Nice 2000 : Rendez-vous à Göteberg en juin 2001

 janvier 2001
mis à jour lundi 4 avril 2005

Les manifs...

Les 6, 7 et 8 décembre se tenait à Nice le Conseil Européen qui avait pour objet, entre autre, l’introduction de la charte européenne des droits fondamentaux dans le traité de l’Union. C’est autour de cette problématique que se sont organisées les différentes manifestations des 6 et 7.

Le 6, la manifestation de la Confédération Européenne des Syndicats, favorable à l’intégration de la charte -"qu’il faudrait améliorer"- rassemblant des milliers de manifestants venus de toute l’Europe, qui défilaient sous des mots d’ordre très divers allant de l’intégration pure et simple (CFDT) au refus de l’intégration (certaines fédérations CGT) en passant par des revendications locales et/ou sectorielles, le tout dans une ignorance générale du contenu de la charte des droits fondamentaux, comme nous l’a montré le "radio-trottoir" que nous avons réalisé dans l’ensemble de la manifestation. La FSU fermait ce mémorable cortège.

...et les contre-manifs

Derrière, la manifestation "Contre la Charte" réunissait le Collectif Contre la Charte : Les Marches européennes contre le chômage, l’Union syndicale ’’Solidaire’’ G10 (majoritairement SUD Rail et SUD PTT), la Confédération Paysanne, les Verts et le bloc Rouge et Noir (CGT espagnole, Cobas italiens, orgas libertaires, etc.) et de nombreuses associations (DAL, AC, Droit de vote pour les étrangers)...

Une des craintes était que ce cortège anti-charte ne soit noyé par la manifestation de la CES et que cette opposition n’apparaisse pas dans les médias. Cela n’a pas été le cas et ce pôle a réellement eu un écho.

Mais pas de démonstration de force réussie

Quant au 7, jour de l’ouverture du Conseil, pas d’équivoque sur les revendications des manifestants contre la charte. Sur le nombre non plus : 5 000 maxi. Il faut dire que des milliers de manifestants n’ont pu atteindre Nice, bloqués à la frontière italienne, espagnole ou encore à Bordeaux... Une inorganisation relative (nombre de débats et de meetings annulés, mauvaise coordination...), des différends sur les objectifs (bloquer ou pas l’accès à l’Acropolis, lieu où se tenait la conférence...), sur les moyens d’action (non violence active, autre forme...), à quoi se sont ajoutées les provocations policières, ont empêché de réaliser une véritable démonstration de force cohérente. Cela n’a pas empêché la presse de surmédiatiser les manifestations d’une violence toute relative.

Les anti-mondialisations - comme nous ont appelés les médias - ont effectivement eu un écho ; la Charte européenne des droits fondamentaux a été signée... mais n’a pas été intégrée au traité.

Prochain rendez-vous à Göteborg (Suède) en juin 2001 !