Non aux tests d’âge osseux

jeudi 19 mars 2015

Les tests d’âge osseux, sans validité scientifique, sont instrumentalisés pour priver de leurs droits les jeunes mineur-es étranger-es isolé-es. Signons et faisons signer massivement la pétition nationale (http://resf.info/P2852) afin que ces pratiques barbares soient enfin interdites :
« Depuis 2012, huit jeunes étrangers au moins, de ceux que l’on appelle Mineurs Isolés Étrangers (MIE), ont été traduits devant les tribunaux lyonnais, le Conseil général du Rhône qui les avait pris en charge se portant partie civile. Tous ont été condamnés en première instance à des peines de plusieurs mois de prison, assorties ou pas du sursis, à des années d’interdiction du territoire ainsi qu’à de lourdes sanctions financières (jusqu’à 260 000 €). Accusés d’usurpation d’identité, de faux et d’usage de faux dès l’instant où un test d’âge osseux les décrète majeurs, et, selon la presse locale, « d’avoir vécu aux crochets du contribuable ».
Soumis aux mêmes tests qui les décrètent majeurs, d’autres jeunes, plusieurs centaines vraisemblablement, sont exclus de l’Aide sociale à l’Enfance (ASE) et se retrouvent à la rue.
Pris en charge par l’ASE à leur arrivée en tant que mineurs au vu des documents qu’ils ont produits, ils sont accusés d’avoir menti sur leur âge, souvent à quelques mois de leur majorité. Ils sont alors soumis à des examens physiologiques et à des tests d’âge osseux dégradants pour ces jeunes filles et garçons, tests dont les instances médicales et éthiques récusent quasi unanimement la validité et condamnent l’utilisation à d’autres fins que médicale. »
Relayons la campagne de RESF avec les visuels et affiches « Stop aux tests osseux ». Dans nos établissements et nos quartiers, diffusons l’appel "Mineurs isolés étrangers : proscrire les tests d’âge osseux", paru dans Le Monde.fr du 17/01/15.