Palestine : colonisation, apartheid, résistance

samedi 21 janvier 2012

Une loi israélienne permet de confisquer une terre inexploitée. Ce sont les travailleur-se-s palestinien-ne-s qui en sont les victimes car Israël leur interdit de s’occuper de leurs terres. C’est pourquoi, par solidarité, chaque année, des volontaires internationaux s’organisent, pour participer, par exemple, à la cueillette des olives avec les paysans palestiniens, pour être des témoins, pour les aider à garder leur terre.

Cueillir des olives en Cisjordanie

L’arrivée en Israël : Tel Aviv. Aéroport Ben Gourion

Interrogatoires rapides ou plus inquisiteurs. Une fouille de bagages est possible. Israël ne veut pas qu’on puisse aider les Palestiniens. Certain-e-s militant-e-s ont déjà été refoulé-e-s après de longs interrogatoires parfois suivis de courtes détentions.

La cueillette

Entre Bethléem et Hébron, accueil et convivialité garantis. La population palestinienne apprécie les travailleurs internationaux bénévoles. Mais des colons juifs, parfois armés, viennent dans les plantations et exigent le départ des paysans palestiniens et des volontaires. Certains les insultent, les frappent. Il existe d’autres méthodes pour empêcher la cueillette. Les colons juifs mettent le feu aux arbres ou les coupent. Ils ont tous les droits et l’armée israélienne est là pour les protéger. Il arrive qu’un portail soit placé en travers d’une route qui mène à des plantations palestiniennes, le passage est alors impossible. Autre moyen d’empêcher le travail des paysans palestiniens : installer un poste militaire. Par mesure de sécurité, toute activité est alors interdite aux alentours. Ainsi, Israël confisque les plantations palestiniennes. Tout est fait pour forcer les travailleurs à quitter la terre de leurs ancêtres. Notre solidarité est nécessaire.

Les transports

Pour les Palestiniens, trajets compliqués : contourner de nombreux murs qui coupent les routes, les champs, les rues, les quartiers, très hauts, avec des miradors, de nombreuses caméras, des soldats en armes, sans oublier tous les postes de contrôle sur les routes. Il leur faut respecter des itinéraires imposés par les Israéliens. Pourquoi ne pas emprunter de belles routes rectilignes  ? Elles sont réservées aux colons juifs et à l’armée israélienne qui les protège.

Qui profite de ces terres confisquées ?

Elles sont occupées par des colons juifs. Ils viennent des États-Unis, de Russie, de France ou d’ailleurs. D’abord des mobil-homes, puis des maisons, des écoles, des bâtiments pour d’autres services, et surtout un MUR de séparation avec forte présence militaire et, enfin, des routes pour colons et soldats. Depuis les accords d’Oslo, en 1993, plusieurs centaines de milliers de colons sont venus occuper des terres palestiniennes en Cisjordanie.

Colonisation !

Les villes

Jérusalem, Hébron, Bethléem… Les Palestiniens doivent supporter des soldats partout, même sur les toits des maisons habitées, des habitations détruites, parfois des rues avec blocs de béton pour séparer les Juifs des Palestiniens, des magasins aux portes soudées, des check-points avec de longues attentes humiliantes, même pour mener un enfant à l’hôpital, des miradors, des caméras…

Et, toujours, le MUR israélien pour séparer Juifs et Palestiniens. Même à Ramallah, ville de l’Autorité palestinienne. Malgré tous les obstacles, les travailleur-se-s palestinien-ne-s continuent à travailler sur leurs terres, résistent.

Séparation, apartheid

Quelle solidarité ?

- Aider les travailleur-se-s palestinien-ne-s, par exemple en participant à la cueillette des olives ou en aidant des coopératives agricoles, comme à Halhul.

- Participer à la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions, à laquelle l’Union syndicale Solidaires est partie prenante.

- Pour cela, boycottons les produits israéliens agricoles ou manufacturés. Par exemple de marques Jaffa, Carmel, Jordan River ou Ahava (cosmétiques, pharmacie) qui utilisent l’eau de la Mer Morte colonisée. Sans oublier, le gazéificateur d’eau de la marque SODASTREAM. Des produits des colonies israéliennes juives installées sur des terres palestiniennes occupées sont estampillés « made in Israël ». C’est illégal. Certaines de ces pratiques commerciales ont déjà été condamnées.

- Militons aussi pour imposer le désinvestissement des entreprises qui sont complices de l’État d’Israël. Par exemple, Véolia et Alstom ont construit le tramway de Jérusalem qui relie la partie Ouest de la ville aux colonies implantées à l’Est et entérine ainsi la colonisation, l’annexion de la partie Est de Jérusalem pourtant territoire palestinien, selon l’ONU.

- Aider Gaza, autre territoire palestinien, zone martyre, à sortir du blocus imposé par Israël. L’Union Syndicale Solidaires et la Fédération Sud éducation se sont impliquées dans la deuxième flottille internationale pour la levée du Blocus (juin-juillet 2011).

Colonisation, apartheid, non-respect du droit international.

L’État d’Israël doit être sanctionné !

Solidarité avec la résistance des travailleur-se-s palestinien-nes.

Sud éducation Morbihan

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