Nous ne regretterons ni Peillon, ni Hamon. Et la nomination, comme Ministre de l’Éducation nationale, de celle qui a stoppé les ABCD de l’égalité n’est pas un bon signe

jeudi 4 septembre 2014

Le changement de gouvernement ne changera rien car la condition pour faire partie du nouveau gouvernement c’est d’être totalement en phase avec la ligne libérale du duo Valls/Hollande et de plaire au MEDEF.
Les effets du « pacte de responsabilité » se sont manifestés cet été ! On ne peut même pas dire que cette politique d’austérité ne « marche pas ». Au contraire, elle a bien l’effet recherché, avec moins 50 milliards de dépenses publiques (services publics, collectivités, sécurité sociale) et un cadeau supplémentaire de 30 milliards au patronat, c’est « Toujours plus de richesses pour les plus riches ! »
En juillet, la publication par Médiapart, du dossier de la DEGESCO (direction générale des affaires scolaires) pour Hamon, a confirmé notre critique syndicale. La programmation de + 60000 postes, prévue par la loi de « refondation » ne sera pas réalisée. Les créations ne permettent pas de faire face à la croissance démographique ni à la restauration d’une année de formation professionnelle. En 2014, dans le secondaire, l’équivalent de 1000 emplois en heures supplémentaires est prévu et le recours aux contrats précaires ne suffira même pas à colmater les manques. Pour répondre à l’accroissement du nombre d’élèves, rien n’est pensé, en termes de postes de surveillant-es, CPE, infirmier-es, etc. Au primaire, la baisse continue des crédits de fonctionnement se poursuit, avec en première ligne les frais de déplacements et il manquera 3200 postes de professeur-es des écoles. Dans un tel contexte, entrera en vigueur la réforme inique des rythmes scolaires dont on connaît déjà les résultats néfastes.
La priorité de cette rentrée est donc de construire la mobilisation contre les politiques d’austérité, pour un autre budget (pour l’école publique et pour toute la société), pour un autre usage des richesses qui sont produites par les salarié-es.