnels, c’est aussi le résultat d’un investissement réel dans les luttes pour la défense de l’École publique, ses élèves et ses personnels.
Le premier degré contre l’école libérale conservatrice
Des milliers de Conseils d’école, des syndicats, des chercheurs, des instances consultatives ont dénoncé la conception mécanique et passéiste des apprentissages contenue dans les nouveaux programmes scolaires : Xavier Darcos veut pourtant imposer une normalisation pédagogique qui remet en cause vingt ans de recherches dans les classes, les IUFM et les universités.
Contre les logiques élitistes
Avec une semaine scolaire raccourcie et des programmes plus chargés, les différences vont s’accentuer encore, au détriment des enfants déjà en difficulté. Sud éducation a refusé de travailler avec le ministre à la mise en place de cette réforme. Nous considérons qu’en prenant le risque de la multiplication de l’échec précoce, elle fait et fera la part belle aux officines spécialisées dans le marché du « rattrapage scolaire » en officialisant l’instauration d’une école minimale.
Le ministre veut traiter l’échec scolaire le soir après la classe ou durant les vacances, stigmatisant un peu plus les élèves en difficulté. Cette mesure démagogique à l’égard des familles laisse croire que jamais rien n’a été fait et que la difficulté scolaire est nécessairement à traiter hors du temps scolaire. Elle vise à instaurer le système des heures supplémentaires dans les écoles. Elle divise les enseignants et fragilise les interventions assurées par les réseaux d’aide (RASED) dont la disparition est déjà programmée . De la même manière, les évaluations nationales, « outils diagnostiques » il y a vingt ans, prétendent aujourd’hui mesurer les résultats des écoles. Elles établiront un classement qui trouve son sens dans les remises en cause régulières de la carte scolaire. Ces classements renforceront les logiques élitistes : les « bons élèves » vers les « bonnes écoles ». Ils pourront également favoriser la mise en place de l’individualisation des salaires.
Pendant ce temps, la scolarisation des élèves handicapés en milieu ordinaire repose sur le don de soi dans une dégradation constante des conditions de travail et la quasi disparition de la formation continue.
Contre le renforcement hiérarchique et la soumission de l’école aux pouvoirs locaux
Le projet concernant les Établissements Publics d’Enseignement Primaire (EPEP) refait surface après avoir été défendu il y a trois ans par De Robien et le MEDEF contre l’ensemble de la communauté scolaire. L’EPEP regroupera plusieurs écoles actuelles, il sera offert à la tutelle des élus locaux sans que cela ne corresponde à la moindre demande du milieu enseignant. Au nom de la « mutualisation des moyen » ce sont à nouveau des centaines de postes d’enseignants qui pourront disparaître des écoles publiques. Cette conception de l’école avec toujours moins de moyens s’accompagnera d’une redéfinition hiérarchique des fonctions de direction à laquelle se sont toujours opposés les enseignants du premier degré.
Sud éducation refuse cette nouvelle étape du démantèlement de l’École publique après la décentralisation des TOS en 2003-2004. Contre les renforcements hiérarchiques, nous revendiquons l’augmentation des pré- rogatives du Conseil des maîtres.

- Votez Sud Éducation
Certifiés et agrégés dans la tourmente des réformes
Les réformes engagées dans le secondaire ont pour objectif de réduire les dépenses publiques d’éducation en supprimant 80000 postes en 4 ans. Elles mettent en péril la diversité et la qualité des enseignements proposés aux élèves. Inscrites dans le cadre d`une remise en cause générale du statut de la Fonction publique, ces réformes visent aussi à modifier en profondeur nos métiers, dégradent nos conditions de travail et en augmentent la charge. Sud éducation refuse de participer au simulacre de consultation sur la réforme des lycées.
Luttons pour nos conditions de travail
Nous ne voulons pas travailler plus !
Non aux heures supplémentaires qui
détruisent l’emploi et multiplient le
nombre de classes par enseignant.
