Le ménard et la manière...

Sud éducation Hérault
samedi 28 novembre 2015

... de violenter un enseignant dans l’exercice de ses fonctions. Quand les caméras ne sont pas là, Robert Ménard, maire de Béziers, montre son vrai visage : il insulte et menace un enseignant qui a refusé de lui serrer la main.

Au départ, tout se passe comme dans une commune presque normale. Le maire de la ville et son équipe viennent visiter la cantine scolaire. Les enseignant-es déjeunent tous et toutes ensemble dans une petite salle. Le maire les salue. Un des enseignant-es de l’école refuse de serrer la main du maire (il l’avait salué oralement). Robert Ménard l’insulte, et le menace de deux gifles devant l’équipe enseignante sidérée. Puis continue sa tournée. Les faits sont simples, le délit avéré. Le maire de Béziers est un délinquant d’extrême droite qui se cache derrière sa fonction de maire.

À Béziers, ville où sévit Robert Ménard, l’école est devenue un enjeu idéologique pour l’extrême droite. Blouse uniforme au blason de la ville, dénigrement de l’école publique et de ses représentant-es dans les médias, stigmatisation des populations scolaires selon leurs origines…Malheureusement pour Béziers, Robert Ménard aime faire le buzz autour de son idéologie : entre l’image d’un revolver devenu le « nouvel ami de Béziers » et la convocation des caméras pour dire aux réfugié-es qu’ils et elles ne sont pas les bienvenu-es, le maire aime à montrer une virilité et un attachement aux symboles de l’extrême droite. Pour ceux qui auraient des doutes, nous conseillons la lecture du nouveau journal municipal « le journal de Béziers » qui ressemble étrangement à la revue « Détective ». Là, il n’y avait pas de caméras et Ménard s’est « lâché ». Plus de discours bien contrôlé, mais l’expression brute de son mépris et de sa haine pour ceux et celles qui lui résistent. Et un vrai délit, loin des caméras. Déjà, son collègue du Front national, a été condamné pour des faits similaires à Beaucaire dans le Gard.

Notre collègue a décidé de porter plainte pour que de tels agissements ne se reproduisent pas dans une autre école de la ville. Sud éducation salue cette décision courageuse. Il a obtenu la protection juridique. Sud éducation Hérault s’est mobilisé pour apporter son soutien à l’équipe de l’école et au collègue concerné. Une intersyndicale Fsu-Sud-Unsa s’est constituée (notons que le Sne/Snalc invité n’a pas souhaité en faire partie...). Sud éducation considère que ministère et gouvernement doivent tout mettre en œuvre pour contraindre le maire de Béziers au respect des fonctionnaires d’État. Le gouvernement doit envisager une mesure disciplinaire de suspension de ses fonctions contre Robert Ménard, sanction prévue dans le Code général des Collectivités territoriales. Sud éducation se trouvera toujours aux côtés de collègues en butte à l’autoritarisme de la hiérarchie ou d’élus locaux. Il le fera avec d’autant plus de vigueur dans les communes gérées par l’extrême droite où celle ci montre vite son vrai visage, celui de la haine.

Les enseignant-es de Béziers, aussi, ont réagi (voir leur tribune sur mediapart)