MINISTÈRE DE L’EDUCATION : ATTENTION DANGER TRAVAUX !

Editorial
jeudi 9 janvier 2014

Soyons vigilants ! L’ouverture des chantiers ministériels sur la transformation des métiers de l’éducation, dans un contexte déjà conflictuel et un budget d’austérité, provoque de fortes inquiétudes.
En effet, le dialogue social est en panne : le ministre fait la sourde oreille quand une partie importante des personnels se mobilise contre sa réforme des rythmes scolaires. Bien plus, avec son projet d’«  assouplissement » des obligations de service des P.E. remplaçant-es et en poste fractionné, il ouvre une première brèche vers l’annualisation et à la flexibilisation du temps de travail. Il voudrait imposer que les journées d’informations syndicales aient lieu le mercredi après-midi et non plus pendant les animations pédagogiques. Après le service minimum, c’est une nouvelle restriction du droit syndical. Nous refusons cette réforme
On voudrait nous imposer que les journées d’informations syndicales aient lieu le mercredi après-midi et non plus pendant les animations pédagogiques. Après le service minimum, c’est une nouvelle restriction du droit syndical.

- Construisons la mobilisation pour la réduction du nombre d’élèves par classe et la définition de plafonds nationaux.
- Exigeons l’augmentation des postes aux concours et la titularisation des tous les personnels précaires.
- Imposons la réduction du temps de travail dans des maxima de service hebdomadaires diminués et sans annualisation, la compensation de la pénibilité et des tâches supplémentaires par des réductions de service. L’augmentation générale des salaires est une revendication légitime.
- Mobilisons-nous pour le rétablissement des droits syndicaux, du droit de grève et l’abrogation du service minimum.

Keskidikifé ?


- Il dit qu’il ne touchera pas aux obligations hebdomadaires pour la définition du service. Dans le secondaire il promet que chaque heure/élève comptera au moins pour une heure, quel que soit le type d’activité, cependant il remplace les « maxima » de service des décrets de 1950 par des horaires de « référence ». Pourquoi ?
- Il annonce la prise en compte de l’augmentation et de la multiplication des tâches mais ne prévoit aucune réduction de service et poursuit une logique indemnitaire inégalitaire qui veut masquer le blocage des salaires.
- Il octroie une pondération de 1,1 pour les enseignant-es exerçant dans l’éducation prioritaire mais restreint l’application de cette mesure à quelques établissements.
– Il se limite à reconnaître la spécificité des 3 spécialités de Professeurs d’école composant les RASED, augmente leur champ d’intervention et laisse tout en l’état.
Pour Sud éducation, les projets ministériels (voir encadré ci-dessous) ne répondent pas aux besoins de l’école ni des personnels.