Nous voulons pouvoir travailler mieux : pas de collègues sur trois établissements, pas d’affectations dans
deux établissements éloignés, amélioration des conditions d’affectation des
TZR ; ce sont les conditions de l’implication dans la vie de l’établissement.
Nous dénonçons le renforcement du pouvoir hiérarchique, qu’il s’agisse
de l’instauration de hiérarchies intermédiaires (Conseil pédagogique) ou de
la mise en place annoncée d’entretiens
individuels d’évaluation-notation avec
le chef d’établissement instaurant la
progression des carrières et des salaires
selon les « performances » individuelles.
Défendons le service publique d’éducation
Dans les collèges, la mise en place
du « socle commun de connaissances
et de compétences » a ouvert le règne
de la culture minimaliste et impose aux
enseignants un travail pluridisciplinaire
sans temps de concertation.
Dans les lycées, la réforme annoncée
vise à réduire le nombre d’heures de
cours des élèves dans le seul but de
supprimer des milliers de postes. Cette
réforme entraînerait la quasi disparition de certaines disciplines.
Sud éducation revendique
Une école démocratique favorisant
le développement de l’esprit critique et
l’épanouissement des individus.
Un enseignement de qualité pour tous avec réduction des effectifs (20 en ZEP
et 25 ailleurs), prise en charge de la difficulté scolaire et refus des orientations précoces.
Une conception étendue de l’école laïque : indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques, religieux et économiques.
Le rétablissement et la création de tous les postes nécessaires avec des
conditions de travail correctes pour tous.
Contre la soumission des lycées professionnels au monde de l’entreprise
Sud éducation n’a pas signé le protocole de discussion ni travaillé avec le ministère à l’élaboration de la réforme du Baccalauréat Professionnel en 3 ans. Nous considérons que cette réduction de 4 ans à 3 ans est mise en place pour supprimer des dizaines de milliers de postes au détriment des élèves et favoriser encore la concurrence entre les établissements.
Cette réduction autoritaire de la formation va une fois de plus pénaliser les élèves les plus en difficulté, ceux que le travail des équipes pédagogiques permettait de « tirer » vers le Baccalauréat professionnel après l’obtention d’un BEP. Et tout cela pour faire correspondre les formations aux « standards » européens définis par le patronat.
Sud éducation se prononce
Contre la multiplication des heures
supplémentaires, la suppression des
dédoublements, et l’annualisation du
temps de service des personnels.
Contre la remise en cause des diplômes
nationaux et leur transformation en
diplômes « maisons » par l’extension des
Contrôles en Cours de Formation.
Contre le droit d’intervention et de
décision des entreprises dans la formation initiale.
Pour une augmentation du nombre
de postes d’enseignants : classes dédoublées, limitation du seuil d’élèves par
classe, classes passerelles pour des poursuites d’études.
Pour une véritable formation générale et professionnelle.
Contre le Lycée des métiers, véritable Tour de Babel qui mélange « allègrement » les publics, les statuts et multiplie les emplois précaires.
Pour une offre de formation équitablement répartie sur le territoire dans l’intérêt des élèves et de leurs familles.
Pour une véritable formation continue
des personnels sur le temps de service.
Le LP n’est pas un bureau de recrutement pour les entreprises.
La vie scolaire en état d’urgence
La société de la marchandise, de la concurrence effrénée, de l’individualisme et des privilèges est à l’offensive contre la jeunesse. Ces dernières années, les jeunes se sont dressés contre l’injustice politique et sociale. Le pouvoir ne leur a répondu que par le mépris et la répression. C’est dans ce contexte que le droit à l’éducation est violemment attaqué. La Vie scolaire le subit de plein fouet et ses fondamentaux sont plus que jamais menacés. L’hystérie sécuritaire cherche à nous assigner dans la tâche unique de surveiller et punir (note de Vie scolaire, veille éducative, Base élève...). Cette situation appelle la défense déterminée et audacieuse que portent les syndicats Sud.
