Les élections « c’est maintenant » !

Editorial
jeudi 6 novembre 2014

Du 27 novembre au 4 décembre, confirmons notre représentativité en votant Sud éducation au Comité Technique Ministériel (CTM) et dans toutes les instances.

En 2014, les syndicats Sud éducation présentent davantage de listes aux différents scrutins professionnels.
Nous devons amplifier cette mobilisation pour que Sud fasse entendre sa voix dans toutes les instances paritaires : « Pour une autre école et une autre société ! Votez Sud ! » « Pour un autre syndicalisme ! Votez Sud ! »
Nous tenons notre légitimité de nos luttes. Contrairement à d’autres organisations, Sud éducation ne renonce pas à se mobiliser contre les régressions sociales et les inégalités qui ne cessent de s’accroître dans notre société et à l’école.
Sur le terreau de ces inégalités sociales, les idéologies infâmes que nous combat- tons ne peuvent que proliférer : l’extrême droite et les courants réactionnaires s’en prennent à l’école et menacent l’égalité de toutes et tous les élèves.
Le système éducatif français, on le sait, se distingue par la puissance de ses inégalités sociales. La dernière parution de L’état de l’école, (publication annuelle de la Direction des études du ministère de l’Education nationale), vient encore de le confirmer pour 2014 : « la démocratisation scolaire s’accompagne d’une ségrégation croissante ».
Ainsi en terminale, 77% des enfants de cadres sont scolarisés dans les sections générales contre 33% d’enfants d’ouvriers. Dans le même temps, 41% des enfants d’ouvriers sont en bac pro contre seulement 9% des enfants de cadres.
Ces écarts se retrouvent entre les générations et sont flagrants sur le plan des salaires. À qualification égale, des différences de salaire énormes existent selon les âges.
Les inégalités de genre persistent aussi dans la société (inégalités de salaire à diplôme égal) comme à l’école. Si les filles réussissent mieux que les garçons, la répartition entre filières leur est défavorable. Les filières de l’école restent en- core liées au genre. Ainsi, les filles sont toujours minoritaires en S alors qu’elles
sont très nettement majoritaires chez les élèves de terminale. On trouve plus de 70% de filles en St2s (médico-social), en L et en bac pro services. Inversement on trouvera plus de 80% de garçons en bac pro production et en Sti2d. Preuve est donc faite que la réforme (Chatel) du lycée a bien échoué. Contre ces inégalités, Sud éducation défend l’idée d’une formation polytechnique pour toutes et tous.
La « refondation » de l’école ne mérite pas son nom. Dès le premier degré, avec la réforme des rythmes scolaires, elle accentue encore les inégalités entre les élèves, les écoles et les territoires. Sud a voté contre la réforme des statuts car elle ne reconnaît pas l’ensemble du travail fourni par les enseignant-es et risque d’augmenter la charge pour certain-es. La réforme de l’éducation prioritaire a montré son insuffisance. Les prétendues concertations (socle commun, évaluation, nouveau collège, programmes...) ne changeront pas l’état inégalitaire de l’école. D’autant que le 21 octobre, la Ministre de l’Éducation nationale a confirmé l’idée d’une réforme des dotations de moyens qui ne pourra que creuser les inégalités entre académies et établissements : « Nous adapterons les moyens établissement par établisse- ment ».
Construisons nos luttes sur le terrain avec tous les personnels, titulaires et précaires. Apprenons à chacun-e à élaborer sa propre défense et à rechercher l’action unitaire de tout-es les salarié-es.
Mobilisons-nous, avec l’Union syndicale Solidaires, contre le TAFTA qui menace notre vie quotidienne, pour dé- fendre ce qu’il reste encore de services publics.
Après la mort tragique de Rémi, Sud éducation dénonce la violence d’État employée contre ceux qui résistent aux projets nuisibles. Luttons contre les intérêts capitalistes et les lobbies ! Ouvrons le débat sur la question vitale du partage de l’eau et de la maîtrise de notre environnement !