Loi d’orientation

Nous ne pouvons que combattre cette école du tri social, de la soumission aux intérêts des entreprises et des pouvoirs locaux

À l’été 2012, le ministre Peillon organisait une vaste « concertation » pour légitimer par avance sa grande « refondation de l’école ». SUD éducation y a participé sans aucune illusion. Le ministère en a sorti sa « loi d’orientation et de programmation sur l’école ». SUD a voté contre cette loi lors du Conseil supérieur de l’éducation le 14 décembre 2012, pour au moins trois raisons :

- cette loi met en avant le concept d’« école du socle », s’inscrivant dans la lignée de la période Sarkozy ;

- la loi prévoit d’adapter le système scolaire aux intérêts des entreprises (multiplication des stages, apprentissage à 15 ans, parcours de « découverte des métiers » dès la 6e), ce qui favorise la déscolarisation plutôt que la qualification professionnelle ;

- la loi s’inscrit dans l’acte III de la décentralisation : contractualisation des moyens avec les collectivités, augmentation du poids de celles-ci dans les conseils d’administration, prêts des locaux scolaires aux entreprises, régionalisation de l’orientation et de la carte de la formation professionnelle.

Nous ne pouvons que combattre cette école du tri social, de la soumission aux intérêts des entreprises et des pouvoirs locaux.