Quelle vie scolaire voulons-nous ?
Nous revendiquons un métier
centré sur le suivi individuel et collectif de l’élève.
Nous voulons une Vie scolaire
porteuse des valeurs d’égalité, de
fraternité, de solidarité, de démocratie, de laïcité, d’émancipation et
de respect mutuel, une Vie scolaire qui puisse lutter efficacement
contre les ruptures et l’exclusion
scolaire et sociale.
Nous exigeons des moyens
humains augmentés : recrutement
massif de CPE, pas d’établissement
sans CPE, un poste pour 200 élèves,
la mobilité garantie, les remplacements assurés par des CPE titulaires
et volontaires, la formation et la
titularisation des contractuels et
des vacataires.
Une formation initiale et continue
ambitieuse et autogérée pour tous
les personnels de la Vie scolaire
Des équipes avec des étudiants-surveillants en nombre suffisant
et exerçant dans des conditions de
travail améliorées.
Du temps de concertation
interne, mais aussi avec les autres
personnels dans des réunions de
synthèse formalisées.
Nous revendiquons une autonomie éducative et pédagogique réelle,
une reconnaissance et une revalorisation de notre profession inscrites
dans un statut rénové refusant toute
assimilation à la direction.
La titularisation sans condition c’est (encore) un droit
Ce droit a été stipulé par la loi du 11 janvier 1984 portant sur les dispositions statutaires relatives à la fonction publique d’État. Cette loi précise dans son troisième article que « les remplacements de fonctionnaires occupant des emplois de l’État doivent être assurés en faisant appel à d’autres fonctionnaires » quand ils correspondent à des « besoins constants et prévisibles », et que « les personnels non-titulaires ont vocation à être titularisés à leur demande, dans des emplois de même nature qui sont vacants ou qui seront créés » (art. 73).
L’État, en recourant massivement aux non-titulaires pour occuper des emplois correspondant à « des besoins constants » (le remplacement, confié parfois pendant des années aux mêmes personnes), n’a jamais respecté ce principe. Soit ! Mais ce n’est pas aux précaires recrutés « par la bande » d’en payer le prix (ils ont au contraire « vocation à être titularisés »). Déjà recrutés, ce ne sont pas des « candidats virtuels » qui souhaitent « entrer dans la profession » et qu’il conviendrait de sélectionner, mais des collègues qui font le même travail que les titulaires. Et si on leur impose aujourd’hui le concours comme seul mode d’intégration ce n’est finalement pas pour les titulariser mais au contraire pour en maintenir le plus grand nombre possible dans la précarité !
Par trois fois au moins dans le passé, le ministère a eu recours à ce type de solution pour résorber la précarité. En 1968 (36000 agents titularisés), en 1975 (25000) et pour finir en 1983-84 (43000 auxiliaires titularisés). Le tout sans concours, voire même sans inspection... Mais depuis 25 ans, rien !
On comprend à la rigueur que les gouvernements qui se sont succédé jusque-là n’aient pas poussé dans ce sens... Ce qui surprend par contre, c’est le revirement de certains syndicats qui s’opposent depuis la fin des années 80 à toute titularisation hors concours. Au nom d’une pseudo intangibilité des principes de recrutement dans la Fonction publique, ces organisations se contentent de signer, en les crédibilisant, les différents dispositifs censés résorber la précarité. On mesure aujourd’hui le résultat d’un tel aveuglement : un nombre croissant de non titulaires, la multiplication des catégories de précaires et des milliers de collègues corvéables à merci ou sans emplois ! La titularisation sans conditions, parce qu’elle garantit le réemploi de tous, demeure la seule réponse crédible à la situation que nous connaissons aujourd’hui.
Même travai, même salairel, même statut !
