Nous ne pouvons accepter… Nous ne pouvons pas laisser faire

Sud éducation Hauts-de-Seine
jeudi 9 janvier 2014

Que le ministre de l’intérieur de « gauche », Manuel Valls, développe au nom du gouvernement une idéologie raciste contre les Roms, et que la stigmatisation raciale et culturelle, la xénophobie, deviennent la politique officielle de notre pays.

Que Christiane Taubira, parce qu’elle a la peau « pas comme il faut », subisse des insultes racistes ; que pendant longtemps, dans un silence quasi général, politiques, gouvernement, élu-es demeurent sans réaction face aux agressions qu’elle a subies.

Que ces discours sinistres se matérialisent sous la « gauche », dans la continuité de ce que l’on avait connu sous Sarkozy, en une action gouvernementale d’attaques policières et judiciaires contre les sans-papiers, notamment nos élèves ; contre les Roms bulgares et roumain-es ; contre les squats, contre les non-blancs, contre l’armée de chômeurs et chômeuses jetée tous les jours dans la rue.

Que le gouvernement reste passif face au racisme, quand il n’est pas lui-même l’instigateur d’un tournant ouvertement raciste, faisant ainsi le lit d’une extrême droite populiste.
Nous ne pouvons pas laisser faire, nous ne pouvons accepter que la « gauche » au pouvoir fasse passer des réformes antisociales pour servir le capitalisme.

Par conséquent, il y a une ardente nécessité de s’opposer par les idées et dans la rue, au racisme et à la xénophobie visant les Roms, les pas-blancs, de lutter contre les expulsions, pour la régularisation de tous les sans-papiers...
Notre travail ne consiste pas à mentir à nos élèves en leur racontant que notre société repose sur les principes de « liberté, égalité, fraternité », alors que manifestement il n’en est rien !

Nous sommes dans notre rôle de syndicat de transformation sociale quand nous appelons pour la construction, dans la plus large unité, d’un front de lutte (syndicale, associative, des collectifs…), indépendant des partis politiques et de leur appendices, ayant pour but de contrer et de démasquer toute politique raciste, xénophobe et d’unifier tout-es les exploité-es français-es, immigré-es, avec ou sans emploi, pour défendre les droits acquis et reprendre la voie des conquêtes sociales.
Nous sommes dans notre rôle de syndicat de lutte quand nous créons au quotidien les solidarités nécessaires entre les travailleurs et travailleuses pour gagner de meilleures conditions de travail et de vie. Nous combattons les réflexes populistes et nationalistes et nous nous revendiquons du mouvement ouvrier au sens large et de son internationalisme, seule voie pour un changement qui soit favorable aux salarié-es.

C’est en agissant ainsi, en défendant ces idéaux démocratiques et en nous mobilisant pour faire converger les intérêts des classes populaires, que nous, travailleurs et travailleuses de l’Éducation, pouvons prétendre participer à une transformation de l’école et de la société, avec des objectifs d’égalité et d’émancipation.