Manifestation pacifique violemment réprimée à la demande du président de l’Université de Franche-Comté (Besançon)

mercredi 15 février 2017
mis à jour vendredi 3 mars 2017

Le 14 février , une vingtaine d’étudiant·e·s, dont plusieurs militant·e·s du syndicat AMEB Solidaires étudiant·e·s, ont envahi pacifiquement le Conseil d’Administration de l’Université de Franche-Comté (Besançon), pour s’opposer à la mise en application localement de la sélection en master et rappeler leur attachement à un enseignement supérieur public, de qualité et ouvert à toutes et tous.

Un important dispositif policier (une quarantaine d’agents, en tenue anti-émeute) est intervenu et les étudiant·e·s ont été violenté·e·s, arrêté·e·s, menotté·e·s et emmené·e·s au commissariat.

La fédération SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, s’asocie à l’intersyndicale local et exige la libération immédiate des deux étudiants en garde à vue ainsi que l’abandon de toute charge judiciaire et/ou sanction universitaire contre les étudiant.e.s interpellé.e.s.

Communiqué du 28/02 de l’intersyndicale (FERC Sup CGT, SNPREES FO, SUD Education, SNASUB FSU, SNESUP FSU, AMEB Solidaires Etudiant.e.s, UNEF) de l’Université de Franche-Comté (Besançon)

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Communiqué intersyndical UFC 28.02.2017

Communiqué du 20/02 de l’intersyndicale (FERC Sup CGT, SNPREES FO, SUD Education, SNASUB FSU, SNESUP FSU, AMEB Solidaires Etudiant.e.s,
UNEF) de l’Université de Franche-Comté (Besançon)

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Communiqué intersyndical UFC 20.02.2017

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Communiqué de l’Union syndicale Solidaires (16 février 2017)

Le dialogue à l’université de Besançon ? Intervention policière et garde à vue !

Ce mardi 14 Février, le syndicat AMEB Solidaires étudiant-e-s appelait à une occupation pacifique du Conseil d’Administration de l’Université pour protester contre leur décision d’appliquer la réforme de la sélection en master. Cette réforme marque une avancée dans la logique élitiste et méritocrate qui tend à se développer dans les universités. Elle va renforcer la reproduction sociale et les logiques discriminatoires déjà à l’œuvre.

Il n’y a eu aucune violence, tout s’est déroulé dans le calme. Jusqu’à l’intervention de la police, l’atmosphère était bon enfant, les étudiant-e-s avaient confectionné des masques en papier à l’effigie du président de l’Université.

Au lieu de négocier et d’engager le dialogue, la présidence a choisi la force en faisant appel à l’intervention des forces de police, rompant ainsi la franchise universitaire qui interdit aux forces de l’ordre de pénétrer dans un campus universitaire. Les personnes mobilisées ont été violemment empoignées, frappées, écrasées, plaquées au sol puis menottées les mains dans le dos par une vingtaine de policiers en tenue anti-émeute. Toutes les dégradations sont le fait des forces de l’ordre.

19 étudiant-e-s ont été emmené-e-s par les forces de l’ordre au commissariat, pour être toute-s placé-e-s en garde à vue, pour « séquestration » alors que seule l’entrée principale du conseil d’administration était bloquée et que d’autres issues avaient été laissées libres.

A ce jour, 17 personnes ont été libérées sans poursuites, mais la garde à vue a été prolongée de 24h pour deux de nos camarades. Ils sont concernés par 8 charges d’accusation (violence volontaire, rébellion, séquestration, dégradation, outrage, intrusion, refus de prélèvement d’ADN et d’empreintes).

Cette répression, ainsi que cette accumulation de charges contre nos camarades sont inadmissibles et totalement disproportionnées. Bel exemple de la conception du dialogue à l’Université de Besançon ! Les revendications des étudiant-es sont pourtant légitimes et méritent mieux que le recours à la police pour les faire taire.

L’Union syndicale Solidaires dénonce l’attitude de la présidence de l’Université de Besançon et exige :
- La libération immédiate de nos camarades, et l’abandon de toutes les poursuites
- La démission du président de l’Université de Besançon, Jacques BAHI
- L’abrogation de la réforme de la sélection en Master, contre laquelle nos camarades manifestaient.

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Communiqué de l’Union syndicale Solidaires

Communiqué du 15/02 de l’intersyndicale FERC.Sup CGT, FSU, SUD Education, FO, AMEB Solidaires Etudiant.e.s, UNEF de l’Université de Franche-Comté (Besançon)

Dix-sept étudiant.e.s libéré.e.s et deux autres maintenus en garde à vue

Rassemblement devant le commissariat à partir de 8h00

AG amphi Donzelot 12h00-13h30

Face à la vaste campagne de désinformation qui se déploie depuis le 14 février de la part de la présidence de l’UFC, nous réaffirmons que :
- non, il n’y a pas eu de violence, ni physique ni psychologique de la part des étudiant.e.s militant.e.s qui ont investi le CA pour demander le report du vote instaurant la sélection à l’entrée du master ;
- il y a eu des violences policières totalement disproportionnées ;

De plus, nous dénonçons des comportements outranciers (injures, menaces physiques), notamment de la part du directeur de l’UFR SLHS, élu au CA sur une liste « d’opposition », qui à présent soutient le président de manière inconditionnelle. Un tel comportement est indigne et foule au pied les principes mêmes de l’Université.

Mercredi, vers 16h30, 16 étudiant.e.s sont sorti.e.s du commissariat, exténué.e.s mais toujours déterminé.e.s. Certain.e.s avaient des commotions encore visibles suite à la façon dont ils.elles ont été empoigné.e.s, parfois frappé.e.s, et menotté.e.s.