C’est ce principe qui nous animera
dans les Commissions paritaires
consultatives désignées par le scrutin du 2 décembre 2008.
Sud éducation revendique la création des emplois statutaires nécessaires à la qualité du service public
d’éducation.
Sud éducation exige la titularisation de tous les personnels sans
condition de concours, de nationalité
ou de stage.
Sud éducation exige le retour au
statut de MI et SE pour les étudiants
qui sont actuellement AED.
Nous critiquons le mode de scrutin choisi pour cette élection : vous devrez voter pour des syndicats sans connaître les personnes qui siégeront à la Commission pour eux. Nous vous assurons donc que nos représentants appartiendront à la catégorie correspondante.
Pour une EPS fondée sur une critique du sport
Sud éducation syndique les professeurs
d’Éducation Physique
et Sportive avec l’ensemble
des autres salariés de l’Éducation nationale. À notre
sens, il n’y a pas de légitimité à organiser séparément des autres
enseignants la représentativité de celles
et ceux qui enseignent l’Éducation physique. La reconnaissance de l’Éducation
Physique dans le système éducatif ne
passe pas par sa dévotion au sport de
compétition et par l’oubli de tout ce que
ce monde produit d’horreurs. Nous refusons d’être les promoteurs du spectacle
sportif dont les valeurs de violence sont à
l’inverse de celles que nous défendons
dans l’École publique. Contre l’idéologie
sportive et son secrétaire d’État, nous
refusons d’être les agents de la « sportivisation » de la jeunesse.
Pour une E PS fondée sur la liberté
pédagogique, démarquée des carcans
sportifs et des fédérations.
Pour une formation continue construite
sur les demandes des personnels.
Pour une EPS qui informe et débatte avec
les élèves des excès de certaines pratiques
et de la réalité du sport de haut niveau.
Pour une UNSS laïque, sans sponsors
avec des crédits publics suffisants.
Pour la rupture du sport scolaire avec les
Comités Olympiques Régionaux qui, par
leur silence, se sont faits les complices des
jeux olympiques de la tyrannie chinoise.
Il faut absolument faire entendre une autre voix dans le syndicalisme des professeurs d’EPS.
Pour un véritable service publique d’orientation
Dans le service public d’éducation, l’Orientation scolaire ne doit pas être intégrée aux maisons de l’emploi ou autres guichets uniques, ni devenir une annexe de la Psychologie scolaire. Ni psychologue réduit à de la remédiation scolaire, ni « orienteur » chargé de faire du placement professionnel, les COP avec leurs missions actuelles ont toute leur place dans le service public d’Éducation. Garants d’un système éducatif démocratique que chacun peut s’approprier, l’ONISEP, les CIO et les personnels qui y travaillent doivent être préservés et même renforcés.
Sud éducation revendique
Pour les CIO
Maintien de la place et du statut des
Centres d’information et d’orientation.
Maintien d’un réseau de CIO sur
tout l’ensemble du territoire.
Gestion uniforme des moyens de
fonctionnement assurée par l’Education nationale.
Des moyens de fonctionnement et
des locaux décents.
Des personnels administratifs, titulaires de l’Éducation nationale en
nombre suffisant.
Des documentalistes à la hauteur
des besoins.
Pour les COP
Maintien du statut de fonctionnaire
d’état et des missions actuelles.
Maintien de la formation professionnelle spécifique et du niveau de
qualification actuel.
Des recrutements permettant d’atteindre dans les 5 ans à venir le ratio 1
COP pour 500 élèves du second degré.
Des conditions de travail adaptées.
Arrêt du recrutement de personnels
précaires et titularisation immédiate et
sans condition de ceux déjà employés.
Création de postes de titulaires
réservés réellement aux remplacements.
Pour l’ONISEP, des moyens de fonctionnement conséquents, assurés exclusivement par l’Éducation nationale, qui garantissent l’indépendance de son activité et une diffusion systématique de ses productions.

