Motion de soutien aux prisonniers politiques sahraouis

motion d’actualité du 8e congrès de la fédération des syndicats SUD éducation
samedi 31 mars 2018

Le congrès SUD éducation est attentif à la situation au Sahara occidental et à un conflit de décolonisation qui dure depuis 42 ans. Le peuple sahraoui autrefois colonisé par l’Espagne est privé d’une grande partie de son pays occupé depuis 1976 par le Maroc. Obligé à l’exil ou contraint à une occupation cruelle, il n’a jamais renoncé à lutter pour son indépendance. Le congrès soutient cette lutte de libération courageuse qui par des moyens aujourd’hui pacifiques s’applique à faire respecter le droit international et le droit à la décolonisation.

Le Congrès soutient les prisonniers politiques sahraouis et leurs familles, militants condamnés pour atteinte à l’intégrité territoriale du Maroc alors qu’ils ont simplement défendu avec courage et publiquement leur droit à l’autodétermination. Il réclame pour tous la tenue de procès équitables et leur libération. Le Congrès condamne l’interdiction faite à l’épouse de l’un d’eux, Naama Asfari, de visiter son époux en prison et ce depuis 18 mois et soutiendra toutes les actions engagées par cette épouse, Claude Mangin Asfari, pour entrer au Maroc et satisfaire au droit de l’homme élémentaire, visiter son époux en prison.

Le Congrès se félicite de l’arrêt de la Cour de Justice européenne qui à deux reprises en 2016 et en 2018 a rappelé que le Sahara occidental est un territoire distinct du Maroc et que les relations commerciales établies entre l’UE et le Maroc ne doivent pas inclure les ressources du Sahara occidental qui appartiennent au peuple sahraoui et pas à la puissance occupante. Aussi le Congrès appelle au strict respect de cet arrêt de justice de la part des États et des entreprises de l’Union et en particulier de la part de la France qui soutient depuis 1976 la politique marocaine d’occupation du Sahara occidental.
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