Deux étudiants sont maintenus en garde à vue pour, peut-être, vingt-quatre heures supplémentaires.

Ces étudiants sont connus pour leur investissement militant au service de la communauté universitaire. L’un des deux, élu de l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s au CA, par ses interventions pertinentes et argumentées, met souvent le président en difficulté.

Nous ferons le point plus tard sur les charges retenues (« rébellion » ?). Elles sont toutes dénuées de fondement.

Nous exprimons notre solidarité auprès des personnels de la Maison de l’Université qui ont vécu trois interventions policières, qui sont facteurs de stress et de gêne, sur leur lieu de travail en quatre mois.

Contre l’escalade dans la répression de l’action militante, l’intersyndicale FERC Sup CGT, SNPREES FO, FSU, SUD Éducation, AMEB Solidaires Etudiant.e.s et UNEF appelle à
- se rassembler devant le commissariat, avenue de la gare d’eau, à partir de 8h00 ;
- une ASSEMBLÉE GÉNÉRALE pour informer et définir les actions à mener : jeudi 16 février, 12h00-13h30 amphi Donzelot, UFR SLHS, 30 rue Mégevand.

Et demande la libération immédiate des deux étudiants en garde à vue ainsi que l’abandon de toute charge judiciaire et/ou sanction universitaire contre les étudiant.e.s interpellé.e.s.


Communiqué du 14/02 de l’intersyndicale FERC.Sup CGT, FSU, SUD Education, FO, AMEB Solidaires Etudiant.e.s, UNEF de l’Université de Franche-Comté (Besançon)

Manifestation pacifique violemment réprimée à la demande du président de l’université - Libération des étudiant.e.s ! Jacques Bahi démission !

Ce mardi 14 février, peu de preuves d’amour de la part de l’équipe présidentielle !

Le syndicat AMEB Solidaires Etudiant.e.s appelait à une occupation pacifique du Conseil d’administration de l’Université pour surseoir à la décision d’appliquer la selection en master et demander la tenue d’une réunion publique. Qu’on les partage ou non, ces revendications sont légitimes et ce n’est pas à la présidence d’en décider autrement.

Vers 14h30, un groupe d’une vingtaine d’étudiant.e.s s’est faufilé dans le bâtiment de la Maison de l’Université rue Goudimel (conquis de haute lutte, rappelons-le, par les étudiant.e.s et personnels de la fac des lettres en 1990) et a réussi à pénétrer dans la salle du conseil, auparavant verrouillée par l’un des DGS adjoints.

Il n’y a eu aucune violence, tout s’est déroulé dans le calme, les étudiant.e.s avaient apporté des brioches. Précisons que le président n’était pas encore arrivé, ni la plupart des membres de ses listes. Personne n’a été séquestré, le vice-président étudiant du CA s’est d’ailleurs éclipsé très rapidement. Jusqu’à l’intervention de la police, l’atmosphère était bon enfant, les étudiant.e.s avaient confectionné des masques en papier à l’effigie du président.

Rien d’extrémiste ni de radical dans ce mode d’action qui a été adopté par des générations et des générations d’étudiant.e.s.

Au lieu de négocier et d’engager le dialogue, la présidence a choisi la force en faisant appel à l’intervention des forces de police. Bel exemple de dialogue social ! Cette intervention a été totalement disproportionnée : les étudiant.e.s, une vingtaine, ont été violemment empoigné.e.s, frappé.e.s, écrasé.e.s, plaqué.e.s au sol puis menotté.e.s les mains dans le dos par une vingtaine de policier.e.s en tenue anti-émeute. Le mobilier de la salle du conseil a été bousculé et projeté contre les murs, toutes les dégradations sont le fait des forces de l’ordre.

Des élu.e.s se sont senti.e.s mal après l’intervention violente de la police ; toutes les violences psychologiques sont le fait des forces de l’ordre appelées à la demande express de la présidence.

Les étudiant.e.s, y compris un membre élu du CA, ont tou.te.s été embarqué.e.s au commissariat, gardé.e.s à vue et, à l’heure où nous rédigeons ce communiqué, ne sont toujours pas libéré.e.s.

Il est évident que cette équipe présidentielle perd ses nerfs, qu’elle ne sait pas gérer les moments de crise, qu’elle ne connaît pas le dialogue ni la concertation et s’assoit sur les règles démocratiques. La décision de convoquer un conseil de discipline est un abus d’autorité manifeste.

Il est temps à présent de songer à partir. L’intersyndicale des personnels FERC.Sup CGT, FSU, SUD Education, FO, soutenue par l’AMEB Solidaires Etudiant.e.s et l’UNEF, exige la démission de Jacques Bahi et de son équipe et demande la libération immédiate de tous et toutes les étudiant.e.s.

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Communiqué de l’intersyndicale de l’Université de Franche-Comté (Besançon)
Communiqué de l’intersyndicale FERC.Sup CGT, FSU, SUD Education, FO, AMEB Solidaires Etudiant.e.s, UNEF


En document joint, le texte lu par les étudiant·e·s lors de l’occupation du 14 février :

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Texte lu lors de l’occupation

et la déclaration préalable lue par les élus BAF, FERC Sup CGT, SUD Education, SNASUB FSU, AMEB Solidaires Etudiant.e.s et UNEF au CA du 27 février :

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Déclaration préalable CA 27.02.17

Documents joints

Texte lu lors de l'occupation
Texte lu lors de l'occupation
Déclaration préalable CA 27.02.17
Déclaration préalable CA 27.02.